Top M’en 5 N°15 : Les 5 articles que j’ai le plus aimé écrire

Bonjour à tous et bienvenue dans le DERNIER Top M’en 5. Oui, cette rubrique prend fin en ce 10 juillet 2020. Ainsi, le bouton « Top M’en 5 » de la barre de catégories va disparaître prochainement, afin d’aérer un peu tout ça. Bien, c’est parti pour le dernier Top M’en 5 !

5- Analytique N°20 : Le 1er semestre 2020 du Jump

C’est une très longue Analytique qui se trouve à la 5ème place de ce classement. Une Analytique qui m’aura pris énormément de temps, mais que j’aurai adoré écrire. Cet article est bourré de données, de graphiques et de texte, mais j’espère que vous l’aurez apprécié. Vous pouvez le lire ici !

4- Test N°21 : Super Mario Odyssey

Il est difficile d’avoir un avis opposé à la masse. Et c’est ce que j’ai illustré dans cet article. Je n’aime pas spécialement Mario Odyssey. C’est un jeu correct, mais qui est un très mauvais Mario 3D. Et c’est ce que j’ai expliqué dans ce test, que vous pouvez lire ici !

3- Analytique N°18 : Le chapitre 205 de Demon Slayer

Chapter 205 | Kimetsu no Yaiba Wikia | Fandom

Demon Slayer aura véritablement été un manga qui m’aura marqué de bout en bout. Afin de lui rendre hommage et de tenter de réduire les avis sur la fin que je comprends, mais que je trouve infondés, j’avais écrit une Analytique à ce sujet. Analyse détaillée du chapitre, avec les références au reste du manga, pourquoi Gotoge a fait ce choix, une explication que vous pouvez retrouver ici !

2- Critique N°33 : Demon Slayer : Kimetsu no Yaiba

Fatalement, la critique de Demon Slayer allait être dans ce top, je le savais depuis le début. C’est une critique que j’ai commencé à écrire début mars, car je savais que j’allais en parler une fois le manga fini. Cependant je ne pensais pas qu’elle allait sortir si tôt ! Le manga a pris fin au meilleur moment, et j’ai donc sorti cette critique mi-mai, qui a eu un excellent accueil. Vous pouvez la lire ici !

1- Critique N°30 : Steel Ball Run

Oui, elle ne pouvait être que première. L’apothéose de notre aventure sur JoJo’s Bizarre Adventure, la critique de Steel Ball Run. Je ne dirais rien d’autre, si ce n’est que vous pouvez lire cet article ici.

Personnalitay N°11 : Jolyne Cujoh

Bonjour à vous et bienvenue dans une nouvelle Personnalitay. Oui, ça fait longtemps, et je m’excuse de cette absence. Pour cette reprise, intéressons nous à LA protagoniste principale de JoJo. Et oui, je dis « LA » car c’est la seule à ce jour…. Je parle bien sûr de Jolyne Cujoh ! (et pas « Kujo » attention). Bien évidemment, je vais spoiler la partie VI de JoJo’s Bizarre Adventure, à savoir Stone Ocean, donc attention !


L’héritière de Jotaro

Jolyne Cujoh | Wiki Jojo's Bizarre Encyclopédie | Fandom

Jolyne Cujoh est donc la fille de Jotaro Kujo. Il s’agit de la protagoniste de la partie VI de JoJo’s Bizarre Adventure, Stone Ocean. C’est également la seule femme à avoir été la protagoniste principale d’une partie à ce jour. Sa liaison à Jotaro par le sang est symbolisée par plusieurs éléments, en plus de son nom de famille et du fait que Jotaro soit présent dans Stone Ocean. Elle récupère le cri de guerre de son père, enfin de son Stand, le fameux « ORA ORA ORA ! ». Elle adapte aussi son tic de langage « Yare Yare Daze » (Donne-moi une pause), en « Yare Yare Dawa » (Que c’est pénible).

Le caractère de Jolyne est en soit très semblable à celui de Jotaro. Elle est une femme téméraire et qui ne se laisse jamais submerger par l’adversité. Cependant, elle reste bien plus émotive que son père, et au final ça permet de la rendre bien plus attachante. Le gros défaut de Jotaro est qu’il est selon moi trop…. Parfait. Jotaro n’a aucun défaut. Il sert avant tout à trouver la faille de son ennemi, il ORA ORA ORA et puis basta. Là où Jolyne est un personnage qui est bien plus humain, et c’est tout sauf un défaut puisque ça lui permet d’avoir des moments bien plus légers et des moments humoristiques. Et c’est tant mieux !

Jolyne Cujoh | Wiki Jojo's Bizarre Encyclopédie | Fandom

Comme l’intégralité des protagoniste principaux de JoJo depuis Jotaro, Jolyne possède un Stand. Après Star Platinium, Crazy Diamond et Golden Experience, on découvre donc Stone Free. Après un Stand qui progressait jusqu’à pouvoir arrêter le temps, un Stand qui pouvait réparer n’importe quoi et un autre qui manipulait la vie, le Stand de Jolyne manipule les fils. En plus de ça, le Stand est composé de fils issus directement du corps de Jolyne.

Le Stand, en dehors de son pouvoir de manipulation des fils, ne possède rien d’autre de caractéristiques. Sous sa forme de Stand, il est à courte portée et possède une puissance relativement similaire à celle de Star Platinium, comme en atteste ses statistiques :

  • Destruction : A
  • Vitesse : B
  • Portée : C
  • Précision : C
  • Potentiel : A

Comparons aux statistiques de Star Platinium, de Crazy Diamond et de Gold Experience. Je précise que pour Star Platinium, je fait 2 graphiques avec à gauche ses statistique dans Stadust Crusaders, et à droite dans Stone Ocean :

Star Platinium

Crazy Diamond

Gold Experience

On voit que Stone Free a globalement des statistiques moyennes, sauf en potentiel et en puissance (A) et en vitesse (B). Mais surtout, on remarque que Stone Free est, avec Star Platinium à son plein potentiel, le Stand le plus équilibré. Alors oui, il ne faut jamais se fier aux statistiques des Stands, mais peut-être qu’Araki a souhaité nous illustrer la polyvalence de Stone Free et derrière celle de Jolyne…

Pour la dernière partie de cet article, je vais parler de son évolution tout au long de Stone Ocean, alors attention aux spoilers !

BALISE SPOILER


Une guerrière incroyable

The Death of Jolyne Kujo | Stone Ocean MMV - YouTube

Jolyne doit être la protagoniste de Stone Ocean à avoir la plus belle évolution de toute la partie. Au début, on nous la présente en temps que « cause perdue », qui aura tout fait afin d’attirer l’attention de son père, au point de sombrer dans le milieu du crime. Elle est alors envoyée dans la prison de Green Dolphin, afin d’y purger sa peine de 15 ans à cause d’un meurtre qu’elle n’a pas commis.

On découvre alors une protagoniste refermée sur elle-même, froide et parfois même assez cruelle, comme avec le sort qu’elle réserve à son avocat ou à sa camarade de cellule Gwess. Jolyne est une battante, et c’est un trait de caractère qu’elle gardera jusqu’à la fin de son aventure et son combat contre Enrico Pucci.

Jolyne Cujoh | Wiki | JoJo Amino Amino

Là où au départ elle se mettait en danger afin d’attirer l’affection d’autrui, car n’ayant pas bénéficié de celle de son père dans son enfance, de plus en plus elle va se mettre en danger non pas pour attirer, mais pour protéger. C’est ce qui est illustré par l’arc dans le quartier disciplinaire de Green Dolphin ou l’arc final, où Jolyne ira jusqu’à sacrifier sa vie afin de permettre à Emporio de s’en sortir. Et c’est au final ça qui me plaît dans le personnage de Jolyne. Elle évolue constamment, certes comme Josuke ou Joseph. Mais là où pour ces deux derniers ça passe surtout par une maîtrise de leurs pouvoirs, Jolyne évolue elle bien plus sur le plan psychologique. Et c’est pourquoi je la considère comme un excellent personnage.

Critique N°39 : Kingdom tome 1

Bonjour à tous. Vous savez, il y a des mangas qui nous mettent des claques, des claques si intenses qu’on est conquis dès le premier tome. Et c’est de l’un d’eux dont on va parler aujourd’hui. On va parler de Kingdom ! Je vous souhaite une bonne lecture.


Un début prometteur

Livre : , Kingdom. Volume 1, écrit par Yasuhisa Hara - Meian éditions

Kingdom est donc un manga écrit et dessiné par Yasuhisa Hara. Ce manga est prépublié depuis 2006 dans le Weekly Young Jump, magazine qui publie hebdomadairement des seinen. La version française est publiée depuis septembre 2018 par la maison d’édition Meian. La publication française est sur le point de rattraper la japonaise grâce à un système d’abonnement et des sorties de tomes très resserrées.

Le manga nous emmène en Chine, il y a plusieurs milliers d’années, dans l’Antiquité. On y suit le jeune Shin, esclave qui souhaite devenir un Grand Général qui marquera l’histoire. Il va intégrer par la force du destin l’armée de l’Etat de Qin dont il est originaire. Petit à petit et de campagne en campagne, Shin va gravir les échelons en aidant son ami le roi Ei Sei à unifier les 7 royaumes de la Chine sous la bannière de Qin.

Voilà comment on pourrait résumer Kingdom, qui compte actuellement 58 tomes. L’auteur a d’ailleurs indiqué vouloir faire une centaine de tomes. Le tome 1, qui nous intéresse aujourd’hui, contient les 8 premiers chapitres.

De part son statut d’introduction, le tome 1 de Kingdom doit avant tout nous présenter des personnages, un univers et commencer son scénario. Concernant les protagonistes, le manga parvient habilement à rendre le héros, Shin, très attachant grâce à un événement très particulier que je ne spoilerais pas. Oui, cette critique ne contiendra aucun spoil afin de laisser à ceux qui n’ont pas découverts cette pépite un plaisir total.


Un potentiel certain

La grande majorité des personnages introduits sont très différents et donc marquants. Hara a habilement su leur donné des designs très différents malgré le contexte historique du manga qui n’aide pas à la diversité (pas de personnages aux cheveux de n’importe quelle couleur comme dans Kuroko no Basket par exemple). Malgré tout, que ce soit les protagonistes ou les antagonistes, on se prend très rapidement d’affection pour les personnages de Kingdom, au point de parfois douter sur qui sont les antagonistes et qui sont les protagonistes.

Chronique : Kingdom partie 1, Shin et Hyou !

Le seul reproche que je pourrais faire sur le plan des personnages concerne le protagoniste principal, Shin. Je trouve qu’il s’intègre assez mal à cet univers. Il fait un peu trop « shônen » à mon goût pour un personnage principal d’un seinen comme Kingdom. Il faudra voir comment ça évolue à l’avenir, mais reste qu’avoir un problème avec le personnage principal au tome 1 n’aide pas beaucoup à s’intégrer à l’univers. Heureusement pour Kingdom, le reste du casting est d’excellente facture, et ça compense en grande partie cette faiblesse.

Le scénario est de son côté assez basique. Une mission à effectuer, et le protagoniste qui se retrouve tiré de sa petite vie tranquille par le scénario. Malgré tout, on comprend l’intégralité des enjeux du monde que Hara nous introduit : un conflit concernant le trône de Qin, conflit auquel va être mêlé Shin. Un scénario qui fait certes un peu prétexte, mais qui reste diablement efficace car il fonctionne en tandem avec l’élément de Kingdom qui est pour moi le mieux réussi dans ce premier tome : son univers.

Il existe des manga qui brillent dans un seul domaine. D’autres s’en sortent plutôt bien dans pas mal d’entre eux. Enfin, des manga s’en sortent très bien partout, tout en excellant dans un seul domaine. Kingdom est l’un d’eux. L’univers qui nous est dépeint dans le premier tome du manga est tout bonnement excellent et magnifiquement bien développé en à peine 8 petits chapitres. Je vous le dis, vive Kingdom !

Notation:

Personnages: 15/20

Scénario: 16/20

Ambiance et Univers: 18/20

Dessins: 15/20

Plaisir de Lecture: 17,5/20

Total : 81,5/100 = 16,3/20

Le tome 1 de Kingdom est ce qu’on pourrait désigner comme une incroyable introduction. Hara maîtrise très bien son sujet et ça se sent. Personnages, univers, scénario, les bases sont là pour commencer un excellent manga, bien qu’on sente qu’il y a encore pas mal de marge. Kingdom est un très bon manga, et ce dès le départ.

Analytique N°22 : L’état du Jump en 2020

Bonjour à tous et bienvenue dans une Analytique assez courte que je n’avais pas prévu de faire, mais au vu des dernières rumeurs (fin d’Haikyû!!) et des derniers événements (fins de TPN et de Demon Slayer), je ne pouvais pas rester dans mon coin, surtout quand il s’agit d’un magazine cher à mes yeux. Bien, parlons de si oui ou non, le Jump est en déclin.


2020, une année de transition ?

Bien, je ne vais pas vous faire l’affront de vous présenter le Weekly Shônen Jump, j’ai réalisé un article dessus il y a quelques mois, il a même eu une refonte récemment. Aujourd’hui, on va s’intéresser à l’état de ce magazine en 2020. Je vous invite également à aller lire mon article bilan du 1er semestre du Jump. Aujourd’hui, on va uniquement s’intéresser à l’état du Jump en 2020, et pourquoi je le trouve plus qu’alarmant.

JP] Weekly Shonen Jump 2020 12 – Weekly Shonen Jump

Le Jump en 2020 est dans une situation assez… Particulière. Globalement, on sent que le vent commence à tourner, et qu’une ère touche à sa fin. Pour appuyer ces propos, je vous propose de jeter un oeil aux mangas qui ont pris fin depuis le début de l’année 2020 :

  • Beast Children dans le Jump #1
  • Tokyo Shinobi Squad dans le Jump #2
  • Samurai 8 dans le Jump #17
  • ZIPMAN!! dans le Jump #19
  • Demon Slayer dans le Jump #24
  • Yuna de la Pension Yuragi dans le Jump #27
  • The Promised Neverland dans le Jump #28
  • Guardian of the Witch dans le Jump #29

8 mangas qui ont pris fin en moins de 30 numéros, soit quasiment un manga tout les 3 numéros. Même en enlevant Beast Children et Tokyo Shinobi Squad, dont l’avenir était déjà scellé, on arrive à une moyenne d’une fin tout les 5 numéros. C’est énorme ! Le pire, c’est que parmi ces 8 mangas, 3 sont des piliers du Jump, qui ont connus une très belle vie :

  • Yuna de la Pension Yuragi : premier ecchi à s’imposer dans le magazine depuis longtemps. 3,6 millions de copies imprimées en 19 volumes, un très joli score pour un manga du genre
  • The Promised Neverland : OVNI du magazine qui aura énormément fait parler de lui tout au long de sa vie. 21 millions de copies imprimées en 19 volumes également.
  • Demon Slayer : nekketsu qui aura réussi à égaler One Piece. 80 millions en 21 volumes et ça va continuer de monter.

Jusque-là encore, rien d’alarmant. Certes le Jump perd le seul manga capable d’égaler One Piece, mais bon. Le magazine a su rebondir après la fin quasi-simultanée de Yu Yu Hakusho, Dragon Ball et Slam Dunk. Cependant, là où je trouve que le Jump agit d’une manière assez étrange, c’est dans le traitement vis-à-vis de ses nouveautés et justement on va parler de ces fameuses nouveautés.


2020, ou comment rire avec la Shueisha

Le Shonen Jump s'enrichit de 3 nouvelles séries! | Gaak

Encore, que des mangas marquants du Jump partent, pourquoi pas. Leur départ quasi-simultané est un concours de circonstances, et c’est déjà arrivé plusieurs fois par le passé. Par contre, qu’une grosse partie des nouveautés soient des comédies, genre qui n’est pas voué à se vendre énormément, là je bloque. Pour faire simple, voici la liste des nouveautés lancées depuis début 2020 :

  • ZIPMAN!!
  • Agravity Boys
  • Undead Unluck
  • MASHLE
  • Guardian of the Witch
  • Moriking
  • Bone Collection
  • Time Paradox Ghostwriter
  • Ayakashi Triangle
  • God of Destruction Magu-chan
  • Hard-Boiled Cop and Dolphin
  • Me & Roboko

Première chose qu’il est intéressante de remarquer : le nombre de nouveautés lancées. Depuis le N°1 de 2020, 12 nouveautés ont fait leurs débuts dans le magazine, alors que généralement on tourne autour d’une quinzaine de nouveautés par an. Et avec Burn the Witch, prochain manga de Tite Kubo, qui devrait arriver cet été avec d’autres nouveaux, on tournerai déjà autour de 15. Alors oui, ça n’indique rien, mais on a l’impression que la Shueisha balance les mangas qui lui passent sous la main sans idée précise.

Généralement, un manga arrive pour remplir un « rôle » dans le magazine. C’est pour ça qu’on a toujours un manga de shogi ou un manga de go tout les 2-3 ans, car la Shueisha espère reproduire un succès à la Hikaru no Go (on a par exemple eu Momiji no Kisetsu ou Double Taisei dans ces genres là). On a parfois aussi une romcom, un ecchi ou un manga plus marginal qui se rapproche de ça (Cross Account, Alice to Taiyo ou Ayakashi Triangle justement). Sauf que là, c’est du grand n’importe quoi.

Sur ces 12 nouveautés, 5 sont des comédies pures et dures (Agravity Boys, Moriking, God of Destruction, Hard-Boiled Cop et Me & Roboko). On peut y ajouter MASHLE et Undead Unluck qui sont un peu des shônen façon Gintama mi-action mi-comédie. Je pourrais aussi inclure Ayakashi Triangle, qui de par son statut d’ecchi va forcément inclure de la comédie, mais je m’en passerais.

Le 1er chapitre de Mitama Security est disponible dans le Weekly ...

On est donc à 5 comédies pures lancées depuis début 2020. Si on ajoute Mitama Security et Yozakura, commencés fin 2019, on arrive à 7 comédies lancées en environ 8 mois. Et on arrive dans le point que je ne comprend pas.

Pourquoi, dans une période où les « blockbusters » du Jump partent un à un, lancer quasiment que des comédies qui n’ont pas vocation à se vendre énormément ?

Je pense qu’on peut apporter un seul élément de réponse : la Shueisha essaye de trouver un nouveau gag manga. Habituellement, il y a toujours un gag manga en fin de magazine. Sauf que là la place est vacante depuis quasiment 1 an et demi et la fin de Shinsuki Renaissance David-kun et le transfert de Jimoto Ga Japan. Donc on peut penser que la Shueisha essaye de trouver en urgence un nouveau manga de ce style. Sauf qu’à ma connaissance, la maison d’édition n’est pas obligée de lancer que des comédies pour au final en garder une seul.

J’ai également vu certaines personnes dire que la Shueisha fait ça afin de « remonter le moral des enfants japonais suite au COVID ». D’un côté, c’est possible que ce soit vrai par rapport aux dernière nouveautés, avec 3 comédies sur 4. De l’autre, ce mouvement a commencé fin 2019, et puis ça a l’air assez irréalisable également.

Jujutsu Kaisen » et « Chainsaw Man », deux nouveaux mangas ...

D’un autre côté, il faut aussi remarquer que de moins en moins de nekketsu s’imposent dans le Jump. Le dernier vrai nekketsu à s’être imposé est Jujutsu Kaisen, qui a déjà plus de 2 ans. Depuis, seul Chainsaw-Man a réussi à se faire une place, et bien qu’ils reprenne certains codes du nekketsu… Il n’en est pas réellement un.

On est donc sur un magazine qui n’arrive plus à trouver de nekketsu marquant depuis maintenant 2 ans. C’est cocasse quand on sait que c’est sensé être le genre phare du Jump. Ne0lation, Gokutei Higuma, Tokyo Shinobi Squad, Guardian of the Witch… Tant de nekketsu qui n’auront pas réussis à convaincre. On pensera également à Samurai 8, qui rentrera dans l’histoire comme l’un des plus gros flops de l’histoire du magazine, comme quoi même un grand nom comme Kishimoto peut se foirer…

Avant de vous quitter, j’aimerais aborder un dernier point.


Des titres vieilissants

We Never Learn bientôt disponible en exclusivité sur Wakanim

Alors oui, le Jump galère à trouver de nouvelles pépites, mais après tout il a déjà des titres qui vont le soutenir non ?

Et bien… Oui et non. Globalement, les mangas du Jump sortis avant 2018 ont tous atteint leur potentiel maximal. On va donc de One Piece à Dr.STONE. My Hero Academia commence à perdre du terrain, Haikyû!! retourne petit à petit à son niveau d’antan, Black Clover dégringole et We Never Learn aussi.

On se retrouve donc avec Act-Age, Jujutsu Kaisen et Chainsaw-Man. Jujutsu Kaisen est déjà à 150k en 1ère semaine, ce qui est une excellente performance pour un manga sans anime, meilleure que ce que pouvait faire Demon Slayer par exemple.

Chainsaw-Man s’approche lui des 100k en 1ère semaine (environ 95k avec son dernier volume), il est donc sur une courbe de croissance plus rapide que celle de Jujutsu Kaisen. Il faudra voir comment il se comportera à l’avenir, même si il semble être promis à un excellent avenir.

Enfin, Act-Age commence à un peu ralentir au niveau de sa croissance, en approchant des 90k en 1ère semaine. Il faudra voir avec son 12ème volume comment ça évolue. Le titre se vend très bien pour son contenu, manga sur le cinéma, et il n’a pas vocation à se vendre autant que ses 2 collègues.

Donc oui, 3 mangas qui tournent autour des 100k en 1ère semaine et qui sont encore en progression, c’est pas mal non ? Oui, au cas par cas c’est pas mal du tout, c’est même très bon. Le problème c’est que dans l’ensemble, ces 3 mangas portent seul le futur du Jump à l’heure actuelle. Et ça, ça va forcément poser problème à l’avenir.

Donc oui, je considère que le Jump est dans une position plus que délicate. Des mangas historiques qui prennent fin un à un, des nouveautés qui peinent à convaincre et qui ont l’air d’être balancés sans plan fixe et donc des jeunes pousses qui sont de plus en plus rares… L’avenir s’annonce bien sombre.

Mais on aura l’occasion de reparler de ce sujet un jour. Merci d’avoir lu cet article, bon samedi soir à vous tous !

Bilan Mensuel N°8 : Juin 2020

Bonjour à tous et bienvenue dans le 8ème Bilan Mensuel du blog. On s’approche lentement mais sûrement du 1er anniversaire, ce que le temps passe vite !

Au programme de ce Bilan Mensuel :

  • Retour sur juin 2020, un mois assez…. spécial
  • Petit point sur la 2nde moitié de 2020 sur le blog et le reste
  • Changements à venir niveau chroniques

Juin 2020 sur la Taverne d’Am4n0, c’est :

CatégoriesStatistiques
Nombre d’articles 14 en 30 jours
2 AnalytiquesL’Oricon du premier semestre 2020
Les ventes de manga pour les nuls
2 Top M’en 5Mes 5 arcs de shônen préférés
5 jeux qui méritent une suite
1 Pr3m13r Ch4p1tr3Time Paradox Ghostwriter
5 CritiquesL’Attaque des Titans N°1
Act-Age tomes 1 et 2
Chainsaw-Man tomes 1 et 2
Guardian of the Witch
The Promised Neverland
1 TestPokémon (Bloody) Platinium
2 NintendologieEpisode 8
Episode 9
Vues9 429
(+2 133)
Abonnés32
(+3)
Mentions J’aime396
(+59)
Visiteurs3 925
(+650)

Juin est inscrit dans la même dynamique que mai : une légère baisse vis-à-vis des statistiques, mais qui restent globalement très proches. J’ai l’impression que le blog a atteint ce qui semble être son plein potentiel à l’heure actuelle, environ 2 000 vues par mois. Je pense que si augmentation il doit y avoir, ce sera avec un autre « boom » lié à un article, comme ce qu’avait provoqué l’Analytique N°4 ou la Critique N°25. Enfin, je ne me plains pas. En arriver là en 8 mois, c’est incroyable. Pour revenir un instant sur les statistiques globales, juin marque tout de même une progression au niveau des nouveaux abonnés, on progresse petit à petit !

Passons désormais au classement des articles les plus lus du mois, qui vous le verrez, tranche totalement avec le classement des mois précédents.

PlaceArticleVues
1erPersonnalitay N°1 : Saiba Asahi94
2èmePr3m13r Ch4p1tr3 N°1 : Time Paradox Ghostwriter87
3èmePersonnalitay N°3 : Eren Jäger78
4èmeAnalytique N°19 ; L’Oricon du 1er semestre65
5èmeCritique N°37 : Guardian of the Witch55
6èmeCritique N°35 : Act-Age tomes 1 et 246
7èmeCritique N°18 : Go-Toubun no Hanayome43
8èmeCritique N°36 : Chainsaw-Man tomes 1 et 240

Ce mois restera dans l’histoire au niveau du classement des articles les plus lus. Pour la première fois de l’histoire du blog, aucun article n’a été lu plus de 100 fois lors d’un mois. Pour la première fois, un ancien article est également le plus lu d’un mois. En tout cas, la nouvelle chronique semble vous plaire, et je vous en remercie. J’essayerai d’en sortir environ 2 par mois.

Ensuite, comment expliquer le succès des 3 anciens articles présents, à savoir les Personnalitay N°1 et N°3, et la Critique N°18 ? Pour la Critique N°18, je pense avoir ma petite idée. J’ai inscrit cet article au Sama Awards (on va en parler un peu après) et il a échoué aux portes de la sélection finale, tout en étant mentionné par le jury. Je pense donc que les 43 lectures de ce mois viennent de là.

Pour ce qui est des Personnalitay… C’est un mystère, même pour moi. Lorsque vers mi-juin j’ai vu que ces 2 articles étaient de plus en plus lus, je me suis empressé de les remettre au goût du jour. Pour dire, lorsque vous tapez « Saiba Asahi » et « Eren Jäger » dans Google Images, mes articles apparaissent assez rapidement. Peut-être que inconsciemment, j’ai bien référencé ces articles, qui sait ? Enfin, voici le classement global, qui vous l’imaginez a pas mal bougé :

PlaceArticleVues
1erCritique N°25 : Blue Lock, tomes 1 à 5593
2èmeCritique N°24 : One Piece, tomes 1 à 61222
3èmePersonnalitay N°1 : Saiba Asahi159
4èmeCritique N°33 : Demon Slayer : Kimestu no Yaiba158
5èmeCritique N°18 : Go-Toubun no Hanayome154
6èmeCritique N°27 : JoJo Stone Ocean153
7èmeAnalytique N°4 : Le Weekly Shônen Jump152

Pas mal de changement dans ce classement des articles les plus lus. Après 7 mois sur le podium, dont 5 à la première place, l’Analytique N°4 dégringole à la 7ème place, et risque de sortir de ce top d’ici la fin du mois de juillet. Voir l’article qui a lancé le blog sortir du top des articles les plus lus, ça sera vraiment quelque chose….

Enfin, 2 nouveaux articles arrivent dans le top ce mois-ci : la Personnalitay N°1 à la 3ème place, avec 159 lectures, et la Critique N°18 à la 5ème place, avec 154 lectures. Oui, si on oublie les N°1 et N°2, qui sont dans une autre dimension, le tout est vraiment très serré. On verra comment ça aura évolué dans un mois !

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Avant de passer à mes annonces liées à juillet, j’aimerais revenir un peu sur la critique de Steel Ball Run, qui doit être à ce jour l’article que j’ai le plus apprécié écrire. Plus tôt dans l’année, j’avais inscrit cet article, avec l’Analytique N°15 et la Critique N°18 aux Sama Awards, prix d’écriture autour des blogs orientés mangas. Je n’ai gagné aucun prix, mais la Critique N°30 (sur Steel Ball Run donc), a été classée :

  • 2ème au prix de la passion
  • 2ème ex-aequo aux prix des auteurs

C’est incroyable de voir que je suis arrivé aussi loin en moins d’un an ! Bravo à tout les participant ! Komorebi, Pierrickola, Floriano et Rivac pour citer ceux que je connais le mieux, et bravo à Vagabond qui a quasiment tout raflé ! Bien, passons à ce que j’ai à vous dire concernant le moi de juillet !


La Taverne d’Am4n0 en juillet 2020, que va t’il sa passer ?

Avant tout, j’aimerais revenir sur ce qui arrivera en premier en juillet. Le samedi 11 juillet, la rubrique « L’Histoire de Nintendo » prendra fin. Enfin, elle prendra fin, mais la chronique globale « Nintendologie » va continuer, probablement sous une forme plus légère et bien plus irrégulière, vous commencez à me connaître.

Ce 10ème et dernier épisode sera surtout centré sur un récap des 9 épisodes précédents, avec 2 autres parties sur lesquels je ne vous dit rien. Rendez-vous dans 1 semaine et demi !

Cependant, une autre chronique va également s’arrêter là, et cette fois de manière définitive : les Top M’en 5 vont s’arrêter. Pour faire court, cette chronique devait avant tout me servir pour combler des trous de sorties, étant donnée qu’elle était courte à écrire. Cependant, j’ai depuis acquis de l’aisance à l’écriture, et une chronique courte comme ça ne me satisfait plus.

Le 15ème épisode des Top M’en 5 sera donc le dernier.

Ce n’est pas une pause comme ce que j’avais pu faire avec les Personnalitay, mais bien d’une fin définitive. L’épisode portera sur les 5 articles du blog que j’ai préféré écrire, et il sortira lors de la semaine prochaine.

En parlant des Personnalitay, je m’excuse également concernant leur absence ce mois-ci. La Personnalitay sur DIO était sensé relancer cette chronique et depuis, seul une Personnalitay sur Muzan est sortie. Je m’en excuse, j’ai préféré travailler sur Pr3m13r Ch4p1tr3… Elles reviendront courant juillet, je prépare déjà un épisode sur Jolyne Kujo !

Concernant le reste, les chroniques qui sortent de manière assez soutenue, Critiques, Tests et Analytiques, je vais essayer de partir sur une égalité avec 3 de chaque en juillet. J’ai déjà 2 des Critiques en tête, j’écris un des Tests qui paraîtra au plus tard vendredi et 2 des Analytiques sont en cours d’écriture aussi. Je vous tiens au courant sur Twitter, n’hésitez pas à me suivre, on a passé les 500 abonnés là-bas, merci à vous !

Je ne partagerai plus de « planning », vu que je ne les tiens pas… Dernière chose dont je souhaiterai vous parler : vous l’avez vu dans les tableaux, mais on s’approche des 10 000 lectures, le palier devrait être franchi courant juillet. Je travaille sur quelque chose de mon côté, mais je me demandais si quelque chose comme un FAQ semblait réalisable. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez !

Sur ce ce bilan est terminé, bonne fin de journée à vous !

Pr3m13r Ch4p1tr3 N°1 : Time Paradox Ghostwriter

Dans la plupart des cas, un manga doit être marquant dès son premier chapitre, qui est souvent l’un des moments les plus intéressant de l’oeuvre. Un premier chapitre doit réussir à nous introduire un univers, des personnages et commencer le scénario. Dans cette nouvelle chronique 100% manga, nous allons donc nous intéresser aux premiers chapitres. Aujourd’hui, on commence avec la meilleure nouveauté du Jump de cette année, Time Paradox Ghostwriter.

Etant donné qu’il s’agit du premier épisode de cette chronique, je dois donc vous expliquer son fonctionnement. Je vais donc me concentrer sur l’analyse des informations que nous apporte ce premier chapitre avant de juger si pour moi, il s’agit d’une bonne introduction ou non. Time Paradox Ghostwriter est encore à ce jour un manga très court, avec uniquement 7 chapitres. Je ne traiterais de comment les éléments introduits évoluent, bien que je pense que je pourrai le faire à l’avenir.

Enfin, cette chronique servira avant tout de chronique ayant pour but de vous présenter des mangas, j’essayerai donc d’aller chercher assez loin dans mes souvenirs pour vous présenter des mangas. Mais vous pouvez tout de même me proposer des mangas dont vous aimeriez voir dans cette chronique, que ce soit en commentaire de cet article ou en me mentionnant sur Twitter. Bien, sur ce, commençons !

Time Paradox Ghostwriter, la nouvelle série du Jump en trailer! | Gaak

Time Paradox Ghostwriter est donc un manga écrit par Kenji Ichima et dessiné par Tsunehiro Date. Il a commencé dans le Jump #24 de 2020, soit il y a quasiment 2 mois. Ce premier chapitre fait donc 54 pages, la durée standard pour une nouveauté du Jump. Ce manga a déjà tapé dans l’oeil de pas mal de personnes du public occidental, il faudra attendre le classement de cette semaine pour savoir si les japonais ont également apprécié ce premier chapitre.

Le premier élément qui nous est introduit dans le premier chapitre de Time Paradox Ghostwriter est bien évidemment le protagoniste. Sasaki Teppei apparaît donc comme protagoniste de ce manga. Âgé de 24 ans, il s’agit d’un jeune homme cherchant à devenir mangaka. Si il a déjà obtenu un prix de jeune auteur, il n’arrive pas à publier un one-shot, et va constamment voir son responsable éditorial afin de lui proposer des histoires, qui ont toutes été refusées.

Le personnage nous est introduit d’une façon très intéressante, étant donné qu’on ne le voit pas directement en entier. On voit d’abord la main droite de Sasaki qui attrape un ballon en forme d’étoile. En même temps, le narrateur fait un monologue sur le fait de réaliser son rêve, et que seul quelques personnes y sont parvenues. Il utilise les termes « en s’imaginant pouvoir saisir une étoile » afin de désigner le rêve, hors Sasaki cherche justement à attraper un ballon étoile.

Il est clair qu’ici, l’idée est de nous faire penser que Sasaki a déjà atteint son rêve de devenir mangaka, et c’est ce qu’il laisse penser, en disant qu’il a rendez-vous avec son éditeur éditorial. Cependant, il fait une chute et tombe de l’arbre sur lequel il était monté afin de récupérer le ballon. Il récupère quelques égratignures au passage. On peut interpréter ce passage comme le « retour à la réalité » de Sasaki : il cherche à atteindre son rêve mais il n’y est pas encore. Cependant, il fera tout pour atteindre son objectif, quitte à se blesser. C’est donc là que se finit l’introduction du personnage de Sasaki, qui file à son rendez-vous avec son responsable éditorial.

Le second personnage à être introduit est le responsable éditorial de Sasaki. Je n’aurai pas grand chose à dire sur lui, étant donné qu’il fait surtout office de personnage qui bloque Sasaki au stade du début du chapitre 1. En gros, le responsable éditorial est responsable du statu quo du chapitre 1 de Time Paradox Ghostwriter. Cependant, un statu quo au début d’une oeuvre, une situation initiale quoi, est forcément amenée à changer. Donc ce personnage va peu à peu disparaître au fur et à mesure de ce premier chapitre, même si il est intéressant en tant que 1ère motivation de Sasaki : entendre de la bouche de son responsable éditorial que son manga est intéressant.

J’aimerais aborder un autre point avant de m’intéresser au reste de l’analyse du chapitre : les dessins.

Ce qui est également intéressent à remarquer, c’est que dès que le personnage du responsable éditorial apparaît, les décors sont bien plus sombres, là où quand uniquement Sasaki est présent, les décors sont généralement bien plus clairs. Globalement les dessins de ce premier chapitre sont agréables à regarder. Ce n’est pas exceptionnel non plus, mais c’est dans la moyenne haute.

On sent que Date a déjà eu de l’expérience en tant que mangaka du Jump. Pour l’anecdote, il est derrière 2 échecs du Jump : Cross Account, publié en 2017 et compilé en 4 volumes et Tokyo Wonders Boys, publié un énorme échec. C’était un tel échec que ce manga s’est compilé en un seul volume… En espérant que Time Paradox Ghostwriter ne suive pas le même destin…

La seconde moitié du premier chapitre se concentre sur le personnage de Sasaki qui a essuyé ce qui semble être l’échec de trop. Il rentre chez lui, désespéré, et s’apprête à lâcher l’affaire quand…

La foudre s’abat sur son micro-onde et son frigo. C’est ici que le titre de la série prend tout son sens. Sasaki va commencer à recevoir des Jumps issus de l’année 2030. Cependant, il croit tout d’abord qu’il s’agit d’un rêve et il va recopier le manga « White Knight » d’Aino Itsuki, issu de ce Jump de 2030, en pensant que c’est son subconscient qui l’a crée dans son fameux rêve.

Il va présenter le manga à la Shueisha. Il est refusé par son responsable éditorial, mais accepté par l’éditeur en chef. Le chapitre se finit sur l’Aino Itsuki de 2020, qui travaille déjà sur White Knight, qui découvre que Sasaki a publié une version one-shot de White Knight dans le Jump.

Ce premier chapitre de Time Paradox Ghostwriter pose donc des bases très intéressantes pour la suite de la série :

  • Sasaki va inconsciemment continuer d’écrire White Knight, en pensant encore que le manga est issu de ses rêves, jusqu’à qu’il remarque que son micro onde lui envoie bien des Jumps du futur
  • De son côté, Itsuki va probablement chercher à rentrer en contact avec Sasaki afin de s’expliquer avec lui.

Le scénario n’est pas trop rapide ni trop lent, il sait ce qu’il a à faire et il le fait. C’est un vrai plaisir de voir un premier chapitre en pleine possession de ses moyens, qui se conclut là où il faut et qui n’essaye pas d’en faire trop afin de garder du contenu sous le coude pour la suite.

Dans son ensemble, l’introduction de Time Paradox Ghostwriter est de mon point de vue très réussie. Le chara design est intéressant, avec un protagoniste qui semble « banal » en comparaison avec l’héroïne.

De même, le scénario part sur de très bonnes bases et nous promet une suite plus qu’intéressante.
Le seul reproche que je pourrais faire serait à adresser au protagoniste, avec qui j’ai du mal à la fin de cette lecture. Mais qui sait, peut-être que la suite pourra changer ça ?

Je vous remercie d’avoir lu le premier épisode de cette nouvelle chronique. Elle me trottait dans la tête depuis pas mal de temps, et elle est passée par plusieurs formes avant d’arriver dans celle-ci, qui me convient bien plus ! Pour vous dire, à la base je voulais faire une chronique sur les boss finaux de jeux vidéo, avant de basculer sur l’analyse des premiers niveaux… Puis de fil en aiguille, j’ai totalement changé de registre en gardant l’idée d’analyse du début, pour créer Pr3m13r Ch3p1tr3. Cette chronique sera bi-mensuelle et fonctionnera en tandem avec les Personnalitay. Oui, les Top M’en 5 ne seront plus inclus dedans et ils vont disparaître.

Enfin, je vous en parlerais plus en détail après-demain, dans le bilan de ce mois de juin qui annonce des grand changements ! Bonne soirée à vous, et à demain !

L’Histoire de Nintendo : Episode 9 : Switchons vers le futur (2017-2020)

Bonjour à tous et bienvenue dans le 9ème et avant-dernier épisode de L’Histoire de Nintendo ! Au programme de cet avant-dernier épisode, le début de vie de la Nintendo Switch, des premières rumeurs jusqu’à aujourd’hui !

Fichier:Nintendo-nx.png — Wikipédia

Retournons un instant début 2015. Le 17 mars 2015 lors d’une conférence de presse, Satoru Iwata annonce que la succession de la Wii U est en marche. Nom de code : Nintendo NX. Un nom de projet bien plus vague que les précédents, et qui rappelle les noms initiaux de la Nintendo 64 (Project Reality) et de la Wii (Revolution). Iwata abordera une dernière fois le sujet en juin 2015, lorsqu’une rumeur qui disait que la console tournerait sous Android prenait de l’ampleur. Le PDG de Nintendo démentira cette déclaration.

La console aurait été présenté à des studios de développement et des éditeurs tiers. lors de l’E3 2015, premier E3 où on sentait que la Wii U était du passé et que Nintendo préparait la suite.

C’est à la fin de l’année 2015 que les chose commencent à s’accélérer. Le kit de développement de la Nintendo NX est proposé aux éditeurs. Il coûte 416 dollars, ce qui est bien moins cher que les 2 500 dollars du kit de développement de la PS4. Certains membres des studios qui auraient reçus le kit déclarent que la console serait une console hybride, qui disposerait d’une mablette, comme la Wii U et son Gamepad.

Cependant, là où le Gamepad fonctionnait de paire avec la Wii U, la mablette de la NX serait capable de tourner sans la console…

C’est à partir de là que les rumeurs iront bon train pendant plus d’un an. Il y aura eu de tout :

  • Des rumeurs annonçant que la NX serait plus puissante que la PS4 et la Xbox One
  • La NX serait une