Analytique N°13 : Le Scantrad, bienfait dangereux ou arnaque idéale ?

Bonjour à tous et bienvenue dans une Analytique qui va être très importante. Si vous me suivez, c’est que je suppose que vous avez un contact avec le monde du manga et sa communauté. Et vous êtes sans doute au courant que depuis plusieurs années, le format numérique se développe énormément et c’est normal, il faut vivre avec son temps et c’est plus pratique de transporter un téléphone où on peut lire par exemple sur MangaPLUS qu’un tome de One Piece.

Mais il existe un format numérique, souvent le préféré des fans, qui fait grincer les dents des éditeurs : le scantrad, plus communément appelés scanlation et le fansub.


Une solution illégale qui prend trop d’ampleur

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Pages couleur du chapitre 146 de My Hero Academia.
Les images de l’article vont être hors contexte, je vous préviens

Alors, on va être directs : quand je parle de scantrad, je ne parle pas que de la Team Scantrad, mais de toutes les personnes qui traduisent des mangas qu’ils soient publiés dans le Jump, le Shônen Magazine, le Bessatsu… Pour le fansub c’est la même chose, je vais traiter du sujet dans son intégralité. Et je vais être explicite sur un autre point :

LE SCANLATION ET LE FANSUB SONT DES ACTIVITÉS ILLÉGALES

Avant de vraiment vous parler de ce qui m’intéresse, faisons une petite histoire très très rapide du scanlation et du fansub. Concernant le scanlation, c’est un phénomène qui est né au Japon. Les fans japonais de telle ou telle oeuvre la scannaient pour l’envoyer à des amis ou parfois la traduisaient pour la rendre disponible sur Internet et donc au plus grand nombres.

Pour le fansub, c’est un peu pareil sauf que c’est là non pas du scannage de manga, mais du sous-titrage d’épisodes d’animes. Si pour les animes ça existe et c’est connu depuis très longtemps, pour le scanlation, c’est connu depuis un bon bout de temps également, et ça a commencé à influencer les ventes depuis quelques années, que ce soit les ventes françaises ou les ventes japonaises. Mais trève de bavardages et passons au thème de l’article.

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Oui, j’ai insisté dessus : le scanlation et le fansub sont des activités illégales. Mais là où le fansub tend de plus en plus à disparaître, avec l’apparition des plateformes de visionnage en ligne, avec en tête de liste ADN, Crunchyroll et Wakanim, le scanlation reste très présent, malgré l’apparition d’alternatives légales pour essayer de contrer cela, notamment avec l’application MangaPLUS de Shueisha, qui propose des chapitres du Weekly Shônen Jump…. en anglais et en espagnol.

Ces choix, qui peuvent être discutables sur certains points, restent malgré tout plus que cohérents, ces langues étant 2 des 3 langues les plus parlées au monde. Mais on peut se demander : pourquoi est-ce qu’il n’y a pas de version française de MangaPLUS ? Alors qu’on est le 2ème pays le plus consommateur de manga ? C’est quand même stupide, surtout quand on voit l’ampleur qu’à prit le marché du manga en digital (légal ou non) chez nous…

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Mais certains vont me demander : en quoi le scanlation est-il illégal ? Pour expliquer ça, il n’y a pas besoin d’aller très loin, il suffit juste de réfléchir au système du scanlation. Le site MangaRock, qui était l’un des plus gros site de manga digital, a expliqué ça avec une petite BD que je ne publierai pas car je n’ai pas envie que l’article fasse 3 hectomètres de long. Je vais donc expliquer ça sous forme de liste assez claire :

  1. Un mangaka écrit son histoire et est publié dans un magazine
  2. Un fan achète le volume relié (ou avec l’apparition de MangaPLUS pour le Jump, les planches sont prises là bas) et il le scanne et le publie sur Internet
  3. Une traduction est faite, que ce soit par l’acheteur ou quelqu’un d’autre (peut importe la langue, mais les 1ères traductions sont généralement en anglais ou dans des langues plus ou moins similaires au japonais)
  4. Puis de fil en aiguille, de nombreuses traductions apparaissent dans pas mal de langues.
  5. Et de nombreux sites proposent donc la lecture GRATUITEMENT

Et j’insiste bien sur le « gratuitement ». Parce que déjà c’est de la violation de droit d’auteur, puisqu’il n’y a eu aucun accord entre la maison d’édition, l’auteur et les 400 milliards de sites qui proposent la traduction. Mais il y a également un autre problème : le scanlation, on va dire scantrad à partir de maintenant, ne permet en rien à l’auteur de gagner sa vie, puisque le tout est proposé gratuitement.

Et c’est là qu’est le problème, car on imagine sans aucun soucis que pour ce qui est des sites comme MangaPLUS, directement géré par la maison d’édition, on imagine sans mal que la paye peut être adaptée en fonction du succès des chapitres, mais pour les sites amateurs qui sont souvent les plus utilisés, ça pose directement plus de problèmes…. Et ça pose encore plus de problèmes quand on sait à quel point l’industrie du manga est en baisse depuis quelques années, et ça ne va pas aller en s’arrangeant.


Des solutions compliquées à imaginer

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« Mais dans ce cas, pourquoi on ne propose pas un site de scantrad payant, afin de régler les problèmes de droits d’auteurs ? ». Cette idée semble miraculeuse sur le papier, mais seulement sur le papier, parce que dans la réalité, elle est à brûler vive pour inutilité. Déjà, le budget. Acheter des droits d’auteur à long terme, c’est cher.

Et quand je dis cher, je veux dire que si vous voulez passer à la caisse, vous avez intérêt à posséder l’intégralité du PIB du Mali et du Sénégal, et même là vous finirez dans la rue. Alors on ne connaît pas le prix exact du droit d’auteur d’un manga, parce qu’il y a énormément de facteurs qui rentrent en jeu, la popularité du manga, ses ventes, ses produits dérivés, si l’auteur est connu…

Mais pour vous donner une indication, Masamune Sakaki, un animateur 3D, a déclaré en 2016 qu’un anime de 13 épisodes coûtait en moyenne 250 millions de yens, soit 1,8 millions d’euros. En faisant un petit produit en croix, on trouve un prix moyen par épisode de 140 000 euros….. pour 1 épisode. Alors vous ne comprendrez peut-être pas pourquoi je bascule sur le prix d’une saison d’anime, alors qu’on parlait de manga juste avant.

Et bien je pense que ça illustre parfaitement ce que je voulais dire par rapport aux prix des droits d’auteurs liés aux goodies, etc. La licence de One Piece, celle de JoJo’s Bizarre Adventure ou celle de Dragon Ball doit coûter bien plus que celle de Samurai 8.

Et ce n’est pas au niveau d’un particulier, mettez-vous ça en tête. Et puis l’idée d’un abonnement pour le scantrad pourrait fonctionner, mais le public est désormais habitué à la gratuité…. Et enlevez un nectar délicieux à quelqu’un, il va tout faire pour le retrouver… La gratuité est partout sur les sites de scantrad, tout le monde (y compris moi) hurleraient au scandale si ça devenait payant.


Mais malgré tout…

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Mais je pense qu’il est temps de faire une pause. Vous me voyez cracher sur le scantrad, j’imagine déjà les gens me dénoncer en tant que ennemi public…. Mais le scantrad a également ses bienfaits :

Déjà, la gratuité est certes un point noir du scantrad par l’absence de soutien à l’auteur, mais c’est aussi une qualité, car cela permet à des personnes qui n’ont pas forcément les moyens de souscrire un abonnement à ADN, Crunchyroll ou Wakanim et qui n’ont pas les moyens d’acheter les tomes reliés d’accéder à leurs mangas préférés.

Et c’est sûrement l’un des facteurs qui a permis à la communauté manga d’autant se développer. L’autre bienfait majeur est bien évidemment la découverte de nouveaux mangas. Et je vous parlerai juste de mon expérience. En 2019, j’ai découvert JoJo’s Bizarre Adventure, Kimetsu no Yaiba : Demon Slayer, Go-Toubun no Hanayome, We Never Learn et Chainsaw-Man via le scantrad. C’est un excellent moyen d’enrichir sa culture manga et de peut-être, trouver des perles rares.

Mais cela soulève également un autre problème : One Piece, My Hero Academia, Demon Slayer…. Ce sont très souvent les plus grands hits qui sont traduits sur les sites de scantrad, et très peu les petits mangas avec énormément de potentiel. Et c’est plus que dommage, car cela permettrait de faire découvrir au plus grand nombre des mangas très intéressants, mais trop peu connus.

Et puis surtout, faire ces traductions de mangas peu connus ferait grandir leur communauté de fan, et derrière, de plus ou moins faciliter leur possible traduction officielle en français, en faisant notamment la demande aux éditeurs via les réseaux sociaux.

Il ne faut pas aller bien loin pour trouver des exemples, de nombreux mangas ne sont pas traduits en scantrad, faute d’un gros succès, comme par exemple We Never Learn dans le Jump. Et c’est dommage, car ces mangas finissent noyés sous les mastodontes, et le marché finit alors bouché… Comme actuellement.

Et puis au final, il existe bien un moyen de soutenir les auteurs en lisant en scantrad : acheter les tomes reliés à leur sortie en France. ça paraît débile, mais c’est bien le cas. Surtout que ça permet aux éditeurs de voir que leurs mangas marchent bien et donc, peut-être d’espérer la sortie de votre chouchou en France qui sait ? On ne sait jamais, et reste que à l’heure actuelle, c’est le meilleur moyen de procéder.

Je vous remercie d’avoir lu jusqu’au bout cette Analytique. Si vous appréciez mon travail, je vous invite à aimer cet article en appuyant sur l’étoile et à vous abonner via WordPress au blog. Merci à vous et bonne journée

Analytique N°12 : La Nintendo Switch a t-elle sa place dans votre salon ?

Bonjour à tous et bienvenue dans cette Analytique qui aura mis son temps à pointer le bout de son titre. Comme ce que j’ai annoncé sur Twitter à plusieurs reprises, cet article est écrit en collaboration avec deux camarades, Izuku et Guyoon. Izuku possède son site, qui est d’une excellente qualité, que vous pouvez retrouver en cliquant ici et Guyoon est testeur chez Nintendo Master, site où je travaille également, trouvable en cliquant ici. Sur ce, c’est parti pour cette Analytique très, très longue.


La Nintendo Switch a-t-elle sa place dans votre salon ?

Console portable ou console de salon, la Nintendo Switch a su envahir les foyers. Êtes-vous le suivant ?

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La Switch spéciale Animal Crossing


La Nintendo Switch est indubitablement la console du moment. Sortie le 3 mars 2017, elle comptabilise désormais plus de 52 millions d’unités vendues. C’est exceptionnel. Pourtant loin des caractéristiques techniques que proposent les concurrents, la Switch est avant tout un concept original. Et ça plait ! Nous vous proposons donc de parler de la Switch à travers des débats où nous exposerons nos points de vue.



Une console hybride pour le plaisir de tous

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Ce concept, c’est une console hybride. Une console portable qui peut se jouer dans le salon. Car, ce n’est pas l’inverse, la Nintendo Switch est avant tout une console portable. La preuve en est, le constructeur a sorti la Nintendo Switch Lite en septembre 2019, un dérivé de la console qui ne peut se jouer qu’en mode portable. Et dans ce cas, la Nintendo Switch est particulièrement incroyable. Jamais une console portable n’avait vu naître de si beaux jeux. Nous avions pourtant bon espoir il y a presque 10 ans, avec la sortie de la PS Vita. Mais son échec cuisant n’a fait que décourager les constructeurs. Jusqu’à maintenant ! Car Nintendo semble avoir trouvé la formule magique que Sony n’a jamais réussi à concocter.
La raison de ce succès pourrait pourtant vous paraître évidente aujourd’hui. L’immédiateté du changement entre le mode portable et salon est assurément l’un des facteurs du succès de la Nintendo Switch par rapport à la PlayStation 4 et sa PS Vita.

Savant mélange entre la Wii U et la 3DS, la Switch propose ainsi une console unique pour les joueurs voulant profiter d’une même expérience à la maison ou à l’extérieur.

Premièrement, nous avons la console elle-même. La Nintendo Switch possède un écran tactile LCD de 6,2 pouces, d’une définition de 1280×720 pixels. Ce qui représente une résolution de 237 PPP. En langage « normal », ça signifie que l’écran est parfait pour jouer dans de bonnes conditions en mode portable. Mais une fois dans son dock connecté au téléviseur, la Nintendo Switch permet une expérience de jeu encore meilleure, presque identique aux autres consoles de salon. Le jeu est directement projeté sur votre écran, et la partie peut continuer. Cela permettra également d’obtenir quelques améliorations graphique ou de framerate (grossièrement, de fluidité) dans votre jeu, pour plus de confort. Pour plus de praticité, il est possible de jouer la Switch Pro Controller, une manette équivalente à celle de la Xbox (vendue séparément).

Vous l’aurez compris, les fonctions hybrides de la Nintendo Switch font de la console un appareil unique en son genre, qui ne peut pas être confondu avec ce que propose la concurrence. Console portable et de salon à la fois, la Nintendo Switch permet de passer d’un mode à l’autre en un éclair, tout en continuant sa partie. Mais finalement, est-ce que la console plaît vraiment aux fans ? Les fonctions hybride de la Nintendo Switch sont-elles vraiment un avantage ? La Nintendo Switch a t-elle vraiment sa place dans votre salon ? La réponse dans un débat de folie !

Débat 1 : Que penses-tu de la fonction hybride de la Nintendo Switch ? Tu es plutôt le mode portable, console ou les deux ? Pourquoi ?

L’avis d’Izuku :


La Nintendo Switch est une console atypique, et c’est tant mieux. Les PS4 et Xbox One font déjà parfaitement le travail, inutile d’avoir une autre console avec les mêmes fonctionnalités et les mêmes jeux. Son côté hybride lui apporte une certaine originalité, et surtout un confort d’utilisation inégalé. Aucune autre console ne propose de continuer sa partie sur un petit écran, qui permet de jouer n’importe où. Cependant, la puissance de la console n’est pas suffisante pour avoir des jeux aux graphismes très élevés, il est donc parfois mieux de se contenter du petit écran.

Même si le mode « docké » permet une certaine amélioration des jeux, notamment au niveau de la définition, l’affichage sur grand écran peut faire apparaître de nombreux défauts qui ne sont pas visibles sur le petit écran de la Switch. Mais, il faut avouer que jouer à un Zelda : Breath of the Wild sur grand écran, affalé dans le canapé, est aussi une expérience à vivre. Ainsi, pour moi, la console a bien entendu sa place dans votre salon, mais pas que. Elle a sa place partout, dans n’importe quelle pièce de la maison. Mais aussi à l’extérieur grâce à son bel écran lumineux. Dans tous les cas, chacun y trouvera son compte, c’est surtout ça la magie de la Nintendo Switch.

L’avis d’Amano :


Pour ma part, j’utilise majoritairement le mode portable de la console. Pour une raison toute simple : je préfère faire des sessions courtes et avancer à mon rythme, plutôt que de faire de grosses sessions. Toutefois, il m’arrive de faire de grosses sessions en mode portable de temps en temps. La Nintendo Switch réussit son pari de console hybride à la perfection en permettant de changer de mode de jeu en quelques secondes. Et c’est juste incroyable ! En résumé j’utilise la Switch majoritairement en portable, et dès que quelqu’un veut jouer avec moi, que ce soit un pote ou un membre de ma famille, on bascule en docké, et ça marche à la perfection !

L’avis de Guyoon :


Je pense être le cœur de cible de la Switch. Papa trentenaire avec un enfant de 8 ans. Ainsi, le côté hybride de la Switch est pour moi le point le plus important pour le choix d’une console. J’ai même revendu ma PlayStation 4 par manque de temps de jeu. Nous jouons en famille aux jeux Nintendo sur la TV. Mon fils joue à des jeux plus enfantins comme Kirby en nomade (en vrai il adore aussi Super Mario Maker 2). Pour ma part, je joue en mode portable quand madame regarde la TV et quand elle va se coucher, je bascule en docké. J’apprécie aussi de pouvoir emporter ma console quand je voyage. Jouer à la Switch dans l’avion, quel kiffe !

Débat 2 : Que penses-tu des caractéristiques techniques de la Nintendo Switch en général ?

L’avis d’Izuku :


Il faut tout d’abord prendre en compte que la Nintendo Switch est avant tout une console portable, que l’on peut brancher sur le téléviseur. Ce qui signifie que tous les composants de la console sont dans un petit appareil que l’on tient dans nos mains. Cela ne laisse donc pas la possibilité de mettre des composants puissants susceptibles de trop chauffer ou de drainer trop rapidement la batterie. Dans ces conditions, les caractéristiques techniques de Nintendo Switch sont plutôt honorables. L’écran de 6,2 pouces possède une définition de 1280×720 pixels, ce qui est très largement suffisant pour cette taille.

L’écran est lumineux et permet de jouer agréablement à l’extérieur. On remarquera avec amusement que la taille de l’écran de la Switch correspond parfaitement à celle du GamePad, la manette de la Wii U. Malheureusement, de l’autre côté, la puce Tegra X1 qui équipe la console ne permet pas des miracles. Cependant, difficile de faire mieux dans ce gabarit sans provoquer une chauffe excessive.

La balle est désormais dans le camp des fabricants de processeurs, notamment Nvidia, qui doivent proposer des composants « mobile » plus performants pour une prochaine itinérance. Le regret sera surtout du côté des joueurs préférant jouer sur le téléviseur. Puisque sur grand écran, les performances sont loin d’être suffisante. Le dock ne permet pas une réelle amélioration des jeux. J’aurais aimé une puce graphique pour améliorer le confort, mais cela aurait comme répercussion d’augmenter considérablement le prix.

L’avis d’Amano :


Il est clair que depuis les semi-échecs de la Nintendo 64 et de la GameCube, Nintendo a changé de cap en abandonnant la course à la puissance. Ce que l’on peut voir avec la Wii qui n’était finalement qu’une GameCube avec le motion gaming en plus. Et la Switch poursuit ce même chemin. On peut être déçu du fait que Nintendo sorte une console moins puissante qu’une PS4 classique en 2017.

Mais la Switch n’a pas besoin d’une grosse puissance graphique, étant donné qu’elle est une console hybride, et qu’elle doit donc pouvoir être jouée en mode portable ou en mode salon. Vu que l’intégralité des composants est dans la console portable (en soi, le dock n’est qu’un bout de plastique), elle ne devait pas être trop lourde. Après, l’argument du prix rentre en compte. Proposer une console plus puissante aurait fatalement fait augmenter le prix, et Nintendo tient à proposer ses consoles à des prix pas trop élevés au début.

Par exemple, la Nintendo Switch est sortie à 300€. Pour moi, la console n’a pas besoin d’avoir une puissance phénoménale. Et elle s’en sort très bien, en étant une console hybride à la puissance plus qu’honorable.

L’avis de Guyoon :


Afin de ne pas répéter ce qui a été dit, je vais seulement mentionner que le compromis puissance / autonomie / dimension semble assez correct. Je trouve par contre dommage que la Nintendo Switch incorpore des fonctionnalités qui gonflent le prix conseillé alors que les développeurs s’en servent très peu. La caméra infrarouge et la compatibilité NFC sont assez inutiles. Les vibrations HD peuvent vraiment apporter quelque chose à l’expérience de jeu, mais peu de studios s’en servent de façon vraiment convaincante.

Un catalogue de jeux impressionnant

Les jeux indépendants et une partie des éditeurs tiers soutiennent la Switch. Mais Nintendo enrichit également énormément le catalogue de sa machine, avec plusieurs grosses exclusivités par an, qui sortent généralement en fin d’année, comme Super Smash Bros. Ultimate, Pokémon Épée et Bouclier ou encore Super Mario Odyssey. La console possède également un énorme catalogue de jeux indépendants, comme Hollow Knight

La Switch profite d’un gros catalogue de jeux. La plupart des grosses licences sont disponibles. Mario, Pokémon, Zelda, Donkey Kong, etc… et les éditeurs tiers soutiennent également la console. Fin 2019, nous avons vu l’arrivé de The Witcher 3 sur la Nintendo Switch, un portage qui prouvait bien que la console en a dans le ventre.

La console voit également débarquer beaucoup de jeux indépendants, ce qui peut plaire aux joueurs.
Les indépendants ont le vent en poupe sur Switch grâce à son aspect nomade parfaite pour ces jeux. En effet, les plus gros succès de ces jeux dématérialisés sont souvent des jeux en 2D où on ne gère pas la caméra et n’utilise pas le stick droit de la console. La prise en main en devient agréable en nomade parcequ’on connait tous les soucis de prise en main pour accéder au stick droit avec son pouce.

Débat 3 : Que penses-tu du catalogue de jeux de la Nintendo Switch ? Quels sont les jeux que tu préfères ?

L’avis d’Izuku :


Le catalogue de jeux est l’élément le plus important pour une console. Et Nintendo est plutôt connu pour avoir des licences très populaires. Même si on n’est pas joueur, on connaît forcément Mario, Zelda ou Pokémon. Le catalogue est donc composé de jeux Nintendo, mais aussi des autres éditeurs. On y retrouve des noms intéressants, comme The Witcher, Assassin’s Creed ou Final Fantasy. Malheureusement, la puissance de la Nintendo Switch ne permet pas d’avoir des jeux très récents.

