Analytique N°12 : La Nintendo Switch a t-elle sa place dans votre salon ?

Bonjour à tous et bienvenue dans cette Analytique qui aura mis son temps à pointer le bout de son titre. Comme ce que j’ai annoncé sur Twitter à plusieurs reprises, cet article est écrit en collaboration avec deux camarades, Izuku et Guyoon. Izuku possède son site, qui est d’une excellente qualité, que vous pouvez retrouver en cliquant ici et Guyoon est testeur chez Nintendo Master, site où je travaille également, trouvable en cliquant ici. Sur ce, c’est parti pour cette Analytique très, très longue.


La Nintendo Switch a-t-elle sa place dans votre salon ?

Console portable ou console de salon, la Nintendo Switch a su envahir les foyers. Êtes-vous le suivant ?

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La Switch spéciale Animal Crossing


La Nintendo Switch est indubitablement la console du moment. Sortie le 3 mars 2017, elle comptabilise désormais plus de 52 millions d’unités vendues. C’est exceptionnel. Pourtant loin des caractéristiques techniques que proposent les concurrents, la Switch est avant tout un concept original. Et ça plait ! Nous vous proposons donc de parler de la Switch à travers des débats où nous exposerons nos points de vue.



Une console hybride pour le plaisir de tous

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Ce concept, c’est une console hybride. Une console portable qui peut se jouer dans le salon. Car, ce n’est pas l’inverse, la Nintendo Switch est avant tout une console portable. La preuve en est, le constructeur a sorti la Nintendo Switch Lite en septembre 2019, un dérivé de la console qui ne peut se jouer qu’en mode portable. Et dans ce cas, la Nintendo Switch est particulièrement incroyable. Jamais une console portable n’avait vu naître de si beaux jeux. Nous avions pourtant bon espoir il y a presque 10 ans, avec la sortie de la PS Vita. Mais son échec cuisant n’a fait que décourager les constructeurs. Jusqu’à maintenant ! Car Nintendo semble avoir trouvé la formule magique que Sony n’a jamais réussi à concocter.
La raison de ce succès pourrait pourtant vous paraître évidente aujourd’hui. L’immédiateté du changement entre le mode portable et salon est assurément l’un des facteurs du succès de la Nintendo Switch par rapport à la PlayStation 4 et sa PS Vita.

Savant mélange entre la Wii U et la 3DS, la Switch propose ainsi une console unique pour les joueurs voulant profiter d’une même expérience à la maison ou à l’extérieur.

Premièrement, nous avons la console elle-même. La Nintendo Switch possède un écran tactile LCD de 6,2 pouces, d’une définition de 1280×720 pixels. Ce qui représente une résolution de 237 PPP. En langage « normal », ça signifie que l’écran est parfait pour jouer dans de bonnes conditions en mode portable. Mais une fois dans son dock connecté au téléviseur, la Nintendo Switch permet une expérience de jeu encore meilleure, presque identique aux autres consoles de salon. Le jeu est directement projeté sur votre écran, et la partie peut continuer. Cela permettra également d’obtenir quelques améliorations graphique ou de framerate (grossièrement, de fluidité) dans votre jeu, pour plus de confort. Pour plus de praticité, il est possible de jouer la Switch Pro Controller, une manette équivalente à celle de la Xbox (vendue séparément).

Vous l’aurez compris, les fonctions hybrides de la Nintendo Switch font de la console un appareil unique en son genre, qui ne peut pas être confondu avec ce que propose la concurrence. Console portable et de salon à la fois, la Nintendo Switch permet de passer d’un mode à l’autre en un éclair, tout en continuant sa partie. Mais finalement, est-ce que la console plaît vraiment aux fans ? Les fonctions hybride de la Nintendo Switch sont-elles vraiment un avantage ? La Nintendo Switch a t-elle vraiment sa place dans votre salon ? La réponse dans un débat de folie !

Débat 1 : Que penses-tu de la fonction hybride de la Nintendo Switch ? Tu es plutôt le mode portable, console ou les deux ? Pourquoi ?

L’avis d’Izuku :


La Nintendo Switch est une console atypique, et c’est tant mieux. Les PS4 et Xbox One font déjà parfaitement le travail, inutile d’avoir une autre console avec les mêmes fonctionnalités et les mêmes jeux. Son côté hybride lui apporte une certaine originalité, et surtout un confort d’utilisation inégalé. Aucune autre console ne propose de continuer sa partie sur un petit écran, qui permet de jouer n’importe où. Cependant, la puissance de la console n’est pas suffisante pour avoir des jeux aux graphismes très élevés, il est donc parfois mieux de se contenter du petit écran.

Même si le mode « docké » permet une certaine amélioration des jeux, notamment au niveau de la définition, l’affichage sur grand écran peut faire apparaître de nombreux défauts qui ne sont pas visibles sur le petit écran de la Switch. Mais, il faut avouer que jouer à un Zelda : Breath of the Wild sur grand écran, affalé dans le canapé, est aussi une expérience à vivre. Ainsi, pour moi, la console a bien entendu sa place dans votre salon, mais pas que. Elle a sa place partout, dans n’importe quelle pièce de la maison. Mais aussi à l’extérieur grâce à son bel écran lumineux. Dans tous les cas, chacun y trouvera son compte, c’est surtout ça la magie de la Nintendo Switch.

L’avis d’Amano :


Pour ma part, j’utilise majoritairement le mode portable de la console. Pour une raison toute simple : je préfère faire des sessions courtes et avancer à mon rythme, plutôt que de faire de grosses sessions. Toutefois, il m’arrive de faire de grosses sessions en mode portable de temps en temps. La Nintendo Switch réussit son pari de console hybride à la perfection en permettant de changer de mode de jeu en quelques secondes. Et c’est juste incroyable ! En résumé j’utilise la Switch majoritairement en portable, et dès que quelqu’un veut jouer avec moi, que ce soit un pote ou un membre de ma famille, on bascule en docké, et ça marche à la perfection !

L’avis de Guyoon :


Je pense être le cœur de cible de la Switch. Papa trentenaire avec un enfant de 8 ans. Ainsi, le côté hybride de la Switch est pour moi le point le plus important pour le choix d’une console. J’ai même revendu ma PlayStation 4 par manque de temps de jeu. Nous jouons en famille aux jeux Nintendo sur la TV. Mon fils joue à des jeux plus enfantins comme Kirby en nomade (en vrai il adore aussi Super Mario Maker 2). Pour ma part, je joue en mode portable quand madame regarde la TV et quand elle va se coucher, je bascule en docké. J’apprécie aussi de pouvoir emporter ma console quand je voyage. Jouer à la Switch dans l’avion, quel kiffe !

Débat 2 : Que penses-tu des caractéristiques techniques de la Nintendo Switch en général ?

L’avis d’Izuku :


Il faut tout d’abord prendre en compte que la Nintendo Switch est avant tout une console portable, que l’on peut brancher sur le téléviseur. Ce qui signifie que tous les composants de la console sont dans un petit appareil que l’on tient dans nos mains. Cela ne laisse donc pas la possibilité de mettre des composants puissants susceptibles de trop chauffer ou de drainer trop rapidement la batterie. Dans ces conditions, les caractéristiques techniques de Nintendo Switch sont plutôt honorables. L’écran de 6,2 pouces possède une définition de 1280×720 pixels, ce qui est très largement suffisant pour cette taille.