Elle se contente essentiellement de portage de vieux jeux, qui ont pour beaucoup déjà été faits sur d’autres supports. On y trouve également une grande quantité de jeux indépendants, qui profitent probablement du petit écran de la console, puisque ce type de jeu s’y prête bien. Alors que penser du catalogue de la Nintendo Switch ? Difficile d’y répondre puisque d’un côté nous avons Nintendo qui fait des efforts, comme avec le magnifique Zelda : Breath of the Wild.

Et de l’autre, on a la déception d’acheter une console pour des jeux qui datent de plusieurs années ou des petits jeux indépendants. On voit bien que les éditeurs se concentrent sur les jeux des consoles concurrentes et que, pour eux, la Switch n’est que secondaire. Au final, la Nintendo Switch est une console parfaite pour l’utiliser occasionnellement. Mais si on est un gros joueur, on préférera certainement s’équiper d’une PS4 ou Xbox One pour jouer à des jeux plus récents. Cependant, si vous êtes un amoureux des licences Nintendo, la Switch sera votre paradis !

La réponse de Guyoon :


Je ne suis pas d’accord. D’accord, les éditeurs tiers portent beaucoup d’anciens jeux, mais tout le monde n’a pas joué à tout. Personnellement, j’avais déjà fait les Darksiders, mais j’ai pu m’essayer à la licence Saints Row. Il est à noter aussi que ces portages sont le plus souvent complets avec tous les DLC. Je suis sur que même toi il y a des jeux que tu n’as pas pu faire à l’époque, comme Skyrim par exemple.

L’avis d’Amano :


Forcément, une console ne s’achète pas uniquement pour son concept, mais surtout pour son catalogue. Et si on pouvait avoir peur au vu des jeux présents lors du lancement de la machine, il faut dire qu’on a été très vite rassuré. La Switch est la seule console Nintendo à avoir dans son catalogue les licences The Elder Scrolls et The Witcher, soit deux jeux de rôle qui ont marqué la dernière décennie, ce qui montre que les éditeurs tiers sont de moins en moins frileux à porter leurs titres sur la machine. Personnellement, je trouve qu’en ce qui concerne les jeux, la Switch s’en sort très très bien.

Certes, certaines pratiques peuvent paraître assez douteuses, comme le « recyclage » du catalogue Wii U, mais la Switch a su s’entourer d’un catalogue de jeu solide en seulement trois ans. Que ce soit The Legend of Zelda : Breath of the Wild, qui est entré dans l’histoire. Super Mario Odyssey, qui retourne à l’ancienne formule des Marios 3D. Ou Fire Emblem : Three Houses, qui marque le retour de la licence sur console de salon, la console a vraiment des jeux qui sont pour beaucoup les meilleurs de leurs licences respectives. Mais la Switch a également vu naître quelques nouvelles licences, politique que Nintendo a adoptée suite au succès de Splatoon.

Ainsi, en trois ans, c’est pas moins de 4 nouvelles licences qui ont vu le jour. ARMS, jeu de combat très sympathique. DaemonXMachina, jeu de mécha que je n’ai pas du tout aimé. Nintendo Labo, ou comment allier cartons Amazons et attractions de la Cité des Sciences. Et surtout Astral Chain, jeu d’action très accrocheur et excellent que je vous conseille ! Mais la Nintendo Switch a également un statut de nouvel Eldorado des jeux indés.

De nombreux jeux indépendants ont fait le voyage jusqu’à l’hybride, avec généralement un succès à la clé, et c’est une excellente chose ! Sinon concernant mes jeux favoris sur la machine, j’en citerai quatre : Super Smash Bros Ultimate, aboutissement de la série de jeux de combats. Fire Emblem : Three Houses, qui m’a réconcilié avec la série. Breath of the Wild, véritable révolution de la série des Zelda. Et Hollow Knight, le meilleur metroidvania et jeu indépendant auquel j’ai joué ces dernières années. Chapeau Nintendo !


L’avis de Guyoon :

De nouvelles licences, des jeux Nintendo performant, mais aussi beaucoup de remake composent la ludothèque de la Switch. Les éditeurs tiers sont présents, mais la plupart portent des jeux de l’ère PS3/Xbox360 vieux d’une dizaine d’années. Capcom est le plus performant dans ce domaine avec la réédition de la trilogie Phoenix Wright, Okami, Dragon Dogma, les six premiers Resident Evil et les trois Devil May Cry. Bref, que des vieilleries alors que la Switch peut faire tourner des jeux bien plus ambitieux et actuels !

Un Street Fighter 4 ou 5 et un Resident Evil 2 Remake seraient des options viables sur la console de Nintendo. Square Enix est un peu plus tempéré. Même s’il a porté un bon nombre de jeux estampillé Final Fantasy, il a tout de même apporté un jeu qui a fait son petit effet : Octopath Traveler. Je ne comprends pas ce qu’attend Square Enix pour porter les deux premiers Tomb Raider « reboot » sur la Nintendo Switch. Commercialement parlant, faire rimer Tomb Raider et nomade devrait être un argument de poids.

C’est d’ailleurs l’argument principal qui, à chaque portage, peut faire pencher la balance vers la Switch. Parmi les éditeurs tiers, seul Bethesda semble réellement jouer le jeu avec la console de Nintendo. Avec l’aide de Panic Button et Virtuos, deux sociétés désormais spécialisées dans les éditions Switch, Bethesda a porté Doom, Wolfenstein 2 et Youngblood, Skyrim, Warframe et bientôt Doom Eternal. Ces jeux sont de gros AAA et certains d’entre eux sont des performances d’optimisations sur une console à peine plus puissante d’une PS3 et qui tient dans une tablette !

Débat 4 : Selon toi, que manque t-il comme jeux à la Switch pour devenir vraiment incontournable ?


L’avis d’Izuku :


Pour moi, il manque surtout une prise de risque. Les jeux Nintendo sont exactement ce qu’on attend d’eux. Certes, ils ne déçoivent pas. Mais il serait tout aussi intéressant d’arrêter de suivre toujours le même schéma et de nous offrir des expériences inédites.

Il serait également bien que les éditeurs tiers commencent à voir la Switch comme une console à part, et pas comme un nouveau moyen de monétiser des jeux vieux d’une décennie. Malheureusement, la console a eu un succès phénoménal, ce qui pourrait encourager Nintendo et les autres éditeurs à continuer sur cette lancée. La Nintendo Switch a déjà tout ce qu’il faut pour être incontournable, il ne lui manque qu’à allumer la mèche pour faire tout péter ! J’attends tout de même des nouvelles d’un prochain Zelda : Breath of the Wild, d’un Metroid Prime et pourquoi pas, enfin, d’un vrai MMORPG Pokémon. Nintendo, fait nous rêver !

La réponse de Guyoon :


Je suis assez d’accord avec ce que dit Izuku. Sur la Nintendo 64, Nintendo avait sorti Goldeneye 64. Sur la Gamecube, ce fut Eternal Darkness qui créa la surprise. Sur la Wii, Disaster Day of Crisis dénotait dans le catalogue Nintendo. Aujourd’hui avec la Nintendo Switch, hormis avec Platinum Games, Nintendo ne s’est pas tenté à créer ou éditer un jeu plus adulte. J’aimerai tant que Nintendo mette son savoir-faire dans ce genre de titre pour diversifier son propre catalogue. Une suite à Disaster Day of Crisis où on survivrait à d’incroyables catastrophes tout en sauvant des gens irait dans le côté non-violent de Nintendo tout en garantissant un univers plus adulte. Seule la licence Zelda apporte ça, il serait temps que Nintendo change.


L’avis d’Amano :


C’est difficile à dire. Pour ma part, je considère que la Switch est déjà une console incontournable, rien qu’au niveau de ses nombreux jeux excellents. Elle aura marqué l’histoire avec le grand retour de Nintendo dans les consoles de salon, après une Wii U catastrophique. La Nintendo Switch possède tout type de jeux, mais vraiment de tout.

Elle a des FPS et des TPS avec, par exemple, le reboot de Doom et Fortnite. C’est dire ! Sans compter que de plus en plus de jeux tiers sautent le pas et atterrissent dans le Nintendo eShop. Certaines rumeurs parlent de XCOM 2 par exemple. En soit, je pense que mes attentes se situent surtout au niveau des jeux annoncés il y a déjà quelques années, comme Metroid Prime 4 et Bayonetta 3. Annoncés en 2017, ils n’ont plus donnés de nouvelles depuis…

Ensuite, il y a les licences qui ont bercées mon enfance et dont j’espère le retour sur Switch, comme la série de spins-offs RPG Mario & Luigi et le jeu Okami, dont une suite serait en développement selon des bruits de couloir. Cependant, j’aimerais, comme Guyoon et Izuku, que les licences Nintendo sortent de leur zone de confort, après tout, ça a propulsé Zelda, alors pourquoi pas essayer avec d’autres ? En près de 30 ans d’existence, il n’y a eu aucun gros jeu Kirby en 3D, alors pourquoi pas ? Et ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres….

La Switch est une excellente console oui, mais elle n’a pas encore cette étincelle de génie que je retrouvai sur Wii avec Super Mario Galaxy ou sur GameCube avec Metroid Prime et Zelda : Wind Waker. C’est ça qui manque à la Switch pour moi, des exclues qui révolutionnent leurs styles de jeu, ce qui est un grand classique chez Nintendo, en tout cas, ça l’était chez le Nintendo d’Iwata… En bilan, la Switch deviendra incontournable, rien que pour l’incroyable diversité de genre de jeux qu’il y a dans son catalogue.

Mais, pour moi, il lui manque encore quelque chose, une étincelle de génie made in Nintendo qui était présente chez ses prédécesseurs, un jeu qui va à l’encontre du reste, comme Goldeneye 64, Conker’s Bad Fur Day ou Eternal Darkness. Peut-être que le temps change, qu’en voulant se lisser, Nintendo a perdu ses jeux un peu plus adultes et que il faut tourner la page, mais c’est très compliqué….

La Nintendo Switch Lite à la rescousse

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Cette itération est venue prendre le marché de la Nintendo 3DS. En théorie oui, en pratique, pas sûr. Les enfants jouent aussi à la version de base parce que les parents aiment le fait d’avoir 2 consoles en 1, salon et portable. À mon avis, la Switch Lite a été achetée par des parents qui avaient un budget serré pour Noël ou par de jeunes adultes qui désiraient découvrir les jeux de la machine en portable en gardant chaudement leur PlayStation 4 ou Xbox One sous la télévision. Il est surtout impossible de nier le fait que Nintendo a très habilement joué sur ce coup-là.

Depuis la sortie du Game Boy, Nintendo domine de très loin le marché des consoles portables, avec des consoles qui se sont toutes vendues à plus de 70 millions. Cependant, avec l’apparition des smartphones qui remplacent peu à peu dans le cœur du grand public les consoles portables, et avec l’échec monumental de la Wii U, il était logique de penser que Nintendo unirait ses deux produits habituels sous une seule et même bannière.

Et si la Switch avait commencé (et bien entamée) ce changement, la Switch Lite vient enfoncer le clou. Un produit moins cher (195 euros sur Amazon là où la classique est à 292,90) et bien plus facile à transporter (la Lite fait globalement la taille de l’écran de la classique sans Joy-Con). La Lite apparaît donc comme une entrée de gamme, mais qui propose les mêmes capacités que son aînée : même catalogue de jeu, et même puissance. En soi, la Nintendo Switch Lite est un peu comparable à la Nintendo 2DS, qui abandonne plusieurs des capacités de sa grande sœur pour se vendre moins cher.

Et ça a marché. Les derniers chiffres de Nintendo annoncent que 5,19 de Nintendo Switch Lite avaient été vendues dans le monde, soit près de 10% des ventes totales de la Nintendo Switch, en à peine plus d’un trimestre (après, un certain Pokémon y est aussi pour quelque chose…).

Débat 5 : Que penses-tu de la Nintendo Switch Lite ? Est-elle intéressante par rapport à la Switch classique ?


L’avis d’Izuku :


La Nintendo Switch Lite est sortie fin 2019 afin de relancer les ventes de la Nintendo Switch grâce à un tarif attractif. Disponible 100€ moins cher, la Switch Lite offre la possibilité de jouer à l’intégralité du catalogue de jeux en mode portable uniquement. Celle-ci n’est effectivement pas compatible avec le dock qui permet de projeter les jeux sur le téléviseur.

Dédiée aux nomades, la console est donc plus petite, plus légère, mais possède une autonomie plus performante pour compenser. Il s’agit donc d’un point d’entrée intéressant pour ceux qui veulent une console portable à bon prix, avec des jeux « nouvelle génération ». Au final, on la choisira selon notre façon de consommer les jeux.

Et cela offre également une bonne occasion aux joueurs de la 3DS, qui est abandonnée par Nintendo, de se procurer une nouvelle console de leur constructeur favori pour pas cher.


L’avis d’Amano :

On va être clair : la Switch Lite est un modèle d’entrée de gamme, avec un prix réduit. Elle est surtout là afin de permettre aux bourses plus réduites de se procurer une Nintendo Switch. En soi, à part son prix, la Switch Lite ne propose rien de réellement innovant et intéressant par rapport à sa grande sœur, si ce n’est sa taille réduite. Malgré tout, elle possède les mêmes jeux que la Nintendo Switch, avec un prix réduit. Chapeau Nintendo !

La réponse de Guyoon :

Pas chapeau, casquette ! Le genre de visière qu’il faut pour jouer à la Switch en plein soleil. Blague à part, je trouve que le seul avantage de la Switch Lite est son prix. Et son plus gros inconvénient, son absence de dock qui la rend impossible à « switcher » sur la TV. C’est clairement un frein à l’achat et je ne comprends pas ce manque.

La Switch Lite avec son look et ses Joy-Con soudés était déjà facilement identifiable, il ne fallait pas enlever cette fonction qui enlève l’essence même de la Switch, et l’une des causes de son succès, la liberté de l’hybride.

La réponse d’Amano :

Il est clair que cette incapacité de docker la console peut être un frein à l’achat. On peut comprendre que Nintendo ait cherché à diminuer le plus possible le prix de cette entrée de gamme, mais il semblait logique d’au moins proposer des docks spéciaux Switch Lite à part pour les intéressés.

Quoique, ce n’est pas vraiment ça qui a dû augmenter le prix de la console, un câble HDMI et un bout de plastique ne doivent pas être si chers…

On sent que Nintendo a cherché à reproduire ce qui a été fait avec la 2DS, qui n’avait pas d’option d’affichage en 3D et qui ne possédait pas de clapet. Ici, la Switch Lite ne possède pas de Joys-Cons détachable et n’est pas dockable. Et c’est dommage, car la console porte trop bien son nom : c’est une Switch moins chère, avec des tas d’options en moins, mais les mêmes jeux.

Débat 6 : Penses-tu que Nintendo devrait sortir une Switch “Pro” plus puissante ? Est-ce que cela apporterait un vrai plus ?

L’avis d’Izuku :

Dans les faits, on voudra toujours une console plus puissante. Cela permet d’avoir des jeux toujours plus complet et bien réalisé. Mais la course à la puissance n’a jamais fait parti de l’ADN de Nintendo, qui mise essentiellement sur des jeux simple et coloré. La preuve, la Nintendo Switch n’est pas beaucoup plus puissante que la Wii U sortie en 2012.

L’avis d’Amano :


On pourrait penser que les rumeurs de Nintendo Switch Pro datent de la révélation de la Nintendo Switch Lite l’année dernière. Mais en réalité, elles sont bien plus vieilles. Elles circulaient déjà lors de la sortie de la console classique, lorsque Microsoft et Sony venaient de sortir des versions améliorées de la Xbox One et de la PlayStation 4. Alors Nintendo suivra-t-il ce chemin ? Difficile à dire. Il pourrait être logique de penser que oui, une Switch Pro ou un équivalent va exister, vu que c’était le cas pour la Nintendo DS et la Nintendo 3DS. Mais il faut aussi se demander si la Switch Pro se concentrera uniquement sur le jeu en mode docké ou si ce sera vraiment une Switch plus massive et plus puissante. Finalement, est-ce qu’une Switch entièrement dockée serait vraiment utile, en exceptant son boost graphique ? La Switch Lite est moins chère tout en gardant à peu près la même puissance que sa grande sœur. Est-ce qu’une Switch Pro ajouterait vraiment uniquement un boost graphique ou peut-être une amélioration de la technologie des Joys-Cons. On pourrait les appeler Joys-Cons + par exemple, comme ce fut le cas pour le Wii Motion Plus en son temps. Je trouve que l’idée est intéressante, car cela pourrait justifier un prix plus élevé, mais est-ce que ce serait réellement utile ?

On ne peut pas vraiment répondre à cette question, parce que là où l’idée d’une Switch Lite semblait évidente avec le succès de la 2DS, une Switch Pro soulève plus de questions. Puisque la Lite coûte 100 euros de moins que la Switch à son lancement, la Pro coûtera donc 400€ ? La Pro serait-elle plus puissante qu’une PS4 ? Aurait-elle le même catalogue que la Switch originale ? Serait-elle « soudée » au dock pour empêcher le jeu portable ? Je pense que vous avez compris…

En soi, il est difficile de répondre clairement, car si un modèle Lite semblait évident pour servir d’entrée de gamme, pour une « Pro » ce serait plus compliqué à affirmer. Après, seul le temps nous le dira ! Et pour rappel, au lancement de la Lite, le trailer nous disait que « La famille Nintendo Switch s’agrandit » et non « La Switch Lite fait son apparition »… Mystère. Par contre, si Switch Pro il y a, j’espère du fond du coeur que Nintendo n’en profitera pas pour faire des exclusivités en boudant les acheteurs de Switch classiques et de Lite, ce serait vraiment un sale coup ça….

L’avis de Guyoon :


La question est délicate. Si Switch Pro il y a, je ne pense pas qu’elle aura une puissance phénoménale. Si on prend comme exemple les portables de Nintendo, les nouveaux modèles n’ont jamais passés un cap important niveau puissance. La raison est simple, il faut que les jeux tournent sur l’ensemble des machines. Ainsi, à l’instar de la PS4 Pro, la Switch Pro serait une Nintendo Switch légèrement améliorée, mais pas une grosse évolution.

La Switch face au reste du monde

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La Nintendo Switch se positionne à l’écart des autres consoles. D’abord, il s’agit de la seule console pouvant être jouée en mode portable et en mode salon. Puis par ses caractéristiques techniques qui finalement la rapproche plutôt des consoles portables. On voit que Nintendo continue dans sa lancée initiée par la Wii, après le semi-échec du Gamecube. Le constructeur japonais se détache peu à peu des consoles de salon pour offrir des expériences originales.

Il y a eu la Wii et son motion gaming. La Wii U et son Gamepad. C’est désormais au tour de la Nintendo Switch et son côté hybride et ses Joys-Cons. Cela permet à Nintendo d’avoir des consoles différentes de Microsoft et Sony, qui mise essentiellement sur la puissance pour offrir des jeux toujours plus réaliste.

Là où Nintendo se concentre sur une expérience de jeu. Mais la Switch ne possède donc pas les mêmes jeux que ses concurrentes au niveau des tiers et est même boudés par beaucoup d’entre eux, seuls Betheda, CD Projekt et Ubisoft semblent être les seuls grands éditeurs convaincus par le potentiel de la console

La Switch sert donc bien plus de console complémentaire.

Elle est donc davantage concurrencée par les smartphones. Certains de ces téléphones (parce que rappelons-le, on peut téléphoner avec) sont aussi puissants voir plus que la console de Nintendo. De plus, des accessoiristes, comme Razer, créé des manettes clipsables semblables à la Switch. Mais Nintendo n’a pas peur de ce marché et croque même une part du gâteau avec la sortie de Mario Kart Tour ou Fire Emblem.

Nintendo a arrêté la production de la 3DS et de ses jeux. On peut donc considérer la Nintendo Switch comme la succession de la 3DS et non comme une console nouvelle génération qui prend suite à la Wii U. La sortie de la Switch Lite vient renforcer cette idée.

Débat 7 : Selon toi, quel est le réel concurrent de la Nintendo Switch ? Peut-on vraiment parler de concurrence ?


L’avis d’Izuku :


Si l’on considère la Nintendo Switch comme une console portable, et de part la taille de son écran de 6,2 pouces, j’aurais tendance à la voir comme concurrente des smartphones. De plus, son processeur Tegra X1 est moins puissant qu’un A13, que l’on trouve dans les derniers produits mobiles d’Apple. D’ailleurs, de nombreux jeux se trouvant sur Nintendo Switch sont également disponible sur iOS et Android. Pour les plus connus, citons Fortnite, Inside, Gris, Dead Cells ou encore les jeux Telltale.

Ce sont souvent des jeux indépendants, qui ont une place de choix sur smartphone. Nintendo a bien compris que les smartphones pourraient être un danger. Le constructeur a commencé à envahir les stores avec des versions tronquées de ces propres licences. Sur son mobile, on peut ainsi jouer à Super Mario Run, Mario Kart Tour, Animal Crossing: Pocket Camp ou Fire Emblem Heroes.

Des jeux bas de gamme, blindé d’achat in-app pour vous encourager à acheter une version complète… disponible exclusivement sur la Nintendo Switch. Cependant, d’autres créateurs prennent les smartphones au sérieux, ce qui pourrait évidemment faire concurrence à Nintendo. Je pense notamment à Cornfox qui a réalisé un Oceanhorn 2 d’une qualité très proche d’un Zelda : Breath of the Wild.

Et là ou le danger survient, c’est qu’il est possible de jouer certains jeux iOS sur le téléviseur avec une Apple TV. Il en vient de même pour Android avec les box Android TV. Finalement, on retrouve le fonctionnement d’un Nintendo Switch avec le smartphone en mode portable, et une box TV pour le mode salon.

L’avis d’Amano :


On va être clair encore une fois : la Switch ne joue pas dans la même cour que la PS4 et la Xbox One. Son concurrent direct est plus les smartphones, qui commencent réellement à faire de l’ombre au marché des consoles portables.

Ainsi, la Switch doit s’aligner sur les demandes de ce marché là afin de vraiment ne pas être inquiétée, même si l’idée d’une console hybride est de ce côté excellente puisque ça la place directement à part sur le marché, étant la seule “console portable” en vente, et étant la seule “console de salon” de Nintendo en vente.

Je parie que des joueurs ont achetés la Switch pour avoir non pas une console hybride, mais une console de salon ou une console portable. Et pour moi, c’est là que la Switch devient unique en son genre : elle n’est pas vraiment en concurrence, puisqu’elle a créée un nouveau marché, à mi-chemin entre les univers.


L’avis de Guyoon :


Il n’y a pour le moment pas de concurrence, mais ça va arriver. Je parle du xCloud de Xbox qui permettra de jouer sur une tablette aux jeux de salon. On peut aussi citer la console portable de Razer, certes qui coûtera cher, mais qui proposera la même chose que la Switch. La différence, c’est que la machine embarquera un PC récent, donc des jeux potentiellement plus beau que sur la console de Nintendo. Les smartphone peuvent être aussi un concurrence sur le marché purement portable.


Comment envisages-tu le futur pour la Switch ?

Petite question que j’ai rajoutée, je serais donc seul à répondre.



L’avis d’Amano :


Comme je le disais plus haut, la Nintendo Switch n’est pas en concurrence directe avec les consoles de Microsoft et de Sony. Ainsi, elle n’a pas à être inquiétée par l’arrivée de la next-gen en fin d’année. L’avenir de la Switch va surtout se jouer au niveau de son catalogue.

L’effet « Wouah, une console hybride » commence peu à peu à s’effriter, surtout avec l’arrivée de la Switch Lite. C’est vraiment grâce à ses jeux que la console peut espérer passer de succès convenable à véritable explosion. Et qui sait, peut-être dépasser les ventes de la Wii. Ainsi, si Breath of the Wild 2, Metroid Prime 4 et Bayonetta 3 sont désormais les exclusivités Switch les plus attendues, Nintendo a surement d’autres surprises en stock pour les années à venir.

En effet, le constructeur alterne année de sortie chargée (2017, 2019) et année de sortie plus légère et orientée sur un titre ou deux (2018, et 2020 ?). Mais là où je me questionne, c’est au niveau de l’avenir de Nintendo. Vont-ils continuer sur cette voie-là, en proposant des consoles hybrides, ou vont-ils rétropédaler, pour revenir sur les deux marchés ? La question mérite d’être posée et seul l’avenir pourra nous donner une réponse.

Alors, a t-elle sa place dans votre salon ?

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En soi, tout dépend de ce que vous recherchez avec la Switch. Si vous êtes un habitué des consoles Nintendo et que vous avez grandi avec les licences de la firme, foncez. La Switch accueille beaucoup de licences Nintendo qui sont au sommet, Zelda, qui a encore une fois déclenché un ouragan avec Breath of the Wild, Fire Emblem avec son épisode Three Houses qui est excellent.

Si vous cherchez une console qui vous permettra de jouer aux titres annoncés en trombe à l’E3, prenez plus une console comme une PS4 ou une One (ou leurs remplaçantes qui arriveront en fin d’année). La Switch a vraiment une place particulière sur le marché : elle est une console plus qu’idéale pour nos petites têtes blondes, puisqu’elle permet d’avoir une console portable pour qu’ils puissent jouer dans leur coin et une console de salon pour jouer avec toute la famille en même temps.

La Switch est également une console idéale pour les personnes qui préfèrent faire des sessions courtes, puisqu’elle s’adapte à toutes les envies avec ses modes portables et dockés. Mais la Switch reste une console très agréable et sympa tique de par la qualité de ses jeux, dont déjà quelques incontournables, et je trouve qu’il s’agit d’un très bel dernier au revoir à Satoru Iwata, ancien président de Nintendo décédé en 2015, et donc la Switch a été le dernier projet.

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Analytique N°11 : Les Fans, entre Amour et Destruction

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Bonjour et bienvenue dans cette Analytique dédiée à un sujet qui me tient beaucoup à cœur. On est tous fans de quelque chose. Oui, ne mentez pas. On est tous attaché à telle ou telle oeuvre, qu’elle soit vidéoludique, de l’animation, une oeuvre papier, du cinéma, ou quoi que ce soit. Cependant, si avoir des hordes de fans peut à priori sembler être une bonne chose pour un auteur, ça peut aussi commencer la destruction de son oeuvre. Et c’est ce que nous allons voir aujourd’hui sur CulturChronicles.

Mais tout d’abord, qu’est-ce que je considère comme un « fan » ? Je vous répondrai que pour moi, c’est une personne qui aime profondément quelque chose, et qui l’affiche sans en avoir honte (PP Twitter, ou par exemple des conversations sur tels ou tels événement lié à l’actu de ce qu’il aime). Et parfois, si cette personne est créative, elle va alors peut-être créer quelque chose lié à ce qu’elle aime.


Le côté positif des fandoms

Alors je ne parlerai pas du point de vue de tous les auteurs et créateurs de la civilisation humaine et de l’histoire humaine, ce serait arrogant. Mais de mon point de vue (que je partage sûrement avec d’autres), voir des personnes apprécier mon travail est une source de joie et de motivation énorme. Et j’imagine que ça doit être la même chose pour bien d’autres personnes. Il peut même arriver que les fans portent leur jeu/manga/licence préférée tout seul et pour moi, c’est l’exemple de Smash qui me vient directement en tête.

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Enfin, quand je dis l’exemple de Smash, je parle du côté compétitif de la licence, qui a été porté par les fans de la série pendant environ 15 ans, jusqu’à que Nintendo commence à accepter ce pan de leur série de jeu de combat, lors de la deuxième moitié de la vie de Smash 4. Alors je ne m’étendrai pas là-dessus, le sujet est passionnant et aura sûrement sa propre Amachronique un jour tellement j’aime le Smash compétitif, mais je vous met le lien de la playlist du premier épisode du « The Smash Brothers Documentary » sous-titré en français, documentaire qui résume la vie du Smash Compétitif et son envol avec Super Smash Bros. Melee

Mais pour revenir au sujet de l’article, oui, Smash et plus particulièrement son aspect compétitif montre à quel point des fans peuvent soutenir une licence au point de la faire vivre à travers eux. Les différentes techniques de Smash devenues légendaires (le Wave-Dash, le L-Cancelling,….), les memes autour de la série (20XX, No Johns….), ou encore les joueurs, atypiques et ayant tous leur histoires ( Ken, the King of Smash, The 5 Gods, the God-Slayer….).

C’est ça qui rend le Smash compétitif si attrayant et spécial : il ne s’est pas bâti grâce au développeur, mais par des fans, qui ont crée, popularisé et fait évoluer l’aspect compétitif de leur licence, au point de la propulser jusqu’aux étoiles…

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Une autre exemple du genre, mais dans un autre style

Après oui, Smash n’est pas l’unique exemple de ce genre, il y en a plein, des licences qui ont survécus grâce à leur communauté.. Je peux par exemple penser à la communauté de JoJo’s Bizarre Adventure, qui s’est dernièrement manifestée en masse sur Internet afin de réclamer une adaptation de la partie 6 du manga de Hirohiko Araki, Stone Ocean. Après, le deuxième but d’une communauté est selon moi d’être attrayante et agréables envers les néophytes ou les nouveaux venus dans leur rapport à la dite-licence, afin qu’elle puisse grossir au mieux (je sais pas si c’est très clair ce que je viens de dire…).

Mais malheureusement, parfois une communauté de fans peut déraper et provoquer le déclin de la licence de leur coeur, voire la décrédibiliser aux yeux des autres…


Le Côté Obscur des Fandoms

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Revenons deux minutes sur la communauté de Super Smash Bros, le 16 janvier, avec l’annonce de Byleth en personnage jouable, et le torrent de haine qui s’en est suivi sur Internet. Trailer de personnage le plus disliké sur YouTube, un hastag rempli à 95% de haine sur Twitter. Tout ça pour un perso de Fire Emblem, qu’on traite d’épéiste alors que c’est uniquement 2/5 de son moveset, qu’on traite d’inutile alors que ces même personnes veulent Crash Bandicoot voire des monstruosités comme des persos de Fortnite dans Smash…. Pourquoi ? Parce que c’est pas le perso que vous voulez ?

Je prie de tout coeur pour l’intégration de Bandana Waddle Dee et de Amaterasu depuis plus de 10 ans, et je n’ai pas déferlé ma haine sur Internet. Je suis resté calme, tout en saluant le travail de Sakurai, qui à la manière de George Lucas devient de plus en plus prisonnier de sa licence. Ce n’est pas le perso que vous voulez ? Ok, souhaitez la joie et le bonheur à ce qui voulait ce dit-perso dans Smash et attendez le prochain, c’est pas compliqué !

Et non, vous continuez à vous comporter comme des enfants pourrir gâtés « Ouais mais Dixie elle aurait un meilleur moveset ! » « Il a pris la place de Spyro !! » « C’est pas Geralt donc c’est nul !! »… Franchement, c’est ridicule…..

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Penchons-nous maintenant sur un acte des plus déplorables, des plus dégoûtants, des plus horribles… Deux ans après sa sortie, Star Wars Epidoe VIII : Le Dernier Jedi (oui parce que le « The » de « The Last Jedi » est au singulier bande de nouilles) continue de diviser les fans sur sa qualité. Pour ma part, je trouve que le film a d’énormes qualités en tant que film, mais a beaucoup de défauts si on le considère comme deuxième épisode d’une trilogie…

Mais à côté du débat sur la qualité du film, ce qui est déplorable c’est l’harcèlement qu’à subit Kelly Marie Tran, actrice de Rose Tico, tout ça parce que son personnage serait mauvais… Alors, pour ma part je trouve le personnage très bon, car il nous montre ce que serait une personne lambda dans un monde aussi fantastique et merveilleux que celui de Star Wars, mais reste que le harcèlement est un acte impardonnable….

Et ce n’est que le côté émergé de tous les tarés qu’il y a dans la communauté de Star Wars, qui possède également énormément de bonnes personnes, attention !! Beaucoup de gens sont très agréables et gentils dans cette communauté !! Mais que ce soit dans la communauté Star Wars, ou partout ailleurs, voir des gens se disputer et gueuler un peu partout freine forcément le développement de la série….

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Car il y a une chose que les fans très conservateurs sur leur licence oublient : Le créateur n’a aucun lien avec sa fanbase, il n’a aucun compte à leur rendre.

Par exemple la communauté de Go-Toubun no Hanayome, en feu depuis la révélation de la mariée (qu’on va appeler Mme. X), remettant soudainement en cause la qualité du manga alors que 2 semaines avant ils acclamaient le manga (je ne parle pas de TOUTE la commu de Go-Toubun, mais seulement de quelques cas sûrement minoritaires, qui ironiquement crient le plus fort. Et voir des gens comme ça peut sûrement freiner les créateurs en question. Alors oui, vu comme ça on dirait que je demande à ce qu’on soit tous très gentil et attentionnés mais non, juste que vous pouvez vous faire entendre autrement qu’en harcelant quelqu’un ou en menaçant de mort un créateur.

Nous avons la chance de vivre une époque où il est très facile d’interagir avec des personnes qui apprécient les mêmes choses que nous, alors ne gâchons pas cette chance et profitons-en !!

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Merci à tous d’avoir lu la dernière Analytique de janvier (plus de détail dans le résumé hebdo) !! C’est l’un des nombreux sujets qui me tenait à cœur, et j’espère que vous serez au rendez-vous !!

Analytique N°10 : Nekketsu Old-School VS Nekketsu actuel à travers Black Clover

Bonjour à tous et bienvenue dans la première Analytique de l’année ! Pour bien commencer, je vous propose un article dont l’idée a germé dans mon esprit en lisant Black Clover. On connaît tous les codes du Shônen Nekketsu que nous allons détailler par la suite: le héros, orphelin ou avec des figures parentales très faibles, qui possède un pouvoir particulier et qui va être lié au destin de son monde.

Ce schéma narratif, instauré par Dragon Ball, a pris son envol dans les années 90 avec des mangas comme Dragon Ball et, en un sens, JoJo’s Bizarre Adventure, a été sublimé dans les années 2000 par des mangas comme les membres du « Monster Trio » (One Piece, Naruto et Bleach), mais aussi des mangas comme Fairy Tail. Et durant la décennie qui vient de se terminer, le manga nekketsu a évolué, en finissant parfois par se moquer de lui-même, par exemple avec le succès de One Punch man suite à son adaptation animé fin 2015. Le nekketsu, et même le shônen en général, a donc évolué au cours de ces 10 dernières années, afin de se libérer de ses codes, ou alors d’ajouter quelque chose en plus. Et c’est ce que font la plupart des œuvres qui se catégorisent comme des shônen nekketsu aujourd’hui.

Mais il existe un nekketsu, qui en vers et contre tout, reste ancré dans le passé, au point d’être le seul anime de cette génération à posséder un anime fleuve. Je parle bien évidemment de Black Clover


Faire du neuf avec vieux

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Avant de commencer, on va faire une petite mise au point : J’aime Black Clover. Voilà. C’est un manga dont je reconnais les lacunes (histoire basique, pouvoir de l’amitié tout de même assez présent et surtout un anime aux fraises), mais je l’aime bien. Alors il ne m’a pas et ne me marquera pas, mais ça reste une valeur sûre du nekketsu et même, une porte d’entrée idéale au genre avant de partir vers des mastodontes comme Naruto, Bleach.

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Et deuxièmement, on va définir ce qui est un nekketsu, afin de ne pas faire de quiproquo. Le nekketsu est un genre crée par Osamu Tezuka, dieu du manga, à travers son manga « La Nouvelle Île au Trésor ». Pour moi, un nekketsu est un manga shônen ayant généralement pour héros un adolescent (Ichigo/Luffy), pré-adolescent (Naruto au début) ou jeune adulte (Gokû à partir du 23ème Tenkaichi Budokai), héros qui est soit orphelin ou dont les parents sont très peu présents dans le récit (retrouver un parent peut d’ailleurs être un objectif du héros, regardez Natsu).

Ce héros orphelin va donc vivre une quête initiatique qui l’amènera à évoluer et grandir, dans un monde surnaturel, afin d’accomplir un objectif qui apparaît irréalisable au début (devenir le « Roi des Pirates », Le N°1 des Supers-Héros, Hokage….). Cependant, le nekketsu se sépare du manga de sport (qui en prenant juste ces caractéristiques, ressemble au nekketsu), par la présence de pouvoirs surnaturels (les Fruits du Démon et le Haki, le Chakra, le Ki, les Alters, Le Mana….). Alors oui, il existe des mangas de sport avec des pouvoirs (comme un Inazuma Eleven, bien qu’à l’origine des jeux vidéos), ou le désormais légendaire « Prince of Tennis » et ses mises en scènes avec une météorite balle qui éteint les dinosaures….

Mais ça reste très très rare. Revenons au nekketsu. Parmi ce monde aux pouvoirs, le héros possède un pouvoir souvent assez rare dans la population, ce qui peut amener à le considérer comme un « élu » (Le Haki des Rois et le « D. », Kurama le Démon à 9 queues, L’Anti-Magie, Le One for All). Il se servira donc de ce pouvoir pour affronter des ennemis de plus en plus en puissants, à l’aide de ses amis.

Bon, je pense avoir bien expliqué le fonctionnement du nekketsu ainsi que ses codes, vous avez du comprendre. Pour vous donnez des exemples de nekketsu célèbres, il ne faut pas aller très loin. Par exemple, les 3 mangas les plus vendus de l’histoire (One Piece en 1er/ Dragon Ball en 2ème/ Naruto en 3ème), sont des nekketsus, preuve de l’incroyable succès du genre. D’ailleurs ils font partis des 6 mangas à avoir dépassé les 200 millions de ventes, avec Golgo 13, Detective Conan et Kochikame, et c’est les seuls à avoir dépassé les 230 millions d’exemplaires (Naruto à 235 millions, Dragon Ball à 250 millions et One Piece à plus de 500 millions).


Un cahier des charges suivi à la lettre

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Mais vous allez me demander : En quoi le nekketsu a t-il évolué ? En quoi les codes du nekketsu ont changés entre 2010 et 2020 ? Eh bien je vous répondrais que le nekketsu a été OBLIGÉ de changer. Et c’est là que Black Clover entre en scène dans notre analyse

Black Clover est un nekketsu qui reprend scrupuleusement les codes du genre. Voyez plutôt :

  • -Le héros faible à cause d’un handicap (aucun Mana) qu’il surmontera très rapidement. Il est très énergique, pas très intelligent, et il aime le combat par dessus tout
  • -Dans ses amis on trouve : le pervers de service (Finral), la tsundere (Noëlle), la fille « J’ai des courbes et c’est ma raison d’exister (Y’en a même deux, Vanessa et Mimosa), le garçon beau gosse et ténébreux (Yuno), la mascotte (Nero ou Charmy)…
  • Il a un objectif qui apparaît comme irréalisable (devenir Empereur-Mage)

Vous avez compris je pense : Black Clover, c’est le cahier des charges du nekketsu en manga. Le manga n’innove en rien. Et c’est en soit, un trait qu’il partage avec les nekketsu de « l’ancien temps » style Naruto ou Dragon Ball. Sauf que là où à l’époque de Naruto, le nekketsu n’était pas encore aussi répandu qu’aujourd’hui, donc les nekketsu pouvaient se permettre de reprendre à la lettre les codes du genre tout en les adaptant à leur univers. Mais là on est en 2020 et les nekketsu, c’est plus si rare que ça, c’est même très courant…. Rien que dans le Jump… Dans le Jump niveau nekketsu c’est :

  • One Piece
  • HunterXHunter
  • My Hero Academia
  • Demon Slayer
  • Black Clover
  • Chainsaw-Man
  • Samurai 8

Pas moins de 7 nekketsu, c’est beaucoup. Et les succès sont retentissants que pour quelques-uns d’entre eux : Samurai 8 est aux portes de l’enfer, HunterXHunter est sous perfusion, Chainsaw-Man commence à monter les échelons et justement Black Clover galère également….. Mais alors, pourquoi Black Clover galère à se vendre ? Déjà, l’adaptation animé. On l’a vu cette année avec Demon Slayer, mais un anime est indispensable afin de faire décoller les ventes.

Or à part One Piece (qui n’a plus rien à prouver) et HunterXHunter, tous les animes de cette génération avec un succès ont eu une adaptation animée, et My Hero Academia et Demon Slayer ont, contrairement à Black Clover, un anime saisonnier. Comprenez pas là que l’anime ne sera pas diffusé tout le temps mais seulement une saison, généralement de 12 ou 25 épisodes, là où Black Clover a ce qu’on appelle un anime fleuve, un anime diffusé chaque semaine, à la One Piece ou la Naruto….

Et si un anime saisonnier permet de booster les ventes, un anime fleuve sert surtout à les stabiliser, et c’est là qu’est le problème de Black Clover.

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Le deuxième problème de Black Clover c’est que c’est un nekketsu qui fait trop nekketsu, là où aujourd’hui, les nekketsu ont tendance à apporter de la valeur ajoutée, à évoluer afin de ne pas lasser… C’est ce que font notamment My Hero Academia et Demon Slayer, le premier en amenant un cadre scolaire assez rare dans le nekketsu et un nombre de personnage principaux assez grand, et l’autre avec des méchants très développés et une ambiance qui lui est très propre. Black Clover de son côté n’a rien de tout ça. Alors attention, ça reste un très bon manga, mais il fait constamment dans le déjà-vu.

Difficile de ne pas penser aux rivalités légendaires du shônen en observant le lien entre Yuno et Asta, difficile de ne pas penser à Fairy Tail en observant l’univers, difficile de se convaincre que Black Clover est novateur…. C’est pour ça que voir l’évolution du shônen nekketsu à travers Black Clover est très intéressant : Le nekketsu, qui était un genre à succès en 2010, a évolué en 10 ans afin de se diversifier et de nous donner des perles comme Demon Slayer ou My Hero Academia…

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Bon, je ne sais pas comment conclure cet article pour tout vous dire…. Je vois vraiment pas comment conclure. Voilà, je vais dormir maintenant, bon week-end à tous !!

Analytique N°9: Le bilan Oricon du manga de 2010 à 2019

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Dans moins d’une semaine, nous changerons d’année, mais également de décennie. Et avant de vous faire mon bilan de l’année 2019 en deux articles (mangas et jeux vidéos qui sortiront Lundi et Mardi), on va regarder loin en arrière, jusqu’à 2010, afin d’analyser ce que cette décennie a apportée au manga. On va donc se concentrer d’abord sur les ventes globales, ce qui illustre au mieux l’état du marché selon moi, avant de conclure en vous livrant mon ressenti sur cette décennie.

Avant de commencer, je tiens à préciser que j’inclurai parfois mon ressenti sur les faits dont je vais traiter, mais surtout sur des faits postérieurs à 2015-2016, lorsque j’ai réellement commencé à m’intéresser de très près à l’industrie du manga. Il faut me comprendre, en janvier 2010 j’avais 7 ans, oui 7 ans, donc ma priorité n’était pas de savoir combien d’exemplaires One Piece avait vendu. Sur ce, c’est parti !!

L’Etat du marché du manga en 2009

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Avant de vraiment commencer, je pense qu’il est capital de poser nos bagages en 2009, afin de faire un état des lieux. One Piece vient alors à peine de dépasser Dragon Ball en terme de ventes avec son 55ème volume, faisant de lui le manga le plus vendu de tous les temps au Japon (par contre, impossible de connaître l’avance exacte que lui a donné son 55ème tome, les chiffres étant très flous).

One Piece était donc à la 1ère place du podium en 2009, avec 14,7 Millions de ventes sur l’année. Naruto arrive 2ème, avec 6,8 Millions, suivi par Bleach avec 6,4 Millions et Fullmetal Alchemist en 4ème position avec 5,8 Millions. Pas de doute, c’était une autre époque.

Si One Piece est toujours au sommet, il n’arrive plus aux 14 Millions (il est par exemple à 10 Millions de ventes en 2019 et environ 8 Millions en 2018). Naruto s’est terminé d’une belle manière, pour Bleach, ça a été très douloureux au contraire, et pour FMA, sa fin approchait déjà à grand pas. Hors du top 4, on retrouve notamment Gintama en 5ème position (4,7 Millions de ventes en 2009), Fairy Tail en 8ème(2,8 Millions) ou Les Vacances de Jésus et Bouddha en 10ème place (2,6 Millions).

En plus des ventes, il est également important de remarquer que les tomes se vendaient plus dans la durée, ce qui était logique à une époque où les réseaux sociaux n’étaient pas aussi présents qu’aujourd’hui. Internet était présent, certes, mais tout de même moins développé qu’aujourd’hui, surtout au niveau des réseaux sociaux, qui ont explosés lors de cette décennie 2010-2019.

Ainsi, à l’époque, le bouche-à-bouche au niveau des sorties de manga était encore présent, ce qui fait que la performance du tome 53 de One Piece, qui était à l’époque le seul tome de la série à avoir écoulé plus de 2 Millions d’exemplaires sur une seule année de vente, cap que les tomes d’aujourd’hui franchissent sans problème (ce qui est du à l’explosion de la série en 2010 et à l’importance des réseaux sociaux, comme dit plus haut).

2009 semble donc déjà être une année d’un autre temps, où les tomes se vendaient beaucoup plus dans la durée, là où aujourd’hui, seul inarrêtable Demon Slayer semble être capable de cette performance.


2010: L’explosion qui propulsa One Piece au sommet

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2010 est une année mémorable, et très intéressante lorsqu’on la regarde aujourd’hui. On se rend tout de suite compte qu’elle a façonnée la première partie de la décennie en terme de ventes: One Piece en haut, les autres séries très populaires des années 2000 en dessous qui s’arrêtent petit à petit, et les newcomers en dessous. D’ailleurs, j’illustrerai le titre que j’ai donné à cette année avec une donnée simple:

Voici le tome 60 de One Piece, et le tome 53 de Naruto, sortis tous les deux le 4 novembre 2010. Sur 4 jours, le tome de Naruto s’est écoulé à 819 243 exemplaires. Une très très bonne performance en soit, quasiment un million sur même pas une semaine c’est énorme. Pour ce qui est du tome 60 de One Piece, en 4 jours, il s’est écoulé à….. 2 Millions. Oui, 2 Millions d’exemplaires.

Et c’est une performance qui n’est pas exclusive au tome 60 de One Piece. Pour vous dire, en 2010, One Piece s’est au total écoulé à…. 32 Millions d’exemplaires, 32 343 809 exemplaires pour être précis. C’est juste incroyable. Mais alors, à quoi est dû ce boost ? Les avis divergent, mais on note surtout 2 sources: l’arc de Marineford, alors l’arc le plus épique du manga mais aussi le plus meutrier, mais aussi le film « Strong World », qui a eu un succès fou et qui a été le 1er film supervisé par Eiichiro Oda.

Pour vous comparer la taille de ce boost, on peut remarquer que en 2010, One Piece a plus vendu d’exemplaires que Naruto (2ème avec 7,4 Millions), Sawako (3ème avec 6,5 Millions), Fullmetal Alchemist (6ème avec 5,1 Millions), Fairy Tail (4ème avec 5,7 Millions) et Bleach (5ème avec 5,2 Millions) réunis !! C’est juste fou… Il faut tout de même noter l’excellente performance de Nura, Le Seigneur des Yokai, présent dans le Top 10 grâce à son adaptation animé (un peu à la manière de Kaguya-Sama en 2019)


2011: Un vent de changement dans le bas du tableau

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2011 marque 3 événements assez marquants: la fin de Fullmetal Alchemist, et donc sa disparition du top 10 annuel, le début du déclin de Bleach (qui descend à la 8ème place), et le début de l’incroyable ascension de Attack on Titan, à la 11ème place du top annuel.

Mais le mérite de la plus grande ascension est à remettre à Blue Exorcist, qui monte jusqu’à la 3ème place, avec 5,2 Millions de copies écoulés. Ascension fulgurante qui est bien évidemment due à son adaptation animée, diffusée entre avril et octobre 2011. Ainsi, Blue Exorcist surpasse donc cette année des mastodontes comme Fairy Tail (4,7 Millions/ 4ème) et Bleach (4,1 Millions/8ème) en plaçant ses 7 tomes dans le top 50. Mais Blue Exorcist n’est pas le seul manga à avoir réalisé une telle ascension.

On peut aussi remarquer les montée en puissance de Toriko (4,6 Millions/5ème), Bakuman (4,3 Millions/7ème), L’Attaque des Titans (3,7 Millions/11ème), Beelzebub (2,6 Millions/15ème). Il faut également noter l’arrivée de Hunter x Hunter à la 13ème place, avec 2,9 Millions de copies écoulées, ascension qui est bien évidemment due à son adaptation animée débutée en 2011. Mais il y a également eu une autre ascension: celle de One Piece, qui a réussi l’exploit de vendre encore plus de copies que en 2010: 37 Millions de copies écoulées, soit 5 de plus qu’en 2010….. Juste incroyable.

En 2010 et en 2011, il a vendu un total de quasiment 70 Millions de copies, soit quasiment les ventes totales de Fullmetal Alchemist. Qu’est-ce que je peux vous dire de plus ? Que ça représente plus de 100 000 copies vendues par JOUR ? One Piece au début de la décennie, c’était quelque chose…

Mais à part One Piece, les membres du Top 10 de 2010 perdent globalement tous des ventes: Naruto conserve sa 2ème place avec 1,6 Millions d’avance sur Blue Exorcist, mais perd 534 000 copies, Fairy Tail conserve sa 4ème place mais perd 1 Millions de copies, Bleach perd 1 Millions également, Sawako 2 Millions, Fullmetal Alchemist dégringole à la 15ème place en perdant 3 Millions, ce qui est du à l’unique parution de son 27ème et dernier volume….

À part One Piece, le seul membre du top 10 qui se vend mieux en 2011 qu’en 2010 est Gintama, qui gagne 437 000 copies et une place au classement. 2011 apparaît donc comme le début d’une nouvelle vague, où les mangas des années 2000 délaissent petit à petit le top 10 afin de faire de la place aux nouveaux-venus, surtout que certains ne s’étaient pas encore révélés, comme par exemple Kuroko’s Basket, 24ème avec 1 712 983 copies écoulées.


2012: Le changement gagne le haut du tableau

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On va être clair, 2012 marque un déclin de ventes pour un grand nombre de manga, One Piece en tête, qui ne vend « que » 23,4 Millions cette année, tout en gardant une incroyable avance sur le deuxième, qui n’est pas Naruto, mais bien Kuroko’s Basket, qui écoule 8 Millions d’unités, soit 4,711 fois ses ventes de 2012, ce qui est bien évidemment dû à son adaptation animé diffusé entre avril et septembre 2012.

Naruto arrive donc 3ème avec 6,495 Millions d’unités, avec encore une perte de 379 000 unités (soit une perte de plus de 900 000 unités par rapport à 2010). Le top 10 est donc constitué de 5 nouveaux par rapport à 2011 et de 5 anciens. Parmi les 5 anciens, on retrouve donc One Piece en 1er (23,4 Millions), Naruto en 3ème, -1 place (6,4 Millions), Fairy Tail en 5ème, -1 place (4,1 Millions, -572 000 copies), Sawako en 6ème, +3 places (4 Millions, -69 766 copies) et Bakuman en 10ème, -3 places (3,2 Millions, -1 188 000 copies).

Pour ce qui est des nouveaux venus, on retrouve donc Space Brothers en 4 ème, qui gagne 3 613 000 copies par rapport à 2011, Silver Spoon en 7ème, avec 3 603 710 copies, Hunter x Hunter en 8ème, qui gagne 516 963 copies par rapport à 2011 et Magi en 9ème avec 3 437 182 copies. Alors, comment expliquer ces arrivées dans le top 10 ? Pour ce qui est de Silver Spoon, c’est sûrement l’aura de Hiromu Arakawa, auteure de Fullmetal Alchemist (car Silver Spoon n’a obtenu une adaptation animée qu’en 2013). Cependand, Pour Space Brothers, Hunter x Hunter et Magi, c’est leurs adaptations animées qui ont bien boostés leurs ventes.

Si pour Hunter x Hunter, son arrivée dans le top 10 était prévisible vu le début de boost en fin d’année 2011, pour Space Brothers et Magi, c’est plus surprenant (Space Brothers par l’ampleur de son boost, 3,6 Millions en plus ce n’est pas rien et pour Magi, son animé avait débuté en octobre 2012, ainsi il était déjà candidat au top 10 2013).

Pour ce qui est des mangas en dehors du top 10, on retrouve Toriko, Bleach et Gintama, respectivement aux 11ème, 12ème et 13ème places. Ils perdent tous au moins 1,2 Millions de copies par rapport à 2011. Pour Bleach, cette chute s’explique sûrement par la fin de son anime en Mars 2012.

De même pour Gintama, avec la fin de la saison de son anime nommé Gintama’ en mars 2012. Par contre pour Toriko, c’est un peu plus obscur. Son anime était encore en cours de diffusion, alors pourquoi a-il autant chuté (-6 places et -1,6 Millions de copies) ? Mystère, mystère…. 2012 apparaît donc comme une année creuse, où la plupart des succès baissent dans les ventes, pour que ça profite à quelques nouveaux-venus, mais qui restent tout de même assez rares….


2013: Le choc des générations

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Après une année 2012 assez vide si on omet l’ascension fulgurante de Kuroko’s Basket, 2013 est l’une des années vraiment palpitantes du top Oricon, lorsque les succès du début des années 2010 commençaient vraiment à titiller les piliers en place.

Ainsi, si One Piece reste premier pour la 6ème année consécutive sur 6 années de chiffres, il continue de baisser dans les ventes avec 5 Millions de perdus, mais reste tout de même à 18,1 Millions. On retrouve donc à la 2ème place Attack on Titan, qui gagne 13,2 Millions de copies par rapport à 2012, pour arirver à 15,9 Millions, boost phénoménal encore une fois du à une adaptation animée.

Le boost de Attack on Titan est tel que combiné à l’érosion naturelle des ventes de One Piece, Attack on Titan n’est « qu’à » 5 Millions de One Piece. Ainsi Attack on Titan passe même de la 4ème place en juin à la 2ème en fin d’année. Kuroko’s Basket, malgré ses 690 000 copies de gagnées, se voit obligé de reculer à la 3ème place.

La 4ème place revient donc à Magi, qui en gagnant 3 713 000 copies par rapport à 2012 profite pleinement de son boost d’adaptation animée. Son anime s’est terminé en mars 2013, mais Magi continua à bien se vendre afin de s’assurer une 4ème place sur le top annuel. Naruto recule encore et quitte le podium pour atterrir à la 5ème place pour son avant-dernière année de parution.

Naruto s’est donc vendu en 2013 à 5,5 Millions de copies, soit 941 000 copies de moins qu’en 2012. C’est Silver Spoon qui atterrit à la 6ème place, en gagnant 1,2 Millions par rapport à 2012, pour un total de 4,8 Millions. Cette ascension est due à son adaptation animée, qui a été diffusée en 2013, mais aussi probablement due aux fans de Fullmetal Alchemist intéressa par le nouveau manga de l’auteure. Assassination Classroom arrive jusqu’à la 7ème place, soit un excellent départ pour sa 1ère année de parution complète, avec un total de 4,5 Millions de copies écoulées.

Hunter x Hunter continue à bénéficier du boost de son adaptation animé avec 4,2 Millions de copies écoulées en 2013, avec 791 000 de gagnées par rapport à 2012. Fairy Tail continue de chuter, en perdant 4 places, pour atterrir à la 9ème, pour 3,7 Millions de copies écoulées. C’est Terra Formars qui ferme le Top 10, avec 3,6 Millions de copies écoulées. On retrouve donc en dehors du top 10 Sawako, Gintama et Toriko aux 11ème, 12ème et 13ème place, mangas qui continuent donc leurs descentes, ce qui est logique, vu leur âge (le plus jeune étant Toriko, qui fêtait ses 5 ans).

Il faut tout de même remarquer que si Gintama descend dans le classement, il vend tout de même 14 662 copies de plus qu’en 2012. On retrouve ensuite Kingdom à la 14ème place, qui a bien bénéficié du boost de son adaptation animée, comme le prouve ses 2,8 Millions de copies écoulées. Bleach occupe la 15ème place et Space Brothers la 17ème, comme quoi ils dégringolent de plus en plus. Mais c’est Jojo’s Bizarre Adventure qui occupe la 16ème place, malgré 0 tomes parus en 2013, comme quoi il profitait bien de la 1ère saison de son animé, achevée en mars 2013. 2013 est donc une année qui ressemble à un passage de flambeau.

Les mangas de la génération 2010 sont de plus en plus présents dans le top 15, tandis que ceux de la décennie précédentes se font de plus en plus rares….


2014: Le début d’une nouvelle ère

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2014 est une année qui est entrée dans l’histoire de l’ère Oricon. Déjà car pour la première fois, 5 mangas de la décennie 2010 avaient réussi à pénétrer dans le top 10, pour 3 débutés entre 2000 et 2009, et 2 débutés avant 2000 (dont 1 de ces deux-là qui a pris fin en 2014). L’année 2014 est également entrée dans l’histoire car pour la première fois de l’ère Oricon, la première place de One Piece était menacée.

C’est Attack on Titan qui occupait ainsi la première place en juin 2014, avec 8 342 268 copies écoulées, contre 4 936 855 pour One Piece. Mais pourquoi et comment Attack on Titan a réussi à chourer la première place semestrielle à One Piece ? Déjà, Attack on Titan profitait encore de l’incroyable boost de sa saison 1, malgré une fin en septembre 2013, tandis qu’à l’opposé, 2014 était une année à 3 volumes pour One Piece, donc une année où One Piece vendrait environ 1 Millions, voire 2 de moins. C’est, à mon avis, ce qui explique au mieux ce classement du premier semestre 2014.

Résultat, le deuxième semestre a donc été une lutte acharnée, sans doute le plus grand combat de l’ère Oricon, bien plus grand qu’en 2019 où Demon Slayer a sprinté comme un fou au second semestre. Vous ne me croyez pas ? Eh bien en 2014, One Piece s’est écoulé à 11 885 957 unités (6 242 642 de moins qu’en 2013). De son côté, Attack on Titan s’est écoulé à…. 11 728 368 unités (4 205 433 de moins qu’en 2013). 157 589 unités de différence… C’est sans-doute l’un des scores les plus serrés de l’histoire entre les 2 premières places. Mais regardons un peu le reste du classement.

C’est Haikyû!! qui arrive à la 3ème place pour sa 3ème année de parution, une incroyable performance qu’on oublierait presque face aux deux titans (sans mauvais jeux de mots). Haikyû!! s’est donc écoulé à 8 282 709 unités en 2014, soit 6 227 498 copies de plus qu’en 2013 (pour 19 places de gagnées). C’est Tokyo Ghoul qui occupe la 4ème place avec 6 946 203 copies écoulés, pour 5,2 Millions de plus qu’en 2013, et c’est Kuroko’s Basket qui conclut le top 5 avec 6 729 429 copies écoulées (encore un duel très serré) même si il faut noter que Kuroko’s perd 2 Millions de copies par rapport à 2013.

Naruto occupe la 6ème place pour sa dernière année de parution, avec 5,5 Millions de copies vendues. Si le score reste très bon, l’oeuvre de Kishimoto nous quitte en finissant sa dernière année de parution hebdomadaire dans le top 10 annuel, mais plus dans le top 5. Le reste de la seconde moitié du top 10 est composée de Ace of Diamond (7ème place/4,681 Millions), Magi (8ème place/4,657 Millions), Nanatsu no Taizai (9ème place/4,633 Millions) et Assassination Classroom (10ème place/4,622 Millions). Il faut tout de même noter que les mangas de la 7ème à la 10ème place, à savoir Ace of Diamond, Magi, Nanatsu no Taizai et Assassination Classroom sont tout les 4 dans un mouchoir de poche, étant donné qu’ils ont tous écoulés entre 4 620 000 et 4 682 000 exemplaires.

2014 est une année de folie. Je regrette de ne pas avoir pu suivre ces duels en direct et de ne pouvoir voir que leurs conclusions…. De la 11ème à la 20ème place, on retrouve également 4 mangas qui étaient absents du top 30 2013: Hôzuki no Reitetsu à la 11ème place, pour 4,38 Millions, Yowamushi Pedal à la 14ème place pour 4 Millions, Shokugeki no Soma à la 19ème place pour 2,6 Millions et Yokaï Watch à la 20ème pour 2,5 Millions.

On peut également noter la 16ème place de Nisekoi, pour 3,8 Millions, qui a profité du boost de son anime, mais aussi les 17ème et 18ème places de Fairy Tail (3,2 Millions) et de Bleach (2,9 Millions), le premier commençant à accuser le poids de l’âge et l’autre n’étant plus que l’ombre de lui-même… 2014 est vraiment une année exceptionnelle et 2015 semblait déjà être aussi incroyable, maintenant que One Piece ne semblait plus aussi intouchable et que Nanatsu no Taizai allait avoir un anime…

D’autant plus que la place de Naruto dans le Jump s’était libérée….


2015: La nouvelle génération domine

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Autant commencer par là: pour la deuxième année consécutive, One Piece n’était pas premier à la fin du premier semestre, c’était un certain Nanatsu no Taizai qui occupait cette place. Ainsi, en juin 2015, Nanatsu no Taizai était premier avec 7 059 400 copies vendues, tandis que One Piece était à 7 046 066, soit une différence de 13 334 copies. Nanatsu no Taizai a arracher cette première place à One Piece grâce à son adaptation animé qui l’a bien boosté.

Cependant, là où le duel de 2014 avait eu lieu pendant toute la seconde moitié de l’année, une fois le second semestre 2015 débuté, les ventes de Nanatsu no Taizai diminuent grandement, ce qui permet à One Piece de terminer premier. One Piece arrive donc premier, avec 14 102 521 copies écoulées (soit 2 216 564 de plus qu’en 2014). Nanatsu no Taizai arrive lui 2ème, avec 10 304 112 copies écoulées (soit 5 670 866 de plus qu’en 2014, pour 7 places de gagnées).

Il faut également noter que c’est l’écart entre One Piece et le deuxième le plus grand depuis 2012 (un peu moins de 4 Millions, là où c’était un peu plus de 2 Millions en 2013 et 157 000 environ en 2014). La 3ème marche du podium revient donc à Attack on Titan et ses 8 778 048 copies écoulées. Cependant, le manga d’Isayama commence à perdre beaucoup de lecteurs en l’absence de son anime, puisqu’il est le manga du top 10 à perdre le plus de lecteurs (-2 950 320 copies). On retrouve ensuite Assassination Classroom et Kingdom à la 4ème et 5ème place, tous deux vendus à plus de 8,5 Millions d’exemplaires (8 605 861 pour Assassination Classroom et 8 569 215 pour Kingdom).

Pour le reste du top 10, on retrouve Haikyû!! à la 6ème place pour 6 531 508 ventes, soit 1 752 201 de moins qu’en 2014. Le manga de volley du Jump dégringole ainsi en tombant de sa 3ème place et en quittant le top 5. Shokugeki no Soma est à la 7ème place pour 4 321 830 ventes, soit 1 677 708 de plus qu’en 2014. Le manga confirme sa bonne dynamique et grimpe 12 places pour arriver à la 7ème.

Le top 10 est fermé par Terra Formars à la 8ème place (4 188 158 ventes), Prison School à la 9ème place (4 058 119 ventes), qui bénéficie du boost de son anime et enfin Tokyo Ghoul: Re à la 10ème place avec 3 758 541 ventes, deuxième partie de Tokyo Ghoul et donc seule « nouveauté » de 2015 à figurer dans le top 10. En dehors du top 10, on retrouve One Punch Man avec 3,6 Millions de ventes à la 11ème place, déjà habitué à cette place on dirait. Naruto finit donc à la 14ème place avec 3,49 Millions de copies écoulés pour sa dernière année.

Derrière lui, Fairy Tail est 15ème avec 3,47 Millions de ventes. Ce qui est notable en 2015 pour lui, c’est qu’il reprend du poil de la bête, avec 196 236 copies en plus par rapport à 2014 pour 2 places de gagnées (après, vu que 7 volumes de Fairy Tail sont parus en 2015, ça explique un peu le phénomène).

Le reste du top 20 est constitué de mangas qui ont leurs heures de gloire derrière eux, tels que Magi ( 20ème, 2,8 Millions) ou encore Ace of Diamond (18ème, 2,9 Millions). Cependant, on peut noter la présence de Seraph of the End à la 19ème place, pour 2,85 Millions, qui n’arrive pas à atteindre le top 15 malgré une adaptation animée. Sinon Bleach continue de descendre vers les enfers, étant 21ème pour 2,81 Millions.

Et il est également intéressant de remarquer la présence de 2 petits nouveaux aux 22 et 27ème place, à savoir respectivement World Trigger (21ème pour 2,73 Millions) et My Hero Academia (27ème pour 2,1 Millions). Leur présence est plus que surprenante car World Trigger a à peine 1 an et c’est la première année de parution complète de My Hero Academia.

En soit, 2015 est la suite logique des événements: les mangas qui étaient à leur apogée en 2014 laissent leur place à d’autres, qui laisseront également leur place en 2016, année à laquelle on va passer.


2016: La fin d’une ère et le début d’une autre

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Les années se suivent et se ressemblent pour One Piece, qui est encore une fois premier pour la 9ème année consécutive. Cependant, là où il avait été bousculé en 2014 et en 2015 sur le premier semestre, il est resté premier tout le long de l’année 2016. Cependant, One Piece a vendu 12 314 326 copies en 2016, soit 1 788 195 de moins qu’en 2015. Une baisse de ventes tout de même assez conséquente, qui peut être due à la fin de l’arc de Dressrosa, à la longévité de la série, mais aussi à un autre problème qu’on évoquera par la suite.

C’est Assassination Classroom qui arrive à la deuxième place, avec 6 887 192 ventes, soit 1 718 669 de moins qu’en 2015. Le manga de Matsui réalise une excellente année. La seconde saison de l’animé lui a permis de monter jusqu’à la deuxième place, même si il est en baisse, comme One Piece, pour la même raison qu’on évoquera à la fin du paragraphe de 2016. Kingdom continue de progresser et grimpe 2 places pour arriver à la 3ème place.

Il s’est vendu à 6 595 968 exemplaires, et a perdu 1 973 247 ventes par rapport à 2015, malgré son gain de 2 places. Il continue sur sa lancée et son boost lancé en 2015 ne s’arrête pas, lui permettant de faire grimper ses ventes par volume. Kingdom devient donc à partir de 2015 un habitué du haut du tableau. C’est Attack on Titan (6 544 081 ventes, -2 233 967 par rapport à 2015) et Haikyû!! (6 474 394 ventes, -57 114 par rapport à 2015) qui complètent le top 5.

Attack on Titan quitte donc le podium annuel pour la première fois depuis 2013, preuve du début de son déclin et de l’absence de son anime qui commence vraiment à se faire ressentir. Haikyû!! a au contraire le vent en poupe, étant donné que 2016 marque la diffusion de la fin de sa saison 2 et de sa saison 3, lui permettant de remonter d’une place pour atterrir à la 5ème. Nanatsu no Taizai finit donc 6ème, avec un bilan catastrophique par rapport à 2015. C’est simple, il s’est vendu à 5 115 573 exemplaires et en a perdu 5 188 539. Son lectorat s’est divisé par deux….

My Hero Academia confirme sa bonne forme de 2015 et finit à la 7ème place, grâce à la saison 1 de son anime. Il s’est vendu à 5 114 916 exemplaires , soit moins de 1000 exemplaires de différence avec Nanatsu no Taizai pour un gain de 2 924 071 ventes par rapport à 2015. Tokyo Ghoul: Re finit 8ème, avec 4 278 599 ventes, One Punch Man 9ème (3 979 760 ventes) et Shokugeki no Soma 10ème (3 477 128 ventes).

Comme vous avez sans doute pu le voir, 2016 marque une énorme baisse générale des ventes. Sur le top 30, les ventes de 4 mangas ont augmenté (My Hero Academia, Tokyo Ghoul: Re, One Punch Man et Detective Conan) on a pas accès aux chiffres de 9 d’entre eux, et pour ce qui est des 17 autres, leurs ventes ont diminué d’au moins 57 000 ventes (c’est Haikyû!! qui a le moins perdu de lecteurs)…

Il y a une raison à cette baisse du nombre de lecteurs: le développement du format numérique et des scans, ce qui entraîne forcément une baisse des ventes physiques…


2017: Une chute générale

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2017 suit la tendance commencée par 2016: une baisse générale des ventes due au développement très rapide du format numérique, légal ou non. Malgré tout, on retrouve encore une fois One Piece sur le trône pour la 10ème année consécutive, qui se vend donc à 11 495 532 exemplaires en 2017, soit 818 794 de moins qu’en 2016. Attack on Titan retrouve la 2ème place annuelle, qu’il n’avait plus occupé depuis 2014, en se vendant à 6 622 781, soit 78 700 exemplaires de plus qu’en 2016, boost bien évidemment du au grand retour de son anime.

Il faut néanmoins remarquer que le boost sert surtout à stabiliser le manga, étant donné que Attack on Titan a fêté ses 8 ans en 2017 et qu’il devient donc difficile pour lui de recruter des lecteurs. C’est Kingdom qui boucle le podium pour la 2ème année consécutive, en se vendant à 6 184 214 exemplaires, soit 411 754 de moins par rapport à 2016. My Hero Academia continue sa montée en puissance et confirme son statut de meneur de la nouvelle génération en se plaçant 4ème, pour 5 852 310 ventes, soit 737 394 ventes de plus par rapport à 2016. C’est Tokyo Ghoul: Re qui conclut le top 5, avec 5 303 314 ventes.

C’est le seul manga du top 20 à augmenter ses ventes d’au moins un million (1 024 915 pour être précis). La deuxième partie du top 10 est constitué d’anciens manga qui doivent jouer avec la perte naturelle de lectorat et le développement du format numérique. Haikyû!! finit à la 6ème place avec 5 067 939 ventes, tout en en perdant 1 406 455 par rapport à 2016. On notera que le manga arrive tout de même à se stabiliser entre les 5ème et 6ème place depuis 2015, preuve de la présence d’un lectorat fidèle. Nanatsu no Taizai atterrit à la 7ème place avec 3 592 571 ventes. Le manga continue à perdre des lecteurs et si son bilan n’est pas aussi catastrophique qu’en 2016, il perd tout de même 1 523 002 ventes par rapport à 2016… Cependant, il faut noter que là où les baisses de régimes et de ventes se sont globalement effectuées sur le 2ème semestre, pour Nanatsu no Taizai, il est tout de même resté plutôt stable de ce côté-là, ce qui laisse penser que le manga a retrouvé une baisse de régime normale pour un manga sans anime.

En parlant d’anime, sa saison 2 diffusée en 2018 changera peut-être la donne. One Punch Man est donc 8ème avec 3 223 151 ventes et il en perd 756 609 par rapport à 2016. Rien à dire de spécial sur lui encore une fois.

Le top 10 est conclu par Shokugeki no Soma en 9ème place avec 2 792 441 ventes pour 684 687 pertes et Magi en 10ème avec 2 713 074 pour 497 616 ventes en plus, un chiffre qui peut paraître impressionnant, mais qui est dû à son grand nombre de volumes (6) et surtout du comparatif avec son année 2016 qui était catastrophique. Magi, malgré son regain de ventes, est bel et bien en déclin…

En dehors du top 10, on The Promised Neverland, une nouveauté de 2017, à la 13ème place pour 2 039 675 ventes, Black Clover à la 14ème place pour 1 956 974 ventes, qui profite bien du lancement de son anime qui a débuté en octobre 2017, mais aussi Blue Exorcist qui sort la tête de l’eau pour revenir à la 16ème place pour 1 891 804 ventes. Pour sa dernière année de parution hebdomadaire, Fairy Tail finit à la 15ème place pour 1 910 330 ventes.


2018: D’énormes différence d’un manga à l’autre

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2018 est une année avec pas mal de fossés sur les ventes: des mangas en gagnent, d’autres en perdent énormément… Voyons ça.

One Piece est donc encore une fois premier pour la 11ème année consécutive, mais pour la première fois de l’ère Oricon, il ne franchit pas la barre des 10 Millions, étant donné qu’il finit à 8 113 317 ventes, soit 3 382 215 de perdues par rapport à 2017. Cette chute peut notamment s’expliquer par la parution de seulement 3 volumes contre 4 en 2017 et la chute des ventes depuis 2016 à cause du format numérique.

C’est donc My Hero Academia qui arrive 2ème, avec 6 718 185 ventes, soit 865 875 de gagnées par rapport à 2017. Le manga de Horikoshi continue de monter en puissance, se payant même le luxe d’accélérer la cadence, gagnant 100 000 ventes supplémentaires par rapport à son augmentation en 2017.

C’est Attack on Titan qui arrive 3ème, avec 5 235 963 ventes, soit 1 386 818 de moins qu’en 2017… Et son arrivée sur le podium est miraculeuse vu la chute libre de ses ventes par volumes… C’est simple, il perd quasiment 1,4 Millions de ventes alors que la saison 3 de son animé l’a accompagné pendant 3 mois… Attack on Titan continue sa chute libre à une vitesse dangereusement élevée…

La nouvelle édition de Slam Dunk arrive à la 4ème place avec 5 214 085 exemplaires, rien à dire dessus, réédition complète du manga de sport le plus populaire de tous les temps… Mais restons dans le thème du sport, car Haikyû!! est 5ème avec 5 030 624 exemplaires, pour 37 315 pertes. Le manga de sport du Jump reste mine de rien étonnamment stable.

Kingdom redescend à la 6ème place en 2018 avec 4 970 171 ventes, pour 1 214 043 pertes par rapport à 2017. C’est logique, pas de soutien d’anime, ce qui donne une baisse des ventes… Nanatsu no Taizai est 7ème, et il repart ENFIN de l’avant avec 4 867 680 ventes, soit 1 275 109 de plus qu’en 2017. La saison 2 de l’anime a bien fait son taf, d’abord stabiliser le manga et ensuite le rebooster, ce qui est normal vu la qualité de la saison (on peut pas en dire autant de la 3ème par contre….).

The Promised Neverland grimpe jusqu’à atteindre la 8ème place. Il s’est vendu à 4 246 955 exemplaires, soit 2 207 280 copies de plus qu’en 2017. Moi, quand je me réincarne en Slime, grimpe 17 places pour atterrir à la 9ème, sans doute grâce au boost de son anime. Il s’est ainsi écoulé à 3 460 066 exemplaires, soit 2 094 963 exemplaires de plus qu’en 2017. L’anime de cette adaptation de light-novel était encore en diffusion fin 2018, ce qui lui assurait une place dans le top 10 2019, voire dans le top 5.

Et enfin c’est Tokyo Ghoul: Re qui clôt le top 10 pour sa dernière année de parution, pour 3 267 843 ventes, soit 2 035 471 de moins qu’en 2017. Oricon n’ayant pas donné des chiffres précis pour le top 30, les chiffres précis vont s’arrêter là. Sachez juste que la fin de cycle se ressent, les baisses de ventes sont partout et tous les titres de la génération 2010/2012 ont connus leurs apogées et sont sur le déclin.

Sur la génération 2013/2015 un seul titre parvient réellement à s’imposer, My Hero Academia, tandis que Black Clover serait aux portes du top 10. Et enfin sur la génération 2016/2018, The Promised Neverland connaît un succès fulgurant, mais le titre est décrit comme assez court selon ses auteurs.


2019: Une nouvelle génération au pouvoir

Demon Slayer : Kimetsu no Yaiba #17 vo

Si vous souhaitez plus de détail, voici l’Analytique détaillée sur le Top Oricon 2019, juste ici. 2019 est une année encore une fois historique,à la manière de 2014, étant donné qu’une bataille pour la 1ère place a eu lieu…. Sauf que cette fois, One Piece a perdu.

2019 est donc la douxième année de l’ère Oricon, et la première où One Piece n’est pas premier. C’est à Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba que revient le trône cette année, avec 12 057 628 de ventes, soit 10 712 575 copies supplémentaires par rapport à 2018. C’est juste incroyable. Pour faire simple, si on s’arrête à la fin de l’année Oricon 2019, Demon Slayer a réalisé quasiment 50% de ses ventes en 2019 (parce que bon, il a vendu 8 Millions en décembre).

C’est l’un des boosts les plus important de l’ère Oricon, avec celui de One Piece en 2010-2011. One Piece arrive d’ailleurs 2ème avec 10 134 232 copies vendues, soit 2 020 915 de plus qu’en 2018. Son regain de ventes est logique vu que c’est une année à 4 volumes et que les volumes de One Piece se vendent environ à 2 Millions.

Cependant, les ventes fluctuent d’un tome à l’autre, tomes qui sur l’année Oricon 2019 ont enchaînés démarrage correct et décevants (pour des tomes de One Piece, calmez-vous). Mais c’est mauvais signe, le dernier manga à qui c’est arrivé c’était Nanatsu no Taizai en 2015, pour enchaîner sur une chute phénoménale en 2016. Kingdom retrouve sa 3ème place grâce au boost de son film live, ce qui lui permet de s’être écoulé à 7 661 361, soit 2 691 190 de plus qu’en 2018.

Encore une fois, rien à dire sur ce manga habitué au haut du tableau depuis plusieurs années, si ce n’est que son anime reviendra en 2020, lui donnant de grandes chances d’être à nouveau sur le podium à la 3ème place (parce que bon, 8 Millions de Demon Slayer en un mois, ça lui donne le top 1 2020, je suis désolé). The Promised Neverland arrive à la 4ème place, juste derrière Kingdom, à 7 454 745 ventes, soit 3 207 790 de plus qu’en 2018. Il a manqué sa seule chance d’être sur le podium à cause d’un dénommé Demon Slayer, car il prendra très probablement fin durant le 1er semestre 2020, et sa saison 2 et son film live seront diffusé à la fin 2020… Dommage.

Go-Toubun no Hanayome bondit jusqu’à la 5ème place. 2ème figure de proue de cette génération derrière Demon Slayer, il s’est écoulé à 5 895 000 copies, soit 4 965 747 de plus qu’en 2018. Encore une fois, il est très peu probable qu’on le revoit sur le podium, voire dans le top 10 en 2020, vu qu’il prendra fin en février prochain et que sa saison 2, prévue normalement pour le début d’année 2020, n’a toujours pas de date…. My Hero Academia dégringole de 4 places pour atterrir jusqu’à la 6ème, avec 5 047 574 ventes, soit 1 670 611 de moins qu’en 2018.

My Hero Academia n’arrive pas à maintenir son lectorat sans anime, son année 2019 vient de nous le prouver avec ses tomes qui galère à atteindre le niveau de ventes qu’il a durant la diffusion, et à l’opposé, son tome 25, premier de l’année 2020 Oricon, fait un excellent démarrage…. Reste à voir ce que 2020 lui réservera et si il arrivera à réintégrer le top 5.

Attack on Titan finit à la 7ème place et semble quitter le podium une bonne fois pour toutes. Il s’est vendu à 4 704 234 exemplaires, soit 531 729 de moins qu’en 2018. Sa chute continue à s’accentuer, ça devient dramatique…. Et ce, malgré la présence de l’anime, qui ne reviendra qu’en octobre 2020 pour une 4ème et dernière saison…

Je pense être clair, n’espérez pas voir Attack on Titan dans le top 10 en 2020, à moins d’un miracle… Haikyû!! a également dégringolé de plusieurs échelons. Alors qu’il arrivait depuis plusieurs années à se maintenir autour de la 5ème place, voilà qu’il dégringole jusqu’à la 8ème. Alors bien évidemment, c’est dû à l’ascension de The Promised Neverland, Go-Toubun no Hanayome et bien évidemment Demon Slayer. Haikyû!! s’est donc vendu à 4 514 838 exemplaires en 2019, soit 515 786 qu’en 2018, la faute à ses tomes 39 et 40 qui ont faits de très très mauvaises ventes…

Kaguya-Sama: Love is War arrive à la 9ème place, avec 4 096 492 ventes, grâce à son excellente adaptation animée. Et enfin le top 10 est clôturé par ce qui semble être l’anime Isekai de la génération, Moi, quand je me Réincarne en Slime, vendu à 3 414 482 exemplaires, soit 45 584 de moins qu’en 2018. Le boost de son anime s’est subitement arrêté en mars, un peu à la manière de celui de Nanatsu no Taizai en 2015… En espérant qu’il ne suive pas le même destin que le manga de Nakaba Suzuki….

Analytique N°8: Les fins avortées de Dragon Ball

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Cette image est juste sublime

Aucun manga n’a et n’aura une aura aussi grandiose et brillante que Dragon Ball. C’est simple, quand vous demandez à quelqu’un quel est le premier manga qu’il a lu ou le premier anime qu’il a regardé, il y a énormément de chance qu’il vous réponde « Dragon Ball » ou « Dragon Ball Z ». L’oeuvre d’Akira Toriyama a juste initié la flamme grandissante de la passion du manga en France, une flamme qui est aujourd’hui tellement grande que la France est le 2ème pays le plus consommateur de manga, derrière le Japon (environ 26% des bandes dessinés vendues en une année en France sont des mangas pour vous dire, soit 1/4 du marché). Mais revenons à nos Sayajins. Dragon Ball est donc un manga qui s’est compilé en 42 volumes, et qui est paru entre 1984 et 1995. Avec une aussi grande longévité, on pourrait s’attendre à ce que Toriyama soit un gros bosseur… Mais non. Comme on l’a vu, le succès de Dragon Ball était tel que Toriyama a fini par détester son manga et a chercher à l’arrêter à la moindre occasion. C’est le sujet de l’Analytique d’aujourd’hui: nous allons analyser les fins avortées de Dragon Ball. Ah, et on ne parlera pas de Dragon Ball GT et de Dragon Ball Super, ce sera pour une autre fois.

Goku VS Freezer: La première « fin » de Dragon Ball:

Avant que Freezer ne revienne encore et encore jusqu’à devenir l’antagoniste le plus vaincu de la série, il était la menace suprême de l’univers de Dragon Ball: celui capable de détruire des planètes en levant uniquement le petit doigt, et capable de résister au vide spatial. Et toute la partie de l’histoire qui se passe sur Namek, soit les sagas Namek et Freezer, quasiment 10 tomes tout de même, tournait autour de cet ennemi qui était capable de balayer Végéta d’un revers de la main, Végéta qui était jusque là l’ennemi le plus puissant de la saga.

Mais en quoi Freezer est-il un bon antagoniste, et en quoi son arc aurait-il pu parfaitement conclure Dragon Ball ? Eh bien il faut d’abord que je vous définisse ce qui fait pour moi un bon antagoniste: c’est un personnage qui s’oppose naturellement aux héros, qui est un challenger à surmonter et qui, dans le cas d’un antagoniste final, est la personne la plus puissante de l’univers de l’oeuvre (que ce soit un jeu vidéo, un roman, un manga, un film….).

Par exemple l’Empereur Palpatine est un bon antagoniste final, pour ce qui est de la trilogie: il s’oppose naturellement à Luke, qui avec ses entraînements est devenu l’incarnation parfaite du Côté lumineux de la Force, alors que Palpatine est l’incarnation parfaite du Côté Obscur, il est celui qui a endoctriné Vador, et il est la personne la plus puissante de la Galaxie depuis la mort de Yoda. Simple et efficace. Et donc, Freezer dans tout ça ? Est-il un bon, ou un mauvais antagoniste final ? Voyons ça ensemble.

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Déjà, niveau design. Bon, si c’est difficile de vraiment faire une comparaison sans tomber dans le ridicule (Freezer a pas de vêtements mais Gokû si LOL !), on peut remarquer que Freezer, sous sa forme finale, a une carrure bien moins imposante que toutes ses autres formes, y compris la 1ère. Et c’est déjà un point qui diffère avec Gokû. À l’époque de la saga Freezer, Gokû avait deux « transformations » de connues: la forme « Oozaru » (sa forme Singe Géant) et sa forme « Kaïoken ».

Et ces deux formes avait tendance à rendre Gokû plus imposant: un singe d’une dizaine de mètres de haut, ça fait peur je suis désolé; et voire une aura rouge sang autour de ton adversaire qui a les veines qui ressortent, ça fait peur aussi. C’est donc une première opposition, bien que pour le fait de Freezer qui devient plus petit, c’est en accord avec ce qu’à dit Toriyama dans une interview, où il a dit qu’il aimait bien surprendre les lecteurs en rendant les personnages frêles souvent très puissants….

Mais passons à la deuxième différence, leur contexte de croissance. Gokû est un Sayajin qui a été envoyé sur Terre. Il a donc vécu sans connaître ses parents biologiques et a même fini par tuer accidentellement son grand-père adoptif. Il a donc grandi à la dure.

Freezer de son côté descend d’une famille royale, de l’espèce généralement nommé « Les Démons du Froid » (à cause des jeux de mots dans les prénoms: Freezer= congélateur, Cold=Froid, Cooler=glacière). On l’imagine donc passer une enfance choyé et pourrie-gâtée, ce qui se traduirait par sa tendance à s’énerver facilement et sa non-tolérance de l’échec (je suis l’aîné d’une fratrie de 3, je ne parle pas en connaissance de cause). Et puis ne parlons pas de leur comportement, là aussi totalement opposés.

Comme vous le savez probablement déjà, Gokû est un personnage altruiste par nature, qui certes aime le combat plus que raison, mais qui reste une « bonne personne » (sauf quand il s’agit d’éduquer ses enfants). Freezer, de son côté, est un personnage qu’on pourrait définir comme détestable: il se sert des Dragon Ball afin d’accomplir des objectif égoïstes, et évite le combat en envoyant des sbires (car il se considère comme la personne la plus puissante de la galaxie, quoique même dans le Tournoi du Pouvoir de Dragon Ball Super, il s’attaque au début à des adversaires au bord du ring ou faibles, en les prenant par surprise. Les deux personnages sont donc plus qu’opposés.

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Le Super Sayajin, pierre angulaire de la licence, aurait pu être la forme ultime de Son Goku et ne jamais avoir d’amélioration

Et puis rien qu’au niveau du scénario, la saga Freezer pourrait faire une parfaite conclusion: l’intégralité de la saga Namek tourne autour de la quête des Dragon Ball de cette planète, à l’instar de la toute première saga de Dragon Ball. Le clin d’oeil est tel que la saga Namek remet Bulma sur le devant de la scène, alors qu’elle avait écartée de l’action depuis la saga du Ruban Rouge.

La saga Namek conclut également le développement scénaristique de Gokû (parce que on va pas se mentir, dans les saga Cell et Buu, Gokû n’évolue pas tant que ça) en lui faisant accepter d’être un Sayajin et en montrant son amitié et respect envers Végéta.

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Car ouais, si aujourd’hui cette scène ne sert au final à pas grand chose, en considérant la saga Freezer comme la dernière, ça voudrait donc dire que Végéta n’aura peut-être pas été ressuscité.

Mais surtout, l’arc Freezer c’est la transformation de Gokû en Super Sayajin, qui montre donc Gokû devenir le guerrier légendaire de son peuple et donc indirectement montrer son acceptation envers ses origines, alors qu’il les rebutait précédemment, surtout avec les mauvaises intentions de Raditz et les massacres commis par Nappa et Végéta.

Gokû illustre d’ailleurs son acceptation envers ses origines à la perfection avec cette réplique, dite à Freezer peu après sa transformation en Super Saiyajin: « Je suis Son Gokû, un Sayajin venu de la Terre pour te vaincre ! ». Vraiment l’arc Freezer aurait fait une excellente fin au manga, surtout quand on sait que si Dragon Ball s’était terminé à la saga Freezer, Gokû serait supposé mort en héros dans l’explosion de Namek, en protégeant la Terre et ceux qu’il aime de la menace de Freezer.

D’ailleurs, je vois certains arriver en me sortant que lorsque la saga Freezer s’achève, on sait que Gokû est vivant. Sauf que une fin se décide plusieurs semaines, voire mois à l’avance. Toriyama aurait donc très bien pu prévoir de tuer Gokû dans l’explosion de Namek avant d’être obligé de le ramener. C’est tout à fait possible. Donc Dragon Ball a continué, et Toriyama a du écrire une suite à son histoire.

La saga Cell: la meilleure « fin » de Dragon Ball:

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Toriyama a donc été obligé de continuer Dragon Ball, mais il devait tout d’abord faire machine arrière afin de pouvoir échapper à la situation d’épilogue qui se profilait après la fin de la saga Freezer.

Ainsi, comme dit plus haut, Gokû est annoncé vivant grâce aux capsules du commando Ginyû, tandis que sur Terre, Freezer est une bonne fois pour toute tué par Trunks, nouveau personnage au centre de la saga à venir. Cette partie de l’histoire se compose donc de la saga Androïdes, où les nouveaux antagonistes, C-19, C-20, C-17, C-18 et C-16 sont des cyborgs crées pas le Dr. Gero, seul survivant de la défunte Armée du Ruban Rouge, anéantie par Gokû il y a des années.

Cependant, ces cyborgs se révéleront n’être que des outils afin de permettre à Cell, le véritable antagoniste de la saga, d’obtenir le corps parfait. Car Toriyama a galéré comme pas possible à trouver un antagoniste correct pour cette partie de l’histoire. Au départ, C-19 et C-20 devaient remplir ce rôle, mais son éditeur les trouvaient ridicule (je cite « Un clown et un vieillard ? »). Toriyama a donc du changer d’antagoniste.

Une fois que C-16, C-17 et C-18 sont arrivés, son éditeur n’était pas encore satisfait (je cite « Maintenant c’est des adolescents ». Toriyama a donc du ENCORE UNE FOIS changer d’antagoniste. Lorsqu’il a présenté Cell, son éditeur trouvait l’idée sympa, mais qu’il ressemblait trop « à une sauterelle ». C’est donc ainsi que l’idée de faire en sorte que Cell se transforme a été trouvée

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Donc, Cell est-il un bon antagoniste final ? Oui, mais pas pour les mêmes raisons que Freezer. Cell fait référence aux vrais premiers méchants que Gokû a affronté (parce que bon Pilaf….): l’armée du Ruban Rouge. Cell est donc la création parfaite du Dr. Gero, qui faisait partie de cette armée.

Mais vu que la perfection, bah ça prend longtemps à se perfectionner, ce n’est pas le Cell de leur timeline que Gokû et ses amis affrontent. Ils affrontent le Cell d’une timeline parallèle à celle de Trunks, qu’il a tué afin de s’emparer de sa machine temporelle. Cell fait donc référence au passé de Gokû, et à ses actes étant enfant, ce qui est fort agréable quand on sait que très peu de référence sont faites aux arcs de Gokû Enfant une fois la saga Sayajin commencée.

Mais Cell suit aussi à la la lettre l’une des règles principales de l’antagoniste final, qui veut que le dernier soit le plus puissant. Et afin de justifier le fait qu’il soit plus puissant que Freezer, Toriyama nous sort que Cell est composé des cellules de plusieurs des plus grands guerriers de la galaxie, comme Freezer, Gokû, Végéta, Piccolo, Cold… (d’où son nom, « Cell » veut dire « cellule » en anglais). Et c’est une brillante idée !!

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Donc, à l’inverse de Freezer, Cell fait donc un lien avec le passé de Gokû, tout d’abord afin de montrer son évolution en 30 tomes, mais aussi afin d’achever les intrigues possibles, car rien n’a été dit sur la survie ou non de membre de l’armée (mais vu qu’il s’agissait d’une organisation planétaire et que Gokû a seulement détruit la base principale, il était possible qu’il y ait des survivants)

Toriyama, en plus de mettre en place une fin de malade, s’est également assuré que cette fois, ce serait la bonne. On peut penser à la transformation de Gohan en Super Sayajin 2, montrant que pour la première fois de Dragon Ball, Gokû était distancé par quelqu’un en terme de puissance. On peut également penser à l’événement qui semblait marquer la fin de Dragon Ball, et qui dans notre esprit, allait s’enchaîner avec le mot « FIN »: la deuxième mort de Son Gokû, mort qui serait définitive et la défense de l’humanité qui revenait à Gohan. Cette fin était simplement parfaite et juste magnifique, voilà.

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Mais Toriyama a du continuer… Et on s’est retrouvé avec une saga Buu qui commençait bien, mais qu’au final je n’aime pas. Toriyama a joué à fond la carte du retour au sources et de l’hommage avec un nouveau Tenkaichi Budokai, des combats plus humoristiques, des designs plus enfantins (passer de Cell à Buu, coup dur x100)….

En soit la saga Buu est objectivement bonne, surtout si on considère que la deuxième partie finit par essayer de faire perdre de la puissance à l’ennemi….. Mais c’est une saga que je n’aime pas, voilà, c’est un fait je suis désolé pour ceux qui l’aime. La saga Buu est une déception pour moi. Voir le « mal absolu » faire des grimaces, non ce sera sans moi. Donc ouais, j’aurais largement préféré voir Dragon Ball s’arrêter à la saga Freezer ou à la saga Cell, quitte à perdre cette scène légendaire avec Majin Végéta…. Mais si vous voulez VRAIMENT savoir pourquoi je trouve la saga Buu ratée OK!! Je vous ferais une critique de cette saga en bonne et du forme, afin qu’on en finisse !!

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Analytique N°7: La Switch, retour sur un début de vie incroyable

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Elle aura surpris tout le monde

Alors que Nintendo sortait de l’échec de la WiiU et que la 3DS avait galérée à obtenir un succès convenable, tout le monde attendait la prochaine console de Nintendo au tournant, qui était connue à l’époque sous le nom de code « NX ». Certains parlait de console hybride, d’autres d’un monstre de puissance qui ferait passer la PS4Pro et la Xbox One X pour des consoles sorties il y a 10 ans et certains parlait même d’une console qui révolutionnerait le jeu vidéo en banalisant la VR.

Et alors que les rumeurs allaient bon train depuis le 17 mars 2015, où la console et son nom de code avaient été annoncés lors d’une conférence de presse, Nintendo a décidé de mettre fin au suspense en révélant la console le 20 octobre 2016 au cours d’une vidéo où son nom et sa caractéristique principale ont étés révélés: la console d’appellera la Nintendo Switch et elle sera la première console à être pensée comme un hybride, elle pourra ainsi « switcher » entre le mode TV et le mode portable, en clipsant les 2 manettes sur la tablette principale et en la sortant du dock. Mais là où on aurait pu penser que le public serait hypé, au contraire. Les craintes seront nombreuses, et seront même amplifiées après la conférence de presse du 13 janvier 2017, où le line-up officiel de la console a été révélée ainsi que sa date de sortie: la Nintendo Switch prendra la relève de la WiiU le 3 mars, et sortira accompagnée de 1-2 Switch et de The Legend of Zelda: Breath of the Wild. 2 jeux pour un lancement, dont un qui est juste un Wii Sports eco+, ça fait peu, surtout en comparaison de la WiiU qui avait…. une trentaine de jeux à son lancement. Les fans avaient le droit d’avoir peur, et la date du 3 mars 2017 était déjà inscrite dans l’histoire du jeu vidéo. Certains l’appelaient la dernière bataille de Nintendo, d’autres clamaient son retour au sommet… Puis le jour fatidique arriva. Le 3 mars 2017 au matin, la Nintendo Switch et ses premiers jeux, parmi eux le Zelda attendu comme le Messie depuis 2014.

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Et puis arriva le succès

Les premiers chiffres de ventes seront communiqués à la fin du mois de mars 2017, même si des rumeurs de rupture de stocks avaient déjà un peu tourné. Et puis le 31 mars 2017, Nintendo livra les premiers chiffres de ventes de sa Switch : 2,74 Millions de ventes, en même pas un mois… Et ce n’était que le début. Fin juin 2017, Nintendo annonçait avoir écoulé plus de 4,70 Millions de Switch dans le monde. Fin décembre 2017, la Switch a, en environ 10 Mois, dépassé les ventes totales de la WiiU, qui a été vendue à 13 Millions d’exemplaires, là où la Switch approchait déjà les 15 Millions. En à peine plus d’un an, la Switch s’est écoulée à plus de 17 Millions d’exemplaires. Et aujourd’hui, les derniers chiffres, ceux de fin septembre 2019, nous donnent 41 Millions d’exemplaires vendus. La Switch est définitivement un succès, un immense succès, étant la console de Nintendo qui s’est vendue le plus vite par rapport aux autres consoles de salon sur la même durée de vie. La Switch a d’ailleurs dépassé la PlayStation 4 sur les ventes japonaises… Et d’ailleurs ce n’est pas que les consoles qui se vendent bien, les jeux eux-aussi s’écoulent comme des petits pains.

Les ventes de jeux Switch. En rouge les ventes mondiales, en vert les ventes Américaines, en rose les ventes sur le territoire Européen, en bleu les ventes Japonaises et en Orange, les ventes sur le reste du monde. Source: Wikipédia

Comme vous pouvez le voir, la Switch a écoulé plus de 243 Millions de jeux, de « Software » en moins de 3 ans. Phénoménal. Et pour ce qui est des 10 jeux les plus vendus de la machine, les voici:

-10 Super Mario Maker 2: 3,9 Millions de ventes (soit 9,5 Millions de ventes)

-9 New Super Mario Bros. U Deluxe: 4,5 Millions de ventes (soit 11% du parc de la machine

-8 Pokemon Épée/Bouclier: 6 Millions de ventes (soit 14,5% du parc de la machine)

-7 Super Mario Party: 7,5 Millions de ventes (soit 18% du parc de la machine)

-6 Splatoon 2: 9,2 Millions de ventes (soit 22% du parc de la machine)

-5 Pokemon Let’s GO Pikachu/Evoli: 11,2 Millions de ventes (soit 27% du parc de la machine)

-4 The Legend of Zelda: Breath of the Wild: 14,5 Millions de ventes (soit 35% du parc de la machine)

-3 Super Mario Odyssey: 15,3 Milions de ventes (soit 37% du parc de la console)

-2 Super Smash Bros. Ultimate: 15,7 Millions de ventes (soit 38% du parc de la console)

-1 Mario Kart 8 Deluxe: 19 Millions de ventes (soit 46% du parc de la console)

Donc que veulent dire ces chiffres ? Eh bien comme ça pas grand-chose. Mais en observant de plus près, on peut se rendre compte de la puissance des licences Mario et Pokémon: Pokémon Let’s GO se classe 5ème alors qu’il est sorti il y a à peine un an, et pour Pokémon Épée/Bouclier, ils sont à la 8ème place alors qu’ils sont sorti il y a à peine un mois…. Pour la licence Mario, 5 jeux sur 10 du classement sont sous licence Mario. C’est là qu’on se rend compte de l’impact culturel et économique des licences Nintendo. Car Nintendo a opté pour une stratégie différente en répartissant les sorties de ses jeux sur plusieurs mois, plutôt que d’alterner des moments de sortie de plusieurs grosses sorties avec des moments de vides absolus comme ça a été le cas avec la WiiU. Mais la Switch a surtout assuré ses ventes par le succès qu’ont connus des jeux indés, comme Shovel Knight, dont les développeurs ont déclaré que près de 50% des ventes de leurs jeu ont été réalisées sur Switch, et Shovel Knight ne fait même pas partie du top 10 des ventes de jeux indés. Hollow Knight, Stardew Valley, Enter the Gungeon…. Nombre de jeux indés sont arrivés sur Switch en espérant trouver une deuxième jeunesse ou agrandir leurs fanbases… Et ça a été un succès, à tel point que certains jeux indés, tel que Hollow Knight: Silksong, sortiront uniquement sur Switch et PC, car il s’agit des 2 plateformes les plus rentables pour les jeux indés, ce qui fait que la Switch a acquis ce surnom de « Nouvel Eldorado des indés », ce qui a surement du l’aider dans ses ventes phénoménales, car ça a pu attiré un public amateur de jeux indés, public qui grandit d’année en année.

Image associée
Le « Nintendo Switch Controller Dog »,une mascotte adorable crée par le pouvoir d’Internet

Franchement, je n’aurais qu’une seule chose à dire. Bravo Nintendo. Bravo pour avoir remonté la pente d’une si belle manière. Bravo pour nous avoir sorti d’aussi bon jeux sur 3 ans, mais maintenant allez encore plus haut. Ne vous contentez pas d’un tel succès mais continuez sur cette voie, et qui sait, il serait peut-être temps de réveiller des licences historiques tel que F-ZERO ou Golden Sun ?

Merci d’avoir lu cette Analytique qui sort un peu tard, désolé !! Enfin bon, si vous avez aimé l’article vous connaissez la chanson à force: abonnez-vous au blog et parlez-en autour de vous ! Et d’ailleurs à partir de vendredi prochain, vous pourrez retrouver pendant 13 jours (jusqu’au 31 décembre) 1 article supplémentaire par jour. Sur ce, à mardi pour la Personnalitay !!

Analytique N°6: Émulation, ou comment explorer le patrimoine historique du Jeu Vidéo

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Né à la fin des années 50/début 60, le jeu vidéo est un média et un art jeune, mais qui traîne déjà un patrimoine historique énorme derrière lui: ancienne rivalités, innovations technologiques, gloire, oubli….. Cependant, le jeu vidéo est sans aucun doute le seul art existant qui a autant de problème avec la préservation de son Histoire avec un grand H. Mais voyons ça ensemble.

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C’EST PAS LUI LE PREMIER JEU VIDÉO

Alors oui: Pong n’est pas le premier jeu vidéo de l’histoire, il s’agit du premier succès, certes, mais le premier jeu vidéo est généralement admis comme étant Spacewar!, jeu de Steve Russel, sorti en 1962, soit 10 ans avant Pong (1972). Mais Pong marque, comme je l’ai écrit plus haut, la démocratisation du jeu vidéo. Depuis, le jeu vidéo en aura vu des vertes et des pas mûres… Le crash boursier de 1983, qui a failli signer la mort du jeu vidéo….L’arrivée de Nintendo avec sa NES/Famicom, qui donnera un second souffle au JV….. La Guerre des Consoles des années 90…..L’arrivée de SONY avec sa PlayStation….. Et aujourd’hui on peut contempler ces plus de 50 ans d’histoire avec une facilitée inouïe… Quoique non en fait. Le jeu vidéo est surement l’un des arts qui a le plus de mal avec l’érosion provoquée par le temps, et on va voir pourquoi.

Le Jeu Vidéo: pas à l’aise avec son passé ? L’Émulation, un « mal » nécessaire ?

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« Mais vas-y souffle dans ta cartouche !! »

Depuis plusieurs années, quoique depuis plus de 10 ans en fait, on voit le marché de l’émulation grandir encore et encore. Et si certains éditeurs font tout leur possible pour enrayer le milieu (coucou Nintendo, on vous voit !) la montée en puissance de ce pan-là de la communauté est bien présente. Et ce pour une seule raison: le jeu vidéo est séparé sur plusieurs supports et il coûte cher.. Environ 400 euros pour une machine et à peut près 65 euros en prenant en compte la différence de prix PC-Console (le PC étant souvent plus cher, mais proposant des prix plus bas). Un joueur 100% Switch ne jouera pas aux mêmes jeux qu’un joueur PS4 ou un joueur PC… Et si ça peut vous sembler normal, dites-vous que seul le jeu vidéo fait ça aujourd’hui. Alors oui, il y a forcément des entreprises à faire vivre, Nintendo qui se consacre 100% au jeu vidéo depuis plus de 30 ans, SONY, qui voit ses bénéfices être de plus en plus produits par son secteur jeu vidéo et Microsoft qui doit se mettre bien avec le GamePass. Mais force est de constater que face au cinéma ou à la lecture, le jeu vidéo est quand même cher. Et cela pose encore plus un problème quand on remonte le temps aujourd’hui

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Aujourd’hui les brocantes sont les seuls endroits où on peut obtenir le jeu ou la console recherché pour pas trop cher, ce qui provient souvent d’un manque de connaissances des revendeurs

Car si le jeu vidéo de 2019 est cher, ce n’était pas forcément moins cher à l’époque. Car si la Super NES était vendu à 1490 francs, soit 227 euros, et la Nintendo 64 à 990 francs, soit 150 euros, les jeux étaient bien plus chers. Mais ça a empiré aujourd’hui, avec une augmentation du nombre de spéculation. Il n’est pas rare de voir des personnes débourser plusieurs centaines de dollars afin d’obtenir un jeu NES sous blister… Et c’est ainsi que l’émulation a vue le jour… Je vous propose donc de revenir sur chaque génération de console afin d’analyser pourquoi l’émulation a autant montée en puissance ces dernières années.

La première génération de consoles (1972-1975):

La Magnavox Odyssey, première vraie console de jeu vidéo

Si quelques TV interactives avaient déjà vues le jour avant les années 70, dont le créateur le plus connu est Ralph Baer, c’est bel et bien l’Odyssey de Magnavox qui est répertoriée comme la première vraie console de l’histoire, vendue à 350 000 exemplaires environ. La console compte un total de 28 jeux, dont le plus connu, « Table Tennis » a inspiré Nolan Bushnell, qui créera en association avec Atari le jeu « Pong ».

La deuxième génération de console (1976-1983):

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L’Atari 2600, console de la génération avec le plus de succès (30 Millions de ventes)

La seconde génération commence donc avec la Fairchild Channel F (oui les noms sont…. assez excentriques) mais la console la plus connue et vendue de cette génération est bien évidemment l’Atari 2600, qui s’est vendue à 30 Millions d’exemplaires. Connue à la fois pour ses jeux originaux, très bon pour l’époque, comme « Pitfall!! » ou « Adventure », la console est surtout aujourd’hui connue pour ses portages de l’arcade désastreux, comme le tristement célèbre « Pac-Man », connu pour ses fruits en forme de rectangle, ou ses jeux à licences faits à la va-vite, comme « E.T ». D’ailleurs, on juge principalement ces deux jeux responsables du crash du jeu vidéo survenu en 1983, et qui a failli faire disparaître le média…

La troisième génération de console (1983-1987 ou 2003 (fin de production de la NES) si on prend en compte jusqu’au arrêts de production):

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La NES (Nintendo Entertainment System) ou Famicom au Japon, console la plus vendue de la génération (61 Millions)

Cette génération, qui s’étale sur la deuxième moitié des années 80, voit l’émergence d’un géant du jeu vidéo actuel: Nintendo et sa NES/Famicom. Vendue à plus de 60 Millions d’exemplaires, elle restera jusqu’en 1998/1999 la console de salon la plus vendue, jusqu’à que la PS1 la dépasse. La NES a d’ailleurs eu un tel succès que sa production a été arrêt La génération, en plus de voir Nintendo et donc ses licences phares émerger, voit aussi les début assez timides de SEGA avec sa SG-100 et surtout sa SEGA Master System, qui s’est ironiquement le plus vendue en Europe, alors qu’à l’époque peu de jeux arrivaient jusqu’à nous (après le succès de la Master System chez nous, vendue à 13 Millions selon les plus grandes estimations, dont 6,8 Millions en Europe, est du au fait que la NES et la Master System sont arrivés quasiment en même temps en Europe). La génération des consoles 8-bits est souvent vue comme celle qui a sauvée le jeu vidéo, tout en le démocratisant bien plus que celle de l’Atari 2600. Mais cette génération marque aussi l’arrivée des consoles portables, avec la Game Boy en tête d’affiche, qui restera pendant plus de dix ans en lice avant de se retirer.

La quatrième génération de consoles (1987-1993 ou 2004 (fin de production de la Neo Geo) si on prend en compte les arrêts de production):

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La Super NES/Super Nintendo/Super Famicom, console la plus vendue de la génération, avec 10 millions d’avance sur sa concurrente, la Mega Drive (49 Millions contre 39)

Cette génération de console, légendaire pour beaucoup débute en 1987 au Japon, avec la sortie de la PC Engine, suivie par la Mega Drive de SEGA la même année. La Super Nintendo, petite sœur de la NES, ne débarque qu’en 1991. Mais 1991 est également l’année de la sortie de 2 jeux, Sonic the Hedgehog et Super Mario World, deux jeux (et accessoirement 2 consoles) qui marqueront le début d’un conflit commercial qui marquera à jamais les enfants du début des années 90. Mario VS Sonic, Mega Drive VS Super Nintendo, Nintendo VS Sega…. Si je n’ai pas connu personnellement cette époque (j’ai même pas connu le franc pour vous dire), je suppose que si je dis « Sega, c’est plus fort que toi » ou « Genesis do what Nintendon’t », ça doit évoquer des souvenirs chez certains non ? Enfin, bon, la « Guerre des Consoles », telle qu’elle est nommé, tournera sur cette génération en faveur de Nintendo, SEGA se perdant et, souhaitant capitaliser à fond le succès de sa machine, sortira périphérique sur périphérique et finira par perdre son public… Mais du côté de Nintendo ce n’est pas tout rose également, la firme perd beaucoup de parts de marché, forcément, quand SEGA fait autant d’émules et que la PC Engine et le Neo Geo ( console surpuissante pour l’époque, mais aussi super chère) se vendent plutôt bien, tu ne peux que descendre par rapport à la génération précédente où la NES avait écrasée toute la concurrence…

La cinquième génération de console (1993-1998 ou 2006 (fin de production de la PlayStation 1) si on prend en compte les fin de production):

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La PlayStation 1, console la plus vendue de sa génération, tout en étant la 1ère console de salon à dépasser les 100 millions de ventes (environ 102 Millions aujourd’hui)

Cette génération marque un tournant dans l’histoire du jeu vidéo: arrivée de la 3D, arrivée d’un petit nouveau sur le marché (SONY), première génération depuis la 3ème où Nintendo n’est pas leader du marché, la chute de SEGA, la mort d’Atari et ce qui va nous intéresser, la naissance de l’émulation. Mais reprenons là où on s’était arrêté. Les 3 premières consoles de la 5ème génération sont ironiquement celles qui se sont le moins bien vendues: La 3DO, la Amiga CD32 et la Atari Jaguar (respectivement 1,2 Million, 100 000 unités et 250 000 ventes). Mais la nouvelle console d’un nouveau constructeur qui a tout explosé est bien évidemment la PlayStation 1 de SONY, console né pour l’anecdote après la rupture du contrat entre SONY et Nintendo, qui devait voir naître un support CD de la Super Nintendo, mais qui a été rompu à cause d’un désaccord lié aux droits des jeux qui paraîtraient sur la machine. SONY a donc écrasé la concurrence sur cette génération, car SEGA n’arrivait pas à faire vendre sa Saturn et Nintendo rencontrait des problèmes de développement avec sa Nintendo 64…. La domination de SONY sur cette génération est incontrôlable et ce n’est pas fini.. Mais cette génération voit surtout la naissance de l’émulation, avec une ROM traduite de Final Fantasy V pour Super NES, ce qui a grandement contribué au succès du jeu aujourd’hui.

La sixième génération de console (1998- 2005 ou 2013 (fin de production de la PlayStation 2) si on prend en compte les fin de production):

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La PS2, console la plus vendue de la 6ème génération et de l’histoire du jeu vidéo (plus de 155 Millions de ventes)

En 1996, SEGA, qui a beaucoup perdu avec sa Saturn, annonce en grande pompe sa Dreamcast et son jeu de lancement, Sonic Adventure, premier Sonic en 3D. La console sortira fin 1998 au Japon et commencera très très fort. Si la 5ème génération avait commencé et bien entamée un tournant, la 6ème continuera cette évolution du jeu vidéo, aux portes de l’an 2000. SEGA et sa Dreamcast, Nintendo et sa Gamecube, SONY et sa PS2… La bataille s’annonce dantesque. Mais SONY va tout encore une fois tout écraser, car une fois la PS2 sortie, les ventes de la Dreamcast s’effondrent ce qui forcera SEGA à se retirer du marché des consoles, tandis qu’à côté, les ventes de la Gamecube de Nintendo ne décollent pas, Nintendo qui se fera même doubler par Microsoft, nouveau venu, et sa Xbox. Cette génération marque donc un grand changement dans les acteurs du marchés: SEGA se retire du marché des consoles et Microsoft prend sa place. Côté émulation, le marché s’agrandit de plus en plus avec une demande de jeux de la génération 16-bit.

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La Wii, console la plus vendue de la 7ème génération (101 millions) et la PS4, console la plus vendue de la 8ème génération (102 millions)

Et les 2 dernières générations alors ? Et bien elles vont moins nous intéresser car les consoles sont encore facilement trouvables sur le marché. Donc pourquoi est-ce que l’émulation est-elle aussi présente aujourd’hui ? Pour une seule raison: les très (trop) nombreuses consoles existantes… Si vous voulez jouer à tel ou tel jeu, il vous faudra avoir sa console de sortie et le jeu… ça peut revenir tout de même assez cher. Et c’est peut-être pour ça que l’industrie fait des remakes de succès du passé… Medievil, FFVII, Pokémon, The Legend of Zelda… Un moyen d’offrir aux joueurs la possibilité de parcourir le passé dans le présent, tout en s’assurant un succès en jouant avec la fibre nostalgique… Le jeu vidéo n’a pas fini de nous faire parler de son passé….

Analytique N°5: Top Oricon 2019, mon analyse et prévisions pour 2020.

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Bonjour à vous et bienvenue dans cette cinquième Analytique, où je vais vous détailler le Top Oricon de 2019, tout en donnant au fur et à mesure des prévisions pour 2020. Ah et je sais qu’il y a eu un énorme débat dernièrement sur les chiffres de ventes de One Piece et de Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba, car les chiffres de Oricon et de Shueisha (l’éditeur de One Piece et de Demon Slayer) étaient très différents. Cependant, on se base sur les chiffres d’Oricon depuis plus d’une dizaine d’année, donc je me baserai sur ceux-là. Et dernier point, pour ce qui est des illustrations, je prendrais le premier tome vendu pendant 2019 et le dernier (par exemple si le manga a sorti ses tomes 23, 24, 25 et 26, je prendrais les images des tomes 23 à 26). Un grand merci à Floriano et à Otakulte pour leur travail et leurs chiffres (en fin d’article)


Top Oricon 2019:

10ème place:

Moi quand je me réincarne en Slime:

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Moi, quand je me réincarne en Slime #12 vo

3 414 482 copies vendues pour 3 tomes sortis. 1 place de perdue par rapport à 2018 pour 45 584 copies vendues de moins

Alors que on était en droit de l’attendre dans les starting blocks après une année 2018 très réussie, Moi quand je me réincarne en Slime, stagne et régresse même, perdant sa 9ème place tout en vendant 45 584 copies de moins qu’en 2018.

Pourtant il commençait très bien l’année, avec un anime qui l’a bien boosté entre décembre et janvier. Cependant, son boost s’est soudainement arrêté et ses ventes d’anciens volumes ont elles aussi dégringolés…

Ajoutez à ça que ses 3 nouveaux volumes, le 10, le 11 et le 12 ont fait des scores moyens (son tome 12 a par exemple vendu 487 000 unités en 4 mois, là où le tome 10 a fait ce score en un mois et demi…).

Malgré tout ces aléas et le fait que seul 3 tomes sont sortis contre 4 en 2018, ce qui n’aide pas beaucoup, Moi quand je me réincarne en Slime reste malgré tout stable. En espérant que 2020 lui sourit plus.

9ème place:

Kaguya-Sama: Love is War

Kaguya-sama : Love is War #12 vo
Kaguya-sama : Love is War #16

4 096 492 copies vendues pour 5 tomes sortis. Aucune donnée pour le classement de 2018.

L’une des surprises de cette année, sur 3 dans le top 10, c’est bien évidemment Kaguya-Sama: Love is War, qui doit sa présence dans le top 10 de 2019 à son anime, que je n’ai pas regardé, mais qui a accompli le travail d’une adaptation animé,.Il a réussi à amener de nouveaux lecteurs, et on peut aussi citer la sortie de son film en live-action.

Mais malgré tout, aucun tome n’est présent dans le top 50 des tomes (dont on parlera sans détailler). Pour vous donner un exemple, le tome 16 s’est vendu à 309 000 copies en 2 mois.

Une jolie performance donc, même si il est très probable que le manga ne sera pas aussi haut en 2020. Quoique, peut-être que la sortie de la saison 2 de son anime pourrait changer les choses…

8ème place:

Haikyû !!

Haikyû !! #35 vo

Affirmation (Volume) | Haikyuu!! Wiki | Fandom

4 514 838 copies vendues pour 6 tomes sortis. 3 places de perdues par rapport à 2018 pour  515 786 copies vendues de moins

Haikyû !! est sur le déclin, personne ne pourra dire le contraire. Si on sentait déjà une chute des ventes, on restait dans quelque chose de classique: plus un manga est vieux et ne bénéficie pas d’un anime, plus ses ventes baissent.

Cependant 2019 a changé la donne pour le manga de volley, puisque si ses tomes 35 à 38 continuaient la lente chute des ventes du manga, l’éloignant doucement et surement de son succès de 2015 et de 2016, où il passait les 700 000 copies par tome sans problème. Ce chiffre semble inatteignable pour lui aujourd’hui, surtout avec les chiffres de ses 2 derniers tomes. Le tome 39, sorti en septembre, s’est beaucoup bien moins vendu, finissant l’année à environ 505 000 ventes, là où le tome 35 dépassait ce stade en 3 semaines….. La chute a d’ailleurs continuée avec le volume 40, qui finit l’année à 382 000 copies écoulées en 17 jours de vente.

Notons cependant que Haikyû !! dispose encore d’une base de lecteurs solide, et que sa baisse de vente, si on excepte la dégringolade des tomes 39 et 40, reste stable. Son anime, qui revient pour une quatrième saison en janvier pourrait changer la donne et lui donner un nouveau souffle, car ce manga de sport semble se diriger vers la touche.

Enfin, avant de passer à la suite, du positif: Haikyû est devenu le 4ème manga le plus présent dans le top 10 Oricon depuis sa création, derrière One Piece, Naruto et Shingeki no Kyojin.

7ème place:

Shingeki no Kyojin/L’Attaque des Titans:

L'Attaque des Titans #27 vo
L'Attaque des Titans #29 vo

4 704 234 copies vendues pour 3 tomes sortis. 4 places de perdues par rapport à 2018 pour 531 729 copies vendues de moins.

Contrairement à Haikyû !!, là on peut vraiment parler de chute libre. Attack on Titan est à 3 472 072 ventes sur ses nouveaux volumes contre 3,9 Millions en 2018 sur les volumes de l’année.

C’est simple, la quasi-totalité de ses pertes vient de ses nouveaux volumes, bien moins vendus que ceux de 2018 l’année dernière… C’est une hécatombe. En plus de ça, l’année 2020 risque de faire très, très mal au manga d’Isayama.

Entre le retour de Haikyû !! sur le devant de la scène, le boost de la saison 4 de My Hero Academia qui devrait commencer à faire effet, Demon Slayer qui commence 2020 comme il a finit 2019, et pour SNK, son anime ne reviendra qu’en fin d’année….

Mais bon sachez que SNK a désormais été dans le top 10 annuel autant d’année que Naruto, et que si il tient bon, il s’emparera de la deuxième place, derrière One Piece

6ème place:

My Hero Academia:

My Hero Academia #21 vo
My Hero Academia #24 vo

5 047 574 copies vendues pour 4 tomes sortis. 4 places de perdues par rapport à 2018 pour  1 670 611 copies vendues de moins.

Après une magnifique deuxième place, My Hero Academia dégringole jusqu’au sixième rang en réalisant la pire perte du top 10, 1 670 611 unités de moins, trois fois plus que Haikyû !! ou L’Attaque des Titans, et plus de 20 fois plus que Moi quand je me réincarne en Slime.

Cette chute prouve bien une chose: en l’absence d’un anime, My Hero Academia n’arrive pas à se maintenir. Si ses saisons 2 et 3 ont étés diffusé en début d’année, sa saison 4 a débutée en octobre, sans doute pour faire de la place pour les animes de We Never Learn et de Demon Slayer.

Cependant tout partait pour le mieux avec le tome 21 qui avait continué la dynamique de 2018, tout en devenant le tome de la série le plus vendu lors de son année de parution. Mais tout s’est très vite arrêté.

Quatrième en juin, le manga de Horikoshi n’a pas vécu un second semestre tendre, entre la parution d’un seul volume et l’ascension de Demon Slayer qui a volé toute l’attention tout en faisant de nombreuses victimes collatérales…

Mais il s’assure une avance de 300 000 unités sur Shingeki no Kyojin. En fait, tout les mangas jusque là, MHA y compris, ont vécu un second semestre assez difficile… Enfin pour MHA, il peut aborder 2020 tout de même assez sereinement. Son anime fait le pont entre 2019 et 2020 et son deuxième film d’animation sort ce mois-ci.

En espérant que ce manga remonte, il le mérite. Le problème va maintenant être d’attirer de nouveaux lecteurs, avec un nombre de tomes qui commence à devenir tout de même assez gros, 25 ce n’est pas rien, ça représente un investissement moyen d’environ 175 euros pour toute la série. Car non seulement il a dégringolé dans le top Oricon, mais en plus de ça, Demon Slayer l’a doublé dans les ventes globales….

5ème place:

Go-Toubun no Hanayome/The Quintessential Quintuplets:

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5 895 000 copies vendues pour 6 tomes sortis. 36 places de gagnées par rapport à 2018 pour 4 965 747 copies vendues de plus

L’une des grosses révélations de cette année. Méconnu il y a un an, Go-Toubun no Hanayome aura su s’imposer en tant que classique avec qui il faudra désormais compter.

Il aura débuté l’année avec son anime de 12 épisodes, qui aura été diffusé de janvier à mars et qui aura boosté le manga comme pas possible. Son boost qui aura duré toute l’année, est comparable avec celui de Demon Slayer (sans prendre en compte les chiffres hein).

Go-Toubun a recruté de nouveaux lecteurs massivement durant toute l’année, ce qui s’illustre parfaitement avec son tome 12, déjà à 370 615 copies vendues en à peine 15 jours de ventes. Incroyable…

Le pire, c’est que Go-Toubun s’est mieux vendu au deuxième semestre, alors que 3 volumes sont sortis au premier semestre contre 2 au deuxième (le 12 n’a eu que 3 jours de vente dans l’année 2019 Oricon), et que l’anime était diffusé au premier semestre…

En espérant qu’il maintienne cette excellente forme en 2020, surtout avec la diffusion de la saison 2 de son anime en janvier. Clairement, il faudra compter avec Go-Toubun no Hanayome désormais !!

4ème place:

The Promised Neverland:

The Promised Neverland #12 vo
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7 454 745 copies vendues pour 5 tomes parus. 4 places de gagnées par rapport à 2018 pour 3 207 790 copies vendues de plus.

Une année en demi-teinte, pas géniale si on regarde le verre à moitié vide et très bonne si on regarde le verra à moitié plein, pour The Promised Neverland. Si sa quatrième place annuelle confirme sa montée en puissance en tant qu’étoile montante du Shônen Jump, on était en droit de s’attendre à mieux.

Malgré un début d’année magnifique (deuxième place en juin avec 2 tomes parus, le 14 qui faisait un carton avec de nouveaux records de ventes) même si le boost de son anime n’était pas aussi puissant que prévu, la tendance s’est rapidement inversé en fin d’année. Tout d’abord le tome 15 qui ne suivra pas le 14 et le 16 qui s’est planté au point d’être absent du top 50 des volumes de 2019.

Même si on devine aisément qui a été le « Slayer » de The Promised Neverland cette année (pour les 2 qui auraient pas compris, ça commence par « Demon »), on espère que 2020 lui sourira plus, surtout avec la saison 2 de son anime et le fait que TPN risque de prendre fin en 2020….

3ème place:

Kingdom:

Kingdom #53 vo
Kingdom #55 vo

7 661 361 copies vendues pour 3 tomes parus. 3 places de gagnées par rapport à 2018 pour 2 691 190 copies vendues de plus

Après une année 2018 où il n’avait pas beaucoup brillé, Kingdom s’installe en force sur le podium, avec une avance d’environ 250 000 unités sur TPN.

En début d’année, Kingdom a bien été boosté par la sortie de son film live, ce qui lui a permis d’atteindre la 3ème place dès la fin du premier semestre, où on pouvait espérer que lui et TPN parviendraient à titiller légèrement One Piece….

Kingdom a vécu une très belle année 2019. Son tome 54 a dépassé les records de ventes que le 50 avait atteint, et le 55 semble être bien parti pour faire de même. L’année 2020 risque de encore plus lui sourire.

Il pourrait voir paraître au moins 4 volumes et son anime, qui avait été responsable de son premier boost en 2012/2013, revient en avril, si je ne me trompe pas. Kingdom semble donc d’ores et déjà s’assurer sa place sur le podium 2020. Car en 2019, il n’aura été que spectateur face à la bataille entre ces deux-là…

2ème place:

One Piece:

One Piece #91 vo
One Piece #94 vo

10 134 232 copies vendues pour 4 tomes parus. 1 place de perdue par rapport à 2018 pour 2 020 915 copies vendues de plus

Ça y est, le record vient de tomber. Après 12 ans passés sur le trône, One Piece se voit obliger d’occuper la deuxième place cette année. Même lui aura été impuissant face à la folie Demon Slayer: Kimetsu no Yaiba. Après, même en oubliant un instant ceci, il faut reconnaître que l’année 2019 de One Piece est plutôt….étrange.

Si son tome 91 a fait un excellent démarrage, se vendant mieux que le 90, le 92 s’est lui complètement planté, en arrivant au point de la mauvaise vente du tome 55 en 2009. Et si le 93 s’est à son tour bien vendu, dépassant sans grande difficulté son prédécesseur et ayant même rattrapé le 91, sans doute grâce à la sortie du film Stampede, le 94 s’est à son tour mal vendu, même si on peut pour ça penser que c’est du au typhon Hagibis, qui est passé lors de sa deuxième semaine de vente et qui lui a fait beaucoup de mal.

Après, Oricon ne s’occupe que des ventes physiques, il est donc tout a fait possible de penser que les ventes numériques aient récupérés les possibles lecteurs perdus à cause du typhon (ne sortez pas cette phrase du contexte).

Après le constat est là: Sur une année à 4 volumes, One Piece réalise sa plus mauvaise année depuis que Oricon communique ses chiffres, tout en, s’étant classé 4ème dans le Jump #45 de 2019, chose qu’il n’avait plus fait depuis 2015. Enfin, pour se consoler on se dira que One Piece a dépassé les 200 millions de ventes sous l’ère Oricon….

1ère Place:

DEMON SLAYER: KIMETSU NO YAIBA:

Les Rôdeurs de la nuit #14 vo
Demon Slayer : Kimetsu no Yaiba #17 vo

12 057 628 copies vendues pour 4 tomes parus. 23 places gagnées par rapport à 2018 pour 10 712 575 copies vendues de plus

Par où commencer ??? Par le fait qu’il n’était pas dans le top 10, mais seulement douzième à la fin du premier semestre ? Par le fait que son anime lui ait apporté l’un des plus gros boost, si ce n’est le plus gros boost de l’ère Oricon ? Par le fait qu’il ait placé à plusieurs reprises tous ses tomes dans le top 50 ?

Mais on va commencer par affirmer que c’était l’année de Demon Slayer, malgré une concurrence qui s’annonçait rude, rien que dans le Jump, concurrence qu’il aura écrasé. Revenons en début d’année et avec le début de son anime, qui ne voyait aucun de ses tomes revenir dans le top 50. Ce n’est qu’au mois de mai que on en verra quelques-uns faire surface, tandis que en parallèle, le tome 15 réalise le meilleur démarrage de la série.

C’est avec la sortie du tome 16 en juillet que tout va s’accélérer, pour un sprint qui continue encore aujourd’hui. C’est simple, le tome 16 a rattrapé ses prédécesseurs en 1 mois, qui ont à leur tour subis un boost des ventes…

À partir de fin juillet-début août, on sentait que Demon Slayer était en train de grimper les échelons à une vitesse incroyable, sauf que personne ne s’imaginait qu’il finirait devant One Piece. C’est simple, fin septembre, Demon Slayer vendait 40 000 copies par volume EN UNE SEMAINE.

Mais avec la fin de la diffusion de l’anime, il était logique de penser que cette folie allait redescendre, tout en assurant à Demon Slayer une place dans le top 10 annuel, ou le top 15 pour les plus pessimistes. Sauf que non.

À une semaine de la fin de l’année Oricon, Demon Slayer vendait plus de 60 000 copies par volume, dépassant son propre record et atomisant encore celui d’avant, détenu par l’Attaque des Titans en 2013.

Son tome 17 a explosé les records de ventes de la série, et le seul facteur qui aura freiné cette frénésie et les réimpressions que la Shueisha était obligée de faire dans l’urgence, tellement les tomes se vendaient.

À plusieurs reprises, Demon Slayer aura tout de même placés TOUT SES TOMES dans le top 50, tout en réalisant quasiment 50 % de ses ventes globales en 2019, l’amenant aux 25 Millions d’exemplaires, devant My Hero Academia et ses 24 Millions… Jusqu’où ira Demon Slayer ??


2020: Une année qui s’annonce d’ors et déjà épique et légendaire:

Après avoir observé le bilan de cette année 2019, on est en droit de se demander ce qui arrivera en 2020… Demon Slayer continuera-il son infatigable ascension ? One Piece remontera-il sur le trône ? Go-Toubun se stabilisera-il ? The Promised Neverland accédera-il au podium pour ce qui sera probablement sa dernière année dans le Jump ?

On va essayer de répondre à quelques-unes de ces questions. Avant de s’intéresser aux nouveaux challengers, revoyons un peu les membres du top 10.

Clairement pour moi, Kaguya-Sama ne sera très probablement pas dans le top 10 en 2020, mais plus dans le top 15 ou dans le top 20, ce qui sera compliqué à déterminer car Oricon ne donne les chiffres précis que pour les 10 premiers… Malgré la saison 2 de son anime, la concurrence sera trop dure en 2020 de mon point de vue…

De même pour Moi quand je me réincarne en Slime qui doit absolument repartir de l’avant afin de s’assurer une place dans le top 10.

Pour ce qui est de Go-Toubun no Hanayome, My Hero Academia et Haikyû !!, qui bénéificeront tous d’un anime en début d’année, il sera intéressant de suivre comment l’anime va encore booster Go-Toubun, si My Hero Academia peut à nouveau effleurer son excellent score de 2018 et si Haikyû !! peut être sauvé…

L’Attaque des Titans, qui s’apprête à vivre ce qui sera probablement son avant-dernière ou sa dernière année de parution, continuera-il à chuter sachant qu’il se retrouve dans le même contexte que My Hero Academia il y a un an, sauf qu’il n’est pas deuxième mais 7ème et que ses ventes ont déjà amorcées une grosse chute ?

Peut-être que la 4ème et dernière saison de son anime arrivera à remonter légèrement ses ventes, on aura la réponse en octobre prochain, en espérant que les ventes ne tombent pas trop bas d’ici là….

Kingdom va vivre une excellente année 2020, à moins d’un énorme facteur encore inconnu aujourd’hui. Le retour de son anime peut lui assurer un nouveau boost.

The Promised Neverland… J’espère que la saison 2 de son anime, qui logiquement adapterait le manga jusqu’à la fin de Goldy Pond, à moins de nous faire une coupure à la Shokugeki no Soma: Saison 3/Partie 2, boostera pour de bon ses ventes.

Alors oui Demon Slayer lui est passé devant à toute vitesse, mais on peut espérer que, sans saison 2 de Demon Slayer en 2020, que The Promised Neverland ait un bon boost en bonne et du forme.

One Piece et Demon Slayer, One Piece et Demon Slayer…. Pour One Piece, je pense que il faut voir si ses ventes continuent à faire des écarts comme ça entre correct et très mauvais d’un tome à l’autre. Le dernier qui a eu une situation similaire, c’était Seven Deadly Sins pour un nombre de lecteurs aujourd’hui bien plus faible….

Après même si ça reste One Piece, la performance de Demon Slayer cette année prouve qu’il n’est plus aussi intouchable que ça. Pour la première fois, il ne part pas grand favori à la première place pour une année. Et si en plus de ça son nombre de lecteurs diminue, ça va être encore pire…

De l’autre côté, Demon Slayer semble commencer 2020 comme il a finit 2019: en monopolisant le top 50. Reste à voir jusqu’où il pourra aller parce que là, clairement je ne peux pas prédire où le manga de Gotoge s’arrêtera. Qui aurait cru, en écoutant « Gurenge » pour la première fois, que l’on assistait au début de la plus féroce bataille de l’ère Oricon ?

Surement pas grand monde, et même les quelques marabouts qui auraient prédits ce duel auraient donné One Piece gagnant. Son anime ne bénéficiera pas d’une saison 2, mais d’une suite en film d’animation, qui adaptera l’arc du Train de l’Infini…

Intéressant, quand on sait que les films provoquent des boosts plus faibles que des animes (quoique Kingdom nous a prouvé le contraire cette année) mais en observant la performance de Demon Slayer en 2019, il serait bien capable de gagner 1 000 copies par volume en une semaine parce que le film a eu son trailer….

Enfin, il prend déjà beaucoup d’avance en début d’année, le volume 2 de la bataille Demon Slayer VS One Piece VS Le reste du monde commence aujourd’hui !!

We Never Learn et Dr. Stone sont deux mangas du Jump qui ont, comme Demon Slayer et TPN, bénéficiés de leur première saison d’anime cette année (pour We Never Learn, c’est même 2 saisons), mais pour un boost moindre, voire même inexistant.

Si on peut observer un léger mieux sur le tome 13 de Dr. Stone, pour We Never Learn, rien. Et ça pour une raison très simple: Go-Toubun et lui sont des mangas très proche, du même genre et jouant avec les même codes. Sauf que pour moi et pour beaucoup, Go-Toubun est bien mieux mené que We Never Learn… Et là, on ne peut rien y faire.

Après attention, We Never Learn se vend bien, mais on dirait que son anime lui sert juste à maintenir son niveau de vente, sans lequel il chuterai drastiquement. Triste destin pour celui que le Jump espérait transformer en successeur de Nisekoi.

Enfin parlons vite fait de 3 mangas du Jump qui pourraient beaucoup faire parler d’eux en 2019: Tout d’abord Jujutsu Kaisen, manga qui paraîtra chez Ki-Oon en Février et qui bénéficiera d’un anime en 2020.

Débuté début 2018 et comptant déjà 2,5 Millions d’exemplaires en circulation, le manga a tout pour devenir un hit du Jump. Si on ne le verra probablement pas dans le top 10, à moins qu’il nous fasse une Demon Slayer, l’évolution de ses ventes sera très intéressantes à suivre.

De l’autre côté, Act-Age, manga sur le cinéma, et qui lui aussi paraîtra chez Ki-Oon en Avril. Si il ne bénéficie pas d’anime (quoique, vu qu’il aura un stand à la Jump Festa 2019, tout pourrait changer), il a atteint les 2 Millions d’exemplaires plus vite que Dr. Stone et que We Never Learn.

Encore une fois, il y a très peu de chances qu’il atterrisse dans le top 10 annuel, 2020 a tout pour lui sourire. Et enfin, un petit nouveau, Chainsaw-Man, manga qui fête avec le Jump de lundi ses 1 an et qui marche très bien, étant à 410 000 copies vendues en un an.

Même si là , il est impossible de le voir dans le top 10, à moins de suivre la trajectoire de Go-Toubun no Hanayome, avec une annonce d’anime qui pourrait arriver pendant l’année. Chainsaw-Man est, en ne comptant pas Samurai 8 et les 2 récentes nouveautés, Mitama Security et Mission: Yozakura Family dont le 1er tome n’est pas encore sorti, la seul nouveauté de 2019 a bien marcher. On peut donc s’attendre à un soutien des éditeurs envers lui…

Merci à tous d’avoir lu cet article sur le top Oricon 2019, désolé de l’abréger comme ça mais je n’avais pas d’idée pour le boucler. Si vous avez aimé l’article, parlez-en autour de vous pour faire grossir le site. Je remercie également Otakulte et Floriano de Parlons Manga pour leurs chiffres et traductions du top Oricon, sans eux l’article n’aurait pas existé. Je vous met le lien de la chaîne d’Otakulte ci dessous et le lien du blog de Floriano, allez y jeter un œil bande de chenapans !!

MàJ 28/05/2020 :

Bonjour à vous. Si vous êtes là, c’est probablement car j’ai mis le lien de cet article sur Twitter. Je souhaitais remettre cet article au goût du jour afin de préparer le Top Oricon semestriel 2020, ainsi que de vous donner une idée de comment j’écrivais à l’époque !

L’article date du 30 novembre, et va bientôt fêter ses 7 mois. Si certains étaient déjà là, d’autre sont sûrement arrivés après, et je vous remercie de me suivre. C’est pourquoi j’ai surtout touché à la mise en page, en modifiant uniquement 4 tournures de phrases, les plus catastrophiques à mes yeux.

J’essayerai également de remettre à jour l’article sur le Top Oricon 2010 à 2019, avant la sortie de celui du 1er semestre 2020 demain soir. Soyez-là, et à bientôt !

Analytique N°4: Le Weelky Shonen Jump

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Dragon Ball, One Piece, Naruto, My Hero Academia, The Promised Neverland, Slam Dunk, JoJo’s Bizarre Adventure. Un seul point point commun entre ces mangas: ils proviennent du Weekly Shônen Jump, magazine de mangas prépubliés à parution hebdomadaire connu pour avoir lancé nombre de légendes du manga.

Cependant le monde du Weekly Shonen Jump ne peut pas être tout rose et si certains de ses bébés arrivent jusqu’au sommet, d’autres se brûlent les ailes et sont abandonnées agonisants dans le caniveau. Car le Jump fonctionne sur un système de popularité impitoyable mais juste. Une série publié peut se faire arrêter prématurément à cause d’un manque de popularité. Dans ce cas, une série impopulaire ne vit rarement plus de 25 chapitres, soit 6 mois de parutions. Et c’est très fréquent.

Ce qui a motivé la sortie de cette analytique aujourd’hui plutôt qu’une autre fois est que lundi, date à laquelle sortira le Jump #52 de 2019, deux séries, « Double Taisei » de Kentaro Fukuda et « Yui Kamio Let’s Loose », de Hiroshi Siibashi (auteur de Nora: Rise of the Yokai Clan) prennent fin prématurément, en 27 chapitres pour « Double Taisei » et en 36 chapitres pour « Yui Kamio Let’s Loose ». Et c’est considéré par pas mal de personnes qui suivent ces classements comme une situation où les éditeurs ont été cléments… Mais on peut donc se demander:


Est-ce que le fonctionnement du Jump est-il encore optimal ?

Car oui, voir une série prometteuse s’interrompre c’est jamais facile, surtout quand on est tombé sous son charme, je vous parle en connaissance de cause… C’est aussi très dur quand on sait à quel point avoir une série dans le Jump est un parcours du combattant.

26 séries débutées depuis début 2018 et 20 arrêtées depuis 2018… ça fait un ratio de 76,9% de séries arrêtés. C’est vrai que dit comme ça, ça n’a pas l’air énorme mais on parle d’un magazine qui lance une grosse dizaine de séries par an… Sur douze séries lancées en 2018, seul 2 (Jujutsu Kaisen et ACT-AGE) sont encore en parution.. Et plus on remonte plus le chiffre baisse. Actuellement le Jump c’est, par ordre de « vieillesse »:

  • One Piece (1997)
  • Hunter x Hunter (1998) (malgré une parution très irrégulière, 0 chapitres en 2019)
  • Haikyū!! (2012)
  • My Hero Academia (2014)
  • Black Clover (2015)
  • Yûna de la pension Yuragi/ The Promised Neverland/ Demon Slayer (2016)
  • We Never Learn/Dr.Stone (2017)
  • ACT-AGE/ Jujutsu Kaisen (2018)
  • Chainsaw-Man/ Samurai 8/ Beast Children/ Tokyo Shinobi Squad (2019)

Les seuls années ayant plus de 2 mangas encore dans le magazine sont 2016 et logiquement 2019, et ce n’est qu’à partir de 2014 que l’on trouve un manga représentatif de chaque année…. Certains trouveront ce passage un peu inutile, mais je trouve au contraire qu’il illustre bien la politique impitoyable du Jump: les lecteurs ne t’aiment pas ? Au revoir.

Mais la popularité ne fait pas tout. Les ventes sont l’autre facteur qui peut déterminer la survie d’un manga dans le magazine. Car si la popularité amène forcément de nouveaux lecteurs, l’inverse peut aussi se faire. On peut prendre l’exemple de Chainsaw-Man, qui faisait un très mauvais départ mais qui a assuré sa survie en vendant 25 000 exemplaires lors de sa première semaine. Mais c’est des cas assez rares.

D’autant plus que lorsque qu’une série est mal classée, elle se situe généralement en fin de sommaire. Et ça peut influencer sur le jugement des lecteurs: ils s’attendent à ce que la série soit objectivement plus mauvaise que celles en début de magazine mais il est aussi possible que le lecteur soit « lassé » du Jump et donc oublie de lire les mangas en fin de sommaire et ainsi ne vote pas pour eux dans le vote de popularité. Au final, les « rookies » du magazine ont très peu droit à l’échec: un échec dans leur scénario est difficilement rattrapable, de même pour le style graphique.

On répète depuis très longtemps à quel point le travail de mangaka qui paraît dans un hebdomadaire est compliqué pour les vétérans comme Oda, qui doit même prendre une pause mensuelle tellement sa santé s’est dégradée en 22 ans… Imaginez alors la situation pour un débutant, qui accomplit son rêve et qui doit lutter pour grignoter quelques lecteurs à des mastodontes comme One Piece ou My Hero Academia. Pour ça généralement son manga respectera à la lettre les codes du shônen.

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Mais le Jump possède un problème pour moi plus important que la ridicule marge d’erreur laissée aux nouveaux venus et le fait que leur manga soit sur la sellette durant leur 6 (premiers) mois de vie: la place que ce sont creusés les anciens. Alors oui ça peut sembler hypocrite et on pourrait croire que je n’aime rien dans le système du Jump. Mais ça peut sembler logique de « déclasser » certains mangas, dont on connaît le succès et qu’on sait que les auteurs se donneront toujours à fond. Prenons One Piece, manga invaincu dans les classements de popularités et dans les ventes. On sait que Oda se donnera toujours à fond, et que son manga est et restera au sommet.

Alors pourquoi continuer à la classer avec My Hero Academia, Demon Slayer, Black Clover et surtout les nouveaux venus qui finissent très souvent noyés sous leurs aînés. One Piece pourrait très bien passer en case « Intouchable » où figurent déjà Hunter x Hunter et quelques gag mangas. Non seulement cela libérerait une place qui restera occupé jusqu’à au moins 2024 selon les dires d’Oda, mais aussi ça enlèverai un poids des épaules d’Eiichiro Oda, qui n’aurait plus à subir le rythme intense du Jump…


Un monde teinté de gris

Après non seulement le Jump met ses jeunes auteurs sous pression constante, mais même après avoir réussi à créer un lectorat et à s’assurer une place dans le magazine, un auteur n’est pas à l’abri d’une mauvaise surprise afin de faire de la place. Et aucune série n’est épargnée. On peut penser à Food Wars, Shokugeki no Soma chez nos amis nippons, qui a pris fin en début d’année à cause d’une succession de mauvais classements après tout de même 6 ans de publication.

EDIT: Enfin du nouveau pour Bleach ?! | Gaak

Et les fins sont généralement rushés au possible. On peut citer le cas de Bleach, manga légendaire de Tite Kubo qui a un temps porté le Jump avec One Piece et Naruto, qui s’est vu rallongé au possible par les éditeurs avant de finir brutalement afin de coller avec le 15ème anniversaire du manga, ce qui nous donne un arc final qui s’étale sur plus de 4 ans et un dénouement en moins de 10 chapitres avec un chapitre en guise d’épilogue. Triste destin pour un manga aussi marquant. Car oui les éditeurs demandent aux mangakas de couper court leur dénouement mais aussi de rallonger au possible les plus gros succès.

On peut penser à Bleach forcément, mais aussi à Dragon Ball, que Toriyama voulait finir dès la saga Freezer. Il a même réessayé avec la saga Cell, sans succès… On peut même penser que Naruto a eu une fin avortée avec la saga Pain, tellement le contraste entre Naruto et Pain/Nagato était fort et que tout semblait en oeuvre pour une fin bien meilleure que celle eue au final.

Mais le système éditorial du Jump apporte aussi d’excellentes choses. Une rivalité entre les mangas du magazine amène forcément les mangakas à se surpasser afin de nous livrer des mangas de très bonnes factures. Si ce système n’existait pas, on peux imaginer que certains mangakas se détendraient parce que justement ils sont publiés et ils le resteront. Ainsi, on pourrait avoir plus facilement des mangas plus surprenants, plutôt que d’avoir 13 nouveautés quasiment identiques.

Certains OVNI arrivent malgré tout survivre dans le magazine. On peut penser à The Promised Neverland, ou encore à Bakuman. C’est non seulement une petite révolution dans l’industrie du shônen made-in-Jump, mais en plus de ça illustre parfaitement le fait que les mangakas ont de plus en plus de marge. Il suffit de voir les états narratifs de The Promised Neverland, Demon Slayer ou encore Haikyû!!.

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Donc au final, que penser de tout ça ? Le système éditorial du Jump marche t’il encore fin 2019, après plus de 50 ans de bon et loyaux services ? Oui, des mangas plus que prometteurs passent à la trappe et s’il était difficile de s’en rendre compte fin années 90 début 2000, où seul les gros succès parvenaient chez nous, suite à l’explosion successive de Dragon Ball Z et de Pokémon.

Aujourd’hui avec Internet, tout se remarque bien mieux. Et si ça peux faire mal de voir des mangas prometteurs qui nous avaient tapés dans l’oeil se finir ainsi, il faut se dire que cela nous permettra d’obtenir de bien meilleurs « survivants ». Ainsi, la rivalité constante entre les mangas nous permet d’obtenir des oeuvres encore plus incroyables et agréables à lire.

Je permet d’utiliser cette phrase de Senzaemon Nakiri, personnage de Food Wars afin d’illustrer mes propos :

La plupart d’entre vous n’êtes que de vulgaires cailloux destinés à polir les quelques diamants qui se cachent parmis vous.

J’estime que ça résume bien le Jump : un fonctionnement qui peut sembler archaïque, mais qui a déjà plus que faits ses preuves, des succès qui portent l’industrie du manga à l’étranger, comme on peut le voir en France, deuxième plus gros pays consommateur de mangas au monde. Les plus grosses ventes chez nous sont des mangas du Jump, One Piece, Dragon Ball, présents depuis 20 ans, My Hero Academia, qui aura fait une ascension fulgurante, Naruto, toujours présent ou Demon Slayer, qui apparemment se vendrait merveilleusement bien.

En soit le seul manga qui a vraiment un succès comparable aux plus gros hits du Jump en France est Fairy Tail. Le Jump ne laisse pas ses chances à toutes ses séries, c’est triste, mais celles qui réussissent à s’imposer peuvent se féliciter d’avoir accompli ça. Et c’est bien ce qu’est le Jump. Trois mots « Amitié, Effort, Victoire ». L’amitié rivale entretenu entre des mangakas, l’effort de se hisser tout en haut du magazine et la victoire d’y être parvenu.

En soit, le Jump est un véritable nekketsu.