L’écran est lumineux et permet de jouer agréablement à l’extérieur. On remarquera avec amusement que la taille de l’écran de la Switch correspond parfaitement à celle du GamePad, la manette de la Wii U. Malheureusement, de l’autre côté, la puce Tegra X1 qui équipe la console ne permet pas des miracles. Cependant, difficile de faire mieux dans ce gabarit sans provoquer une chauffe excessive.

La balle est désormais dans le camp des fabricants de processeurs, notamment Nvidia, qui doivent proposer des composants « mobile » plus performants pour une prochaine itinérance. Le regret sera surtout du côté des joueurs préférant jouer sur le téléviseur. Puisque sur grand écran, les performances sont loin d’être suffisante. Le dock ne permet pas une réelle amélioration des jeux. J’aurais aimé une puce graphique pour améliorer le confort, mais cela aurait comme répercussion d’augmenter considérablement le prix.

L’avis d’Amano :


Il est clair que depuis les semi-échecs de la Nintendo 64 et de la GameCube, Nintendo a changé de cap en abandonnant la course à la puissance. Ce que l’on peut voir avec la Wii qui n’était finalement qu’une GameCube avec le motion gaming en plus. Et la Switch poursuit ce même chemin. On peut être déçu du fait que Nintendo sorte une console moins puissante qu’une PS4 classique en 2017.

Mais la Switch n’a pas besoin d’une grosse puissance graphique, étant donné qu’elle est une console hybride, et qu’elle doit donc pouvoir être jouée en mode portable ou en mode salon. Vu que l’intégralité des composants est dans la console portable (en soi, le dock n’est qu’un bout de plastique), elle ne devait pas être trop lourde. Après, l’argument du prix rentre en compte. Proposer une console plus puissante aurait fatalement fait augmenter le prix, et Nintendo tient à proposer ses consoles à des prix pas trop élevés au début.

Par exemple, la Nintendo Switch est sortie à 300€. Pour moi, la console n’a pas besoin d’avoir une puissance phénoménale. Et elle s’en sort très bien, en étant une console hybride à la puissance plus qu’honorable.

L’avis de Guyoon :


Afin de ne pas répéter ce qui a été dit, je vais seulement mentionner que le compromis puissance / autonomie / dimension semble assez correct. Je trouve par contre dommage que la Nintendo Switch incorpore des fonctionnalités qui gonflent le prix conseillé alors que les développeurs s’en servent très peu. La caméra infrarouge et la compatibilité NFC sont assez inutiles. Les vibrations HD peuvent vraiment apporter quelque chose à l’expérience de jeu, mais peu de studios s’en servent de façon vraiment convaincante.

Un catalogue de jeux impressionnant

Les jeux indépendants et une partie des éditeurs tiers soutiennent la Switch. Mais Nintendo enrichit également énormément le catalogue de sa machine, avec plusieurs grosses exclusivités par an, qui sortent généralement en fin d’année, comme Super Smash Bros. Ultimate, Pokémon Épée et Bouclier ou encore Super Mario Odyssey. La console possède également un énorme catalogue de jeux indépendants, comme Hollow Knight

La Switch profite d’un gros catalogue de jeux. La plupart des grosses licences sont disponibles. Mario, Pokémon, Zelda, Donkey Kong, etc… et les éditeurs tiers soutiennent également la console. Fin 2019, nous avons vu l’arrivé de The Witcher 3 sur la Nintendo Switch, un portage qui prouvait bien que la console en a dans le ventre.

La console voit également débarquer beaucoup de jeux indépendants, ce qui peut plaire aux joueurs.
Les indépendants ont le vent en poupe sur Switch grâce à son aspect nomade parfaite pour ces jeux. En effet, les plus gros succès de ces jeux dématérialisés sont souvent des jeux en 2D où on ne gère pas la caméra et n’utilise pas le stick droit de la console. La prise en main en devient agréable en nomade parcequ’on connait tous les soucis de prise en main pour accéder au stick droit avec son pouce.

Débat 3 : Que penses-tu du catalogue de jeux de la Nintendo Switch ? Quels sont les jeux que tu préfères ?

L’avis d’Izuku :


Le catalogue de jeux est l’élément le plus important pour une console. Et Nintendo est plutôt connu pour avoir des licences très populaires. Même si on n’est pas joueur, on connaît forcément Mario, Zelda ou Pokémon. Le catalogue est donc composé de jeux Nintendo, mais aussi des autres éditeurs. On y retrouve des noms intéressants, comme The Witcher, Assassin’s Creed ou Final Fantasy. Malheureusement, la puissance de la Nintendo Switch ne permet pas d’avoir des jeux très récents.

Elle se contente essentiellement de portage de vieux jeux, qui ont pour beaucoup déjà été faits sur d’autres supports. On y trouve également une grande quantité de jeux indépendants, qui profitent probablement du petit écran de la console, puisque ce type de jeu s’y prête bien. Alors que penser du catalogue de la Nintendo Switch ? Difficile d’y répondre puisque d’un côté nous avons Nintendo qui fait des efforts, comme avec le magnifique Zelda : Breath of the Wild.

Et de l’autre, on a la déception d’acheter une console pour des jeux qui datent de plusieurs années ou des petits jeux indépendants. On voit bien que les éditeurs se concentrent sur les jeux des consoles concurrentes et que, pour eux, la Switch n’est que secondaire. Au final, la Nintendo Switch est une console parfaite pour l’utiliser occasionnellement. Mais si on est un gros joueur, on préférera certainement s’équiper d’une PS4 ou Xbox One pour jouer à des jeux plus récents. Cependant, si vous êtes un amoureux des licences Nintendo, la Switch sera votre paradis !

La réponse de Guyoon :


Je ne suis pas d’accord. D’accord, les éditeurs tiers portent beaucoup d’anciens jeux, mais tout le monde n’a pas joué à tout. Personnellement, j’avais déjà fait les Darksiders, mais j’ai pu m’essayer à la licence Saints Row. Il est à noter aussi que ces portages sont le plus souvent complets avec tous les DLC. Je suis sur que même toi il y a des jeux que tu n’as pas pu faire à l’époque, comme Skyrim par exemple.

L’avis d’Amano :


Forcément, une console ne s’achète pas uniquement pour son concept, mais surtout pour son catalogue. Et si on pouvait avoir peur au vu des jeux présents lors du lancement de la machine, il faut dire qu’on a été très vite rassuré. La Switch est la seule console Nintendo à avoir dans son catalogue les licences The Elder Scrolls et The Witcher, soit deux jeux de rôle qui ont marqué la dernière décennie, ce qui montre que les éditeurs tiers sont de moins en moins frileux à porter leurs titres sur la machine. Personnellement, je trouve qu’en ce qui concerne les jeux, la Switch s’en sort très très bien.

Certes, certaines pratiques peuvent paraître assez douteuses, comme le « recyclage » du catalogue Wii U, mais la Switch a su s’entourer d’un catalogue de jeu solide en seulement trois ans. Que ce soit The Legend of Zelda : Breath of the Wild, qui est entré dans l’histoire. Super Mario Odyssey, qui retourne à l’ancienne formule des Marios 3D. Ou Fire Emblem : Three Houses, qui marque le retour de la licence sur console de salon, la console a vraiment des jeux qui sont pour beaucoup les meilleurs de leurs licences respectives. Mais la Switch a également vu naître quelques nouvelles licences, politique que Nintendo a adoptée suite au succès de Splatoon.

Ainsi, en trois ans, c’est pas moins de 4 nouvelles licences qui ont vu le jour. ARMS, jeu de combat très sympathique. DaemonXMachina, jeu de mécha que je n’ai pas du tout aimé. Nintendo Labo, ou comment allier cartons Amazons et attractions de la Cité des Sciences. Et surtout Astral Chain, jeu d’action très accrocheur et excellent que je vous conseille ! Mais la Nintendo Switch a également un statut de nouvel Eldorado des jeux indés.

De nombreux jeux indépendants ont fait le voyage jusqu’à l’hybride, avec généralement un succès à la clé, et c’est une excellente chose ! Sinon concernant mes jeux favoris sur la machine, j’en citerai quatre : Super Smash Bros Ultimate, aboutissement de la série de jeux de combats. Fire Emblem : Three Houses, qui m’a réconcilié avec la série. Breath of the Wild, véritable révolution de la série des Zelda. Et Hollow Knight, le meilleur metroidvania et jeu indépendant auquel j’ai joué ces dernières années. Chapeau Nintendo !


L’avis de Guyoon :

De nouvelles licences, des jeux Nintendo performant, mais aussi beaucoup de remake composent la ludothèque de la Switch. Les éditeurs tiers sont présents, mais la plupart portent des jeux de l’ère PS3/Xbox360 vieux d’une dizaine d’années. Capcom est le plus performant dans ce domaine avec la réédition de la trilogie Phoenix Wright, Okami, Dragon Dogma, les six premiers Resident Evil et les trois Devil May Cry. Bref, que des vieilleries alors que la Switch peut faire tourner des jeux bien plus ambitieux et actuels !

Un Street Fighter 4 ou 5 et un Resident Evil 2 Remake seraient des options viables sur la console de Nintendo. Square Enix est un peu plus tempéré. Même s’il a porté un bon nombre de jeux estampillé Final Fantasy, il a tout de même apporté un jeu qui a fait son petit effet : Octopath Traveler. Je ne comprends pas ce qu’attend Square Enix pour porter les deux premiers Tomb Raider « reboot » sur la Nintendo Switch. Commercialement parlant, faire rimer Tomb Raider et nomade devrait être un argument de poids.

C’est d’ailleurs l’argument principal qui, à chaque portage, peut faire pencher la balance vers la Switch. Parmi les éditeurs tiers, seul Bethesda semble réellement jouer le jeu avec la console de Nintendo. Avec l’aide de Panic Button et Virtuos, deux sociétés désormais spécialisées dans les éditions Switch, Bethesda a porté Doom, Wolfenstein 2 et Youngblood, Skyrim, Warframe et bientôt Doom Eternal. Ces jeux sont de gros AAA et certains d’entre eux sont des performances d’optimisations sur une console à peine plus puissante d’une PS3 et qui tient dans une tablette !

Débat 4 : Selon toi, que manque t-il comme jeux à la Switch pour devenir vraiment incontournable ?


L’avis d’Izuku :


Pour moi, il manque surtout une prise de risque. Les jeux Nintendo sont exactement ce qu’on attend d’eux. Certes, ils ne déçoivent pas. Mais il serait tout aussi intéressant d’arrêter de suivre toujours le même schéma et de nous offrir des expériences inédites.

Il serait également bien que les éditeurs tiers commencent à voir la Switch comme une console à part, et pas comme un nouveau moyen de monétiser des jeux vieux d’une décennie. Malheureusement, la console a eu un succès phénoménal, ce qui pourrait encourager Nintendo et les autres éditeurs à continuer sur cette lancée. La Nintendo Switch a déjà tout ce qu’il faut pour être incontournable, il ne lui manque qu’à allumer la mèche pour faire tout péter ! J’attends tout de même des nouvelles d’un prochain Zelda : Breath of the Wild, d’un Metroid Prime et pourquoi pas, enfin, d’un vrai MMORPG Pokémon. Nintendo, fait nous rêver !

La réponse de Guyoon :


Je suis assez d’accord avec ce que dit Izuku. Sur la Nintendo 64, Nintendo avait sorti Goldeneye 64. Sur la Gamecube, ce fut Eternal Darkness qui créa la surprise. Sur la Wii, Disaster Day of Crisis dénotait dans le catalogue Nintendo. Aujourd’hui avec la Nintendo Switch, hormis avec Platinum Games, Nintendo ne s’est pas tenté à créer ou éditer un jeu plus adulte. J’aimerai tant que Nintendo mette son savoir-faire dans ce genre de titre pour diversifier son propre catalogue. Une suite à Disaster Day of Crisis où on survivrait à d’incroyables catastrophes tout en sauvant des gens irait dans le côté non-violent de Nintendo tout en garantissant un univers plus adulte. Seule la licence Zelda apporte ça, il serait temps que Nintendo change.


L’avis d’Amano :


C’est difficile à dire. Pour ma part, je considère que la Switch est déjà une console incontournable, rien qu’au niveau de ses nombreux jeux excellents. Elle aura marqué l’histoire avec le grand retour de Nintendo dans les consoles de salon, après une Wii U catastrophique. La Nintendo Switch possède tout type de jeux, mais vraiment de tout.

Elle a des FPS et des TPS avec, par exemple, le reboot de Doom et Fortnite. C’est dire ! Sans compter que de plus en plus de jeux tiers sautent le pas et atterrissent dans le Nintendo eShop. Certaines rumeurs parlent de XCOM 2 par exemple. En soit, je pense que mes attentes se situent surtout au niveau des jeux annoncés il y a déjà quelques années, comme Metroid Prime 4 et Bayonetta 3. Annoncés en 2017, ils n’ont plus donnés de nouvelles depuis…

Ensuite, il y a les licences qui ont bercées mon enfance et dont j’espère le retour sur Switch, comme la série de spins-offs RPG Mario & Luigi et le jeu Okami, dont une suite serait en développement selon des bruits de couloir. Cependant, j’aimerais, comme Guyoon et Izuku, que les licences Nintendo sortent de leur zone de confort, après tout, ça a propulsé Zelda, alors pourquoi pas essayer avec d’autres ? En près de 30 ans d’existence, il n’y a eu aucun gros jeu Kirby en 3D, alors pourquoi pas ? Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres….

La Switch est une excellente console oui, mais elle n’a pas encore cette étincelle de génie que je retrouvai sur Wii avec Super Mario Galaxy ou sur GameCube avec Metroid Prime et Zelda : Wind Waker. C’est ça qui manque à la Switch pour moi, des exclues qui révolutionnent leurs styles de jeu, ce qui est un grand classique chez Nintendo, en tout cas, ça l’était chez le Nintendo d’Iwata… En bilan, la Switch deviendra incontournable, rien que pour l’incroyable diversité de genre de jeux qu’il y a dans son catalogue.

Mais, pour moi, il lui manque encore quelque chose, une étincelle de génie made in Nintendo qui était présente chez ses prédécesseurs, un jeu qui va à l’encontre du reste, comme Goldeneye 64, Conker’s Bad Fur Day ou Eternal Darkness. Peut-être que le temps change, qu’en voulant se lisser, Nintendo a perdu ses jeux un peu plus adultes et que il faut tourner la page, mais c’est très compliqué….

La Nintendo Switch Lite à la rescousse

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Cette itération est venue prendre le marché de la Nintendo 3DS. En théorie oui, en pratique, pas sûr. Les enfants jouent aussi à la version de base parce que les parents aiment le fait d’avoir 2 consoles en 1, salon et portable. À mon avis, la Switch Lite a été achetée par des parents qui avaient un budget serré pour Noël ou par de jeunes adultes qui désiraient découvrir les jeux de la machine en portable en gardant chaudement leur PlayStation 4 ou Xbox One sous la télévision. Il est surtout impossible de nier le fait que Nintendo a très habilement joué sur ce coup-là.

Depuis la sortie du Game Boy, Nintendo domine de très loin le marché des consoles portables, avec des consoles qui se sont toutes vendues à plus de 70 millions. Cependant, avec l’apparition des smartphones qui remplacent peu à peu dans le cœur du grand public les consoles portables, et avec l’échec monumental de la Wii U, il était logique de penser que Nintendo unirait ses deux produits habituels sous une seule et même bannière.

Et si la Switch avait commencé (et bien entamée) ce changement, la Switch Lite vient enfoncer le clou. Un produit moins cher (195 euros sur Amazon là où la classique est à 292,90) et bien plus facile à transporter (la Lite fait globalement la taille de l’écran de la classique sans Joy-Con). La Lite apparaît donc comme une entrée de gamme, mais qui propose les mêmes capacités que son aînée : même catalogue de jeu, et même puissance. En soi, la Nintendo Switch Lite est un peu comparable à la Nintendo 2DS, qui abandonne plusieurs des capacités de sa grande sœur pour se vendre moins cher.

Et ça a marché. Les derniers chiffres de Nintendo annoncent que 5,19 de Nintendo Switch Lite avaient été vendues dans le monde, soit près de 10% des ventes totales de la Nintendo Switch, en à peine plus d’un trimestre (après, un certain Pokémon y est aussi pour quelque chose…).

Débat 5 : Que penses-tu de la Nintendo Switch Lite ? Est-elle intéressante par rapport à la Switch classique ?


L’avis d’Izuku :


La Nintendo Switch Lite est sortie fin 2019 afin de relancer les ventes de la Nintendo Switch grâce à un tarif attractif. Disponible 100€ moins cher, la Switch Lite offre la possibilité de jouer à l’intégralité du catalogue de jeux en mode portable uniquement. Celle-ci n’est effectivement pas compatible avec le dock qui permet de projeter les jeux sur le téléviseur.

Dédiée aux nomades, la console est donc plus petite, plus légère, mais possède une autonomie plus performante pour compenser. Il s’agit donc d’un point d’entrée intéressant pour ceux qui veulent une console portable à bon prix, avec des jeux « nouvelle génération ». Au final, on la choisira selon notre façon de consommer les jeux.

Et cela offre également une bonne occasion aux joueurs de la 3DS, qui est abandonnée par Nintendo, de se procurer une nouvelle console de leur constructeur favori pour pas cher.


L’avis d’Amano :

On va être clair : la Switch Lite est un modèle d’entrée de gamme, avec un prix réduit. Elle est surtout là afin de permettre aux bourses plus réduites de se procurer une Nintendo Switch. En soi, à part son prix, la Switch Lite ne propose rien de réellement innovant et intéressant par rapport à sa grande sœur, si ce n’est sa taille réduite. Malgré tout, elle possède les mêmes jeux que la Nintendo Switch, avec un prix réduit. Chapeau Nintendo !

La réponse de Guyoon :

Pas chapeau, casquette ! Le genre de visière qu’il faut pour jouer à la Switch en plein soleil. Blague à part, je trouve que le seul avantage de la Switch Lite est son prix. Et son plus gros inconvénient, son absence de dock qui la rend impossible à « switcher » sur la TV. C’est clairement un frein à l’achat et je ne comprends pas ce manque.

La Switch Lite avec son look et ses Joy-Con soudés était déjà facilement identifiable, il ne fallait pas enlever cette fonction qui enlève l’essence même de la Switch, et l’une des causes de son succès, la liberté de l’hybride.

La réponse d’Amano :

Il est clair que cette incapacité de docker la console peut être un frein à l’achat. On peut comprendre que Nintendo ait cherché à diminuer le plus possible le prix de cette entrée de gamme, mais il semblait logique d’au moins proposer des docks spéciaux Switch Lite à part pour les intéressés.

Quoique, ce n’est pas vraiment ça qui a dû augmenter le prix de la console, un câble HDMI et un bout de plastique ne doivent pas être si chers…

On sent que Nintendo a cherché à reproduire ce qui a été fait avec la 2DS, qui n’avait pas d’option d’affichage en 3D et qui ne possédait pas de clapet. Ici, la Switch Lite ne possède pas de Joys-Cons détachable et n’est pas dockable. Et c’est dommage, car la console porte trop bien son nom : c’est une Switch moins chère, avec des tas d’options en moins, mais les mêmes jeux.

Débat 6 : Penses-tu que Nintendo devrait sortir une Switch “Pro” plus puissante ? Est-ce que cela apporterait un vrai plus ?

L’avis d’Izuku :

Dans les faits, on voudra toujours une console plus puissante. Cela permet d’avoir des jeux toujours plus complet et bien réalisé. Mais la course à la puissance n’a jamais fait parti de l’ADN de Nintendo, qui mise essentiellement sur des jeux simple et coloré. La preuve, la Nintendo Switch n’est pas beaucoup plus puissante que la Wii U sortie en 2012.

L’avis d’Amano :


On pourrait penser que les rumeurs de Nintendo Switch Pro datent de la révélation de la Nintendo Switch Lite l’année dernière. Mais en réalité, elles sont bien plus vieilles. Elles circulaient déjà lors de la sortie de la console classique, lorsque Microsoft et Sony venaient de sortir des versions améliorées de la Xbox One et de la PlayStation 4. Alors Nintendo suivra-t-il ce chemin ? Difficile à dire. Il pourrait être logique de penser que oui, une Switch Pro ou un équivalent va exister, vu que c’était le cas pour la Nintendo DS et la Nintendo 3DS. Mais il faut aussi se demander si la Switch Pro se concentrera uniquement sur le jeu en mode docké ou si ce sera vraiment une Switch plus massive et plus puissante. Finalement, est-ce qu’une Switch entièrement dockée serait vraiment utile, en exceptant son boost graphique ? La Switch Lite est moins chère tout en gardant à peu près la même puissance que sa grande sœur. Est-ce qu’une Switch Pro ajouterait vraiment uniquement un boost graphique ou peut-être une amélioration de la technologie des Joys-Cons. On pourrait les appeler Joys-Cons + par exemple, comme ce fut le cas pour le Wii Motion Plus en son temps. Je trouve que l’idée est intéressante, car cela pourrait justifier un prix plus élevé, mais est-ce que ce serait réellement utile ?

On ne peut pas vraiment répondre à cette question, parce que là où l’idée d’une Switch Lite semblait évidente avec le succès de la 2DS, une Switch Pro soulève plus de questions. Puisque la Lite coûte 100 euros de moins que la Switch à son lancement, la Pro coûtera donc 400€ ? La Pro serait-elle plus puissante qu’une PS4 ? Aurait-elle le même catalogue que la Switch originale ? Serait-elle « soudée » au dock pour empêcher le jeu portable ? Je pense que vous avez compris…

En soi, il est difficile de répondre clairement, car si un modèle Lite semblait évident pour servir d’entrée de gamme, pour une « Pro » ce serait plus compliqué à affirmer. Après, seul le temps nous le dira ! Et pour rappel, au lancement de la Lite, le trailer nous disait que « La famille Nintendo Switch s’agrandit » et non « La Switch Lite fait son apparition »… Mystère. Par contre, si Switch Pro il y a, j’espère du fond du coeur que Nintendo n’en profitera pas pour faire des exclusivités en boudant les acheteurs de Switch classiques et de Lite, ce serait vraiment un sale coup ça….

L’avis de Guyoon :


La question est délicate. Si Switch Pro il y a, je ne pense pas qu’elle aura une puissance phénoménale. Si on prend comme exemple les portables de Nintendo, les nouveaux modèles n’ont jamais passés un cap important niveau puissance. La raison est simple, il faut que les jeux tournent sur l’ensemble des machines. Ainsi, à l’instar de la PS4 Pro, la Switch Pro serait une Nintendo Switch légèrement améliorée, mais pas une grosse évolution.

La Switch face au reste du monde

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La Nintendo Switch se positionne à l’écart des autres consoles. D’abord, il s’agit de la seule console pouvant être jouée en mode portable et en mode salon. Puis par ses caractéristiques techniques qui finalement la rapproche plutôt des consoles portables. On voit que Nintendo continue dans sa lancée initiée par la Wii, après le semi-échec du Gamecube. Le constructeur japonais se détache peu à peu des consoles de salon pour offrir des expériences originales.

Il y a eu la Wii et son motion gaming. La Wii U et son Gamepad. C’est désormais au tour de la Nintendo Switch et son côté hybride et ses Joys-Cons. Cela permet à Nintendo d’avoir des consoles différentes de Microsoft et Sony, qui mise essentiellement sur la puissance pour offrir des jeux toujours plus réaliste.

Là où Nintendo se concentre sur une expérience de jeu. Mais la Switch ne possède donc pas les mêmes jeux que ses concurrentes au niveau des tiers et est même boudés par beaucoup d’entre eux, seuls Betheda, CD Projekt et Ubisoft semblent être les seuls grands éditeurs convaincus par le potentiel de la console

La Switch sert donc bien plus de console complémentaire.

Elle est donc davantage concurrencée par les smartphones. Certains de ces téléphones (parce que rappelons-le, on peut téléphoner avec) sont aussi puissants voir plus que la console de Nintendo. De plus, des accessoiristes, comme Razer, créé des manettes clipsables semblables à la Switch. Mais Nintendo n’a pas peur de ce marché et croque même une part du gâteau avec la sortie de Mario Kart Tour ou Fire Emblem.

Nintendo a arrêté la production de la 3DS et de ses jeux. On peut donc considérer la Nintendo Switch comme la succession de la 3DS et non comme une console nouvelle génération qui prend suite à la Wii U. La sortie de la Switch Lite vient renforcer cette idée.

Débat 7 : Selon toi, quel est le réel concurrent de la Nintendo Switch ? Peut-on vraiment parler de concurrence ?


L’avis d’Izuku :


Si l’on considère la Nintendo Switch comme une console portable, et de part la taille de son écran de 6,2 pouces, j’aurais tendance à la voir comme concurrente des smartphones. De plus, son processeur Tegra X1 est moins puissant qu’un A13, que l’on trouve dans les derniers produits mobiles d’Apple. D’ailleurs, de nombreux jeux se trouvant sur Nintendo Switch sont également disponible sur iOS et Android. Pour les plus connus, citons Fortnite, Inside, Gris, Dead Cells ou encore les jeux Telltale.

Ce sont souvent des jeux indépendants, qui ont une place de choix sur smartphone. Nintendo a bien compris que les smartphones pourraient être un danger. Le constructeur a commencé à envahir les stores avec des versions tronquées de ces propres licences. Sur son mobile, on peut ainsi jouer à Super Mario Run, Mario Kart Tour, Animal Crossing: Pocket Camp ou Fire Emblem Heroes.

Des jeux bas de gamme, blindé d’achat in-app pour vous encourager à acheter une version complète… disponible exclusivement sur la Nintendo Switch. Cependant, d’autres créateurs prennent les smartphones au sérieux, ce qui pourrait évidemment faire concurrence à Nintendo. Je pense notamment à Cornfox qui a réalisé un Oceanhorn 2 d’une qualité très proche d’un Zelda : Breath of the Wild.

Et là ou le danger survient, c’est qu’il est possible de jouer certains jeux iOS sur le téléviseur avec une Apple TV. Il en vient de même pour Android avec les box Android TV. Finalement, on retrouve le fonctionnement d’un Nintendo Switch avec le smartphone en mode portable, et une box TV pour le mode salon.

L’avis d’Amano :


On va être clair encore une fois : la Switch ne joue pas dans la même cour que la PS4 et la Xbox One. Son concurrent direct est plus les smartphones, qui commencent réellement à faire de l’ombre au marché des consoles portables.

Ainsi, la Switch doit s’aligner sur les demandes de ce marché là afin de vraiment ne pas être inquiétée, même si l’idée d’une console hybride est de ce côté excellente puisque ça la place directement à part sur le marché, étant la seule “console portable” en vente, et étant la seule “console de salon” de Nintendo en vente.

Je parie que des joueurs ont achetés la Switch pour avoir non pas une console hybride, mais une console de salon ou une console portable. Et pour moi, c’est là que la Switch devient unique en son genre : elle n’est pas vraiment en concurrence, puisqu’elle a créée un nouveau marché, à mi-chemin entre les univers.


L’avis de Guyoon :


Il n’y a pour le moment pas de concurrence, mais ça va arriver. Je parle du xCloud de Xbox qui permettra de jouer sur une tablette aux jeux de salon. On peut aussi citer la console portable de Razer, certes qui coûtera cher, mais qui proposera la même chose que la Switch. La différence, c’est que la machine embarquera un PC récent, donc des jeux potentiellement plus beau que sur la console de Nintendo. Les smartphone peuvent être aussi un concurrence sur le marché purement portable.


Comment envisages-tu le futur pour la Switch ?

Petite question que j’ai rajoutée, je serais donc seul à répondre.



L’avis d’Amano :


Comme je le disais plus haut, la Nintendo Switch n’est pas en concurrence directe avec les consoles de Microsoft et de Sony. Ainsi, elle n’a pas à être inquiétée par l’arrivée de la next-gen en fin d’année. L’avenir de la Switch va surtout se jouer au niveau de son catalogue.

L’effet « Wouah, une console hybride » commence peu à peu à s’effriter, surtout avec l’arrivée de la Switch Lite. C’est vraiment grâce à ses jeux que la console peut espérer passer de succès convenable à véritable explosion. Et qui sait, peut-être dépasser les ventes de la Wii. Ainsi, si Breath of the Wild 2, Metroid Prime 4 et Bayonetta 3 sont désormais les exclusivités Switch les plus attendues, Nintendo a surement d’autres surprises en stock pour les années à venir.

En effet, le constructeur alterne année de sortie chargée (2017, 2019) et année de sortie plus légère et orientée sur un titre ou deux (2018, et 2020 ?). Mais là où je me questionne, c’est au niveau de l’avenir de Nintendo. Vont-ils continuer sur cette voie-là, en proposant des consoles hybrides, ou vont-ils rétropédaler, pour revenir sur les deux marchés ? La question mérite d’être posée et seul l’avenir pourra nous donner une réponse.

Alors, a t-elle sa place dans votre salon ?

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En soi, tout dépend de ce que vous recherchez avec la Switch. Si vous êtes un habitué des consoles Nintendo et que vous avez grandi avec les licences de la firme, foncez. La Switch accueille beaucoup de licences Nintendo qui sont au sommet, Zelda, qui a encore une fois déclenché un ouragan avec Breath of the Wild, Fire Emblem avec son épisode Three Houses qui est excellent.

Si vous cherchez une console qui vous permettra de jouer aux titres annoncés en trombe à l’E3, prenez plus une console comme une PS4 ou une One (ou leurs remplaçantes qui arriveront en fin d’année). La Switch a vraiment une place particulière sur le marché : elle est une console plus qu’idéale pour nos petites têtes blondes, puisqu’elle permet d’avoir une console portable pour qu’ils puissent jouer dans leur coin et une console de salon pour jouer avec toute la famille en même temps.

La Switch est également une console idéale pour les personnes qui préfèrent faire des sessions courtes, puisqu’elle s’adapte à toutes les envies avec ses modes portables et dockés. Mais la Switch reste une console très agréable et sympa tique de par la qualité de ses jeux, dont déjà quelques incontournables, et je trouve qu’il s’agit d’un très bel dernier au revoir à Satoru Iwata, ancien président de Nintendo décédé en 2015, et donc la Switch a été le dernier projet.

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Analytique N°11 : Les Fans, entre Amour et Destruction

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Bonjour et bienvenue dans cette Analytique dédiée à un sujet qui me tient beaucoup à cœur. On est tous fans de quelque chose. Oui, ne mentez pas. On est tous attaché à telle ou telle oeuvre, qu’elle soit vidéoludique, de l’animation, une oeuvre papier, du cinéma, ou quoi que ce soit. Cependant, si avoir des hordes de fans peut à priori sembler être une bonne chose pour un auteur, ça peut aussi commencer la destruction de son oeuvre. Et c’est ce que nous allons voir aujourd’hui sur CulturChronicles.

Mais tout d’abord, qu’est-ce que je considère comme un « fan » ? Je vous répondrai que pour moi, c’est une personne qui aime profondément quelque chose, et qui l’affiche sans en avoir honte (PP Twitter, ou par exemple des conversations sur tels ou tels événement lié à l’actu de ce qu’il aime). Et parfois, si cette personne est créative, elle va alors peut-être créer quelque chose lié à ce qu’elle aime.


Le côté positif des fandoms

Alors je ne parlerai pas du point de vue de tous les auteurs et créateurs de la civilisation humaine et de l’histoire humaine, ce serait arrogant. Mais de mon point de vue (que je partage sûrement avec d’autres), voir des personnes apprécier mon travail est une source de joie et de motivation énorme. Et j’imagine que ça doit être la même chose pour bien d’autres personnes. Il peut même arriver que les fans portent leur jeu/manga/licence préférée tout seul et pour moi, c’est l’exemple de Smash qui me vient directement en tête.

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Enfin, quand je dis l’exemple de Smash, je parle du côté compétitif de la licence, qui a été porté par les fans de la série pendant environ 15 ans, jusqu’à que Nintendo commence à accepter ce pan de leur série de jeu de combat, lors de la deuxième moitié de la vie de Smash 4. Alors je ne m’étendrai pas là-dessus, le sujet est passionnant et aura sûrement sa propre Amachronique un jour tellement j’aime le Smash compétitif, mais je vous met le lien de la playlist du premier épisode du « The Smash Brothers Documentary » sous-titré en français, documentaire qui résume la vie du Smash Compétitif et son envol avec Super Smash Bros. Melee

Mais pour revenir au sujet de l’article, oui, Smash et plus particulièrement son aspect compétitif montre à quel point des fans peuvent soutenir une licence au point de la faire vivre à travers eux. Les différentes techniques de Smash devenues légendaires (le Wave-Dash, le L-Cancelling,….), les memes autour de la série (20XX, No Johns….), ou encore les joueurs, atypiques et ayant tous leur histoires ( Ken, the King of Smash, The 5 Gods, the God-Slayer….).

C’est ça qui rend le Smash compétitif si attrayant et spécial : il ne s’est pas bâti grâce au développeur, mais par des fans, qui ont crée, popularisé et fait évoluer l’aspect compétitif de leur licence, au point de la propulser jusqu’aux étoiles…

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Une autre exemple du genre, mais dans un autre style

Après oui, Smash n’est pas l’unique exemple de ce genre, il y en a plein, des licences qui ont survécus grâce à leur communauté.. Je peux par exemple penser à la communauté de JoJo’s Bizarre Adventure, qui s’est dernièrement manifestée en masse sur Internet afin de réclamer une adaptation de la partie 6 du manga de Hirohiko Araki, Stone Ocean. Après, le deuxième but d’une communauté est selon moi d’être attrayante et agréables envers les néophytes ou les nouveaux venus dans leur rapport à la dite-licence, afin qu’elle puisse grossir au mieux (je sais pas si c’est très clair ce que je viens de dire…).

Mais malheureusement, parfois une communauté de fans peut déraper et provoquer le déclin de la licence de leur coeur, voire la décrédibiliser aux yeux des autres…


Le Côté Obscur des Fandoms

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Revenons deux minutes sur la communauté de Super Smash Bros, le 16 janvier, avec l’annonce de Byleth en personnage jouable, et le torrent de haine qui s’en est suivi sur Internet. Trailer de personnage le plus disliké sur YouTube, un hastag rempli à 95% de haine sur Twitter. Tout ça pour un perso de Fire Emblem, qu’on traite d’épéiste alors que c’est uniquement 2/5 de son moveset, qu’on traite d’inutile alors que ces même personnes veulent Crash Bandicoot voire des monstruosités comme des persos de Fortnite dans Smash…. Pourquoi ? Parce que c’est pas le perso que vous voulez ?

Je prie de tout coeur pour l’intégration de Bandana Waddle Dee et de Amaterasu depuis plus de 10 ans, et je n’ai pas déferlé ma haine sur Internet. Je suis resté calme, tout en saluant le travail de Sakurai, qui à la manière de George Lucas devient de plus en plus prisonnier de sa licence. Ce n’est pas le perso que vous voulez ? Ok, souhaitez la joie et le bonheur à ce qui voulait ce dit-perso dans Smash et attendez le prochain, c’est pas compliqué !

Et non, vous continuez à vous comporter comme des enfants pourrir gâtés « Ouais mais Dixie elle aurait un meilleur moveset ! » « Il a pris la place de Spyro !! » « C’est pas Geralt donc c’est nul !! »… Franchement, c’est ridicule…..

Image associée

Penchons-nous maintenant sur un acte des plus déplorables, des plus dégoûtants, des plus horribles… Deux ans après sa sortie, Star Wars Epidoe VIII : Le Dernier Jedi (oui parce que le « The » de « The Last Jedi » est au singulier bande de nouilles) continue de diviser les fans sur sa qualité. Pour ma part, je trouve que le film a d’énormes qualités en tant que film, mais a beaucoup de défauts si on le considère comme deuxième épisode d’une trilogie…

Mais à côté du débat sur la qualité du film, ce qui est déplorable c’est l’harcèlement qu’à subit Kelly Marie Tran, actrice de Rose Tico, tout ça parce que son personnage serait mauvais… Alors, pour ma part je trouve le personnage très bon, car il nous montre ce que serait une personne lambda dans un monde aussi fantastique et merveilleux que celui de Star Wars, mais reste que le harcèlement est un acte impardonnable….

Et ce n’est que le côté émergé de tous les tarés qu’il y a dans la communauté de Star Wars, qui possède également énormément de bonnes personnes, attention !! Beaucoup de gens sont très agréables et gentils dans cette communauté !! Mais que ce soit dans la communauté Star Wars, ou partout ailleurs, voir des gens se disputer et gueuler un peu partout freine forcément le développement de la série….

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Car il y a une chose que les fans très conservateurs sur leur licence oublient : Le créateur n’a aucun lien avec sa fanbase, il n’a aucun compte à leur rendre.

Par exemple la communauté de Go-Toubun no Hanayome, en feu depuis la révélation de la mariée (qu’on va appeler Mme. X), remettant soudainement en cause la qualité du manga alors que 2 semaines avant ils acclamaient le manga (je ne parle pas de TOUTE la commu de Go-Toubun, mais seulement de quelques cas sûrement minoritaires, qui ironiquement crient le plus fort. Et voir des gens comme ça peut sûrement freiner les créateurs en question. Alors oui, vu comme ça on dirait que je demande à ce qu’on soit tous très gentil et attentionnés mais non, juste que vous pouvez vous faire entendre autrement qu’en harcelant quelqu’un ou en menaçant de mort un créateur.

Nous avons la chance de vivre une époque où il est très facile d’interagir avec des personnes qui apprécient les mêmes choses que nous, alors ne gâchons pas cette chance et profitons-en !!

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Merci à tous d’avoir lu la dernière Analytique de janvier (plus de détail dans le résumé hebdo) !! C’est l’un des nombreux sujets qui me tenait à cœur, et j’espère que vous serez au rendez-vous !!

Analytique N°4: Le Weelky Shonen Jump

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Dragon Ball, One Piece, Naruto, My Hero Academia, The Promised Neverland, Slam Dunk, JoJo’s Bizarre Adventure. Un seul point point commun entre ces mangas: ils proviennent du Weekly Shônen Jump, magazine de mangas prépubliés à parution hebdomadaire connu pour avoir lancé nombre de légendes du manga.

Cependant le monde du Weekly Shonen Jump ne peut pas être tout rose et si certains de ses bébés arrivent jusqu’au sommet, d’autres se brûlent les ailes et sont abandonnées agonisants dans le caniveau. Car le Jump fonctionne sur un système de popularité impitoyable mais juste. Une série publié peut se faire arrêter prématurément à cause d’un manque de popularité. Dans ce cas, une série impopulaire ne vit rarement plus de 25 chapitres, soit 6 mois de parutions. Et c’est très fréquent.

Ce qui a motivé la sortie de cette analytique aujourd’hui plutôt qu’une autre fois est que lundi, date à laquelle sortira le Jump #52 de 2019, deux séries, « Double Taisei » de Kentaro Fukuda et « Yui Kamio Let’s Loose », de Hiroshi Siibashi (auteur de Nora: Rise of the Yokai Clan) prennent fin prématurément, en 27 chapitres pour « Double Taisei » et en 36 chapitres pour « Yui Kamio Let’s Loose ». Et c’est considéré par pas mal de personnes qui suivent ces classements comme une situation où les éditeurs ont été cléments… Mais on peut donc se demander:


Est-ce que le fonctionnement du Jump est-il encore optimal ?

Car oui, voir une série prometteuse s’interrompre c’est jamais facile, surtout quand on est tombé sous son charme, je vous parle en connaissance de cause… C’est aussi très dur quand on sait à quel point avoir une série dans le Jump est un parcours du combattant.

26 séries débutées depuis début 2018 et 20 arrêtées depuis 2018… ça fait un ratio de 76,9% de séries arrêtés. C’est vrai que dit comme ça, ça n’a pas l’air énorme mais on parle d’un magazine qui lance une grosse dizaine de séries par an… Sur douze séries lancées en 2018, seul 2 (Jujutsu Kaisen et ACT-AGE) sont encore en parution.. Et plus on remonte plus le chiffre baisse. Actuellement le Jump c’est, par ordre de « vieillesse »:

  • One Piece (1997)
  • Hunter x Hunter (1998) (malgré une parution très irrégulière, 0 chapitres en 2019)
  • Haikyū!! (2012)
  • My Hero Academia (2014)
  • Black Clover (2015)
  • Yûna de la pension Yuragi/ The Promised Neverland/ Demon Slayer (2016)
  • We Never Learn/Dr.Stone (2017)
  • ACT-AGE/ Jujutsu Kaisen (2018)
  • Chainsaw-Man/ Samurai 8/ Beast Children/ Tokyo Shinobi Squad (2019)

Les seuls années ayant plus de 2 mangas encore dans le magazine sont 2016 et logiquement 2019, et ce n’est qu’à partir de 2014 que l’on trouve un manga représentatif de chaque année…. Certains trouveront ce passage un peu inutile, mais je trouve au contraire qu’il illustre bien la politique impitoyable du Jump: les lecteurs ne t’aiment pas ? Au revoir.

Mais la popularité ne fait pas tout. Les ventes sont l’autre facteur qui peut déterminer la survie d’un manga dans le magazine. Car si la popularité amène forcément de nouveaux lecteurs, l’inverse peut aussi se faire. On peut prendre l’exemple de Chainsaw-Man, qui faisait un très mauvais départ mais qui a assuré sa survie en vendant 25 000 exemplaires lors de sa première semaine. Mais c’est des cas assez rares.

D’autant plus que lorsque qu’une série est mal classée, elle se situe généralement en fin de sommaire. Et ça peut influencer sur le jugement des lecteurs: ils s’attendent à ce que la série soit objectivement plus mauvaise que celles en début de magazine mais il est aussi possible que le lecteur soit « lassé » du Jump et donc oublie de lire les mangas en fin de sommaire et ainsi ne vote pas pour eux dans le vote de popularité. Au final, les « rookies » du magazine ont très peu droit à l’échec: un échec dans leur scénario est difficilement rattrapable, de même pour le style graphique.

On répète depuis très longtemps à quel point le travail de mangaka qui paraît dans un hebdomadaire est compliqué pour les vétérans comme Oda, qui doit même prendre une pause mensuelle tellement sa santé s’est dégradée en 22 ans… Imaginez alors la situation pour un débutant, qui accomplit son rêve et qui doit lutter pour grignoter quelques lecteurs à des mastodontes comme One Piece ou My Hero Academia. Pour ça généralement son manga respectera à la lettre les codes du shônen.

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Mais le Jump possède un problème pour moi plus important que la ridicule marge d’erreur laissée aux nouveaux venus et le fait que leur manga soit sur la sellette durant leur 6 (premiers) mois de vie: la place que ce sont creusés les anciens. Alors oui ça peut sembler hypocrite et on pourrait croire que je n’aime rien dans le système du Jump. Mais ça peut sembler logique de « déclasser » certains mangas, dont on connaît le succès et qu’on sait que les auteurs se donneront toujours à fond. Prenons One Piece, manga invaincu dans les classements de popularités et dans les ventes. On sait que Oda se donnera toujours à fond, et que son manga est et restera au sommet.

Alors pourquoi continuer à la classer avec My Hero Academia, Demon Slayer, Black Clover et surtout les nouveaux venus qui finissent très souvent noyés sous leurs aînés. One Piece pourrait très bien passer en case « Intouchable » où figurent déjà Hunter x Hunter et quelques gag mangas. Non seulement cela libérerait une place qui restera occupé jusqu’à au moins 2024 selon les dires d’Oda, mais aussi ça enlèverai un poids des épaules d’Eiichiro Oda, qui n’aurait plus à subir le rythme intense du Jump…


Un monde teinté de gris

Après non seulement le Jump met ses jeunes auteurs sous pression constante, mais même après avoir réussi à créer un lectorat et à s’assurer une place dans le magazine, un auteur n’est pas à l’abri d’une mauvaise surprise afin de faire de la place. Et aucune série n’est épargnée. On peut penser à Food Wars, Shokugeki no Soma chez nos amis nippons, qui a pris fin en début d’année à cause d’une succession de mauvais classements après tout de même 6 ans de publication.

EDIT: Enfin du nouveau pour Bleach ?! | Gaak

Et les fins sont généralement rushés au possible. On peut citer le cas de Bleach, manga légendaire de Tite Kubo qui a un temps porté le Jump avec One Piece et Naruto, qui s’est vu rallongé au possible par les éditeurs avant de finir brutalement afin de coller avec le 15ème anniversaire du manga, ce qui nous donne un arc final qui s’étale sur plus de 4 ans et un dénouement en moins de 10 chapitres avec un chapitre en guise d’épilogue. Triste destin pour un manga aussi marquant. Car oui les éditeurs demandent aux mangakas de couper court leur dénouement mais aussi de rallonger au possible les plus gros succès.

On peut penser à Bleach forcément, mais aussi à Dragon Ball, que Toriyama voulait finir dès la saga Freezer. Il a même réessayé avec la saga Cell, sans succès… On peut même penser que Naruto a eu une fin avortée avec la saga Pain, tellement le contraste entre Naruto et Pain/Nagato était fort et que tout semblait en oeuvre pour une fin bien meilleure que celle eue au final.

Mais le système éditorial du Jump apporte aussi d’excellentes choses. Une rivalité entre les mangas du magazine amène forcément les mangakas à se surpasser afin de nous livrer des mangas de très bonnes factures. Si ce système n’existait pas, on peux imaginer que certains mangakas se détendraient parce que justement ils sont publiés et ils le resteront. Ainsi, on pourrait avoir plus facilement des mangas plus surprenants, plutôt que d’avoir 13 nouveautés quasiment identiques.

Certains OVNI arrivent malgré tout survivre dans le magazine. On peut penser à The Promised Neverland, ou encore à Bakuman. C’est non seulement une petite révolution dans l’industrie du shônen made-in-Jump, mais en plus de ça illustre parfaitement le fait que les mangakas ont de plus en plus de marge. Il suffit de voir les états narratifs de The Promised Neverland, Demon Slayer ou encore Haikyû!!.

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Donc au final, que penser de tout ça ? Le système éditorial du Jump marche t’il encore fin 2019, après plus de 50 ans de bon et loyaux services ? Oui, des mangas plus que prometteurs passent à la trappe et s’il était difficile de s’en rendre compte fin années 90 début 2000, où seul les gros succès parvenaient chez nous, suite à l’explosion successive de Dragon Ball Z et de Pokémon.

Aujourd’hui avec Internet, tout se remarque bien mieux. Et si ça peux faire mal de voir des mangas prometteurs qui nous avaient tapés dans l’oeil se finir ainsi, il faut se dire que cela nous permettra d’obtenir de bien meilleurs « survivants ». Ainsi, la rivalité constante entre les mangas nous permet d’obtenir des oeuvres encore plus incroyables et agréables à lire.

Je permet d’utiliser cette phrase de Senzaemon Nakiri, personnage de Food Wars afin d’illustrer mes propos :

La plupart d’entre vous n’êtes que de vulgaires cailloux destinés à polir les quelques diamants qui se cachent parmis vous.

J’estime que ça résume bien le Jump : un fonctionnement qui peut sembler archaïque, mais qui a déjà plus que faits ses preuves, des succès qui portent l’industrie du manga à l’étranger, comme on peut le voir en France, deuxième plus gros pays consommateur de mangas au monde. Les plus grosses ventes chez nous sont des mangas du Jump, One Piece, Dragon Ball, présents depuis 20 ans, My Hero Academia, qui aura fait une ascension fulgurante, Naruto, toujours présent ou Demon Slayer, qui apparemment se vendrait merveilleusement bien.

En soit le seul manga qui a vraiment un succès comparable aux plus gros hits du Jump en France est Fairy Tail. Le Jump ne laisse pas ses chances à toutes ses séries, c’est triste, mais celles qui réussissent à s’imposer peuvent se féliciter d’avoir accompli ça. Et c’est bien ce qu’est le Jump. Trois mots « Amitié, Effort, Victoire ». L’amitié rivale entretenu entre des mangakas, l’effort de se hisser tout en haut du magazine et la victoire d’y être parvenu.

En soit, le Jump est un véritable nekketsu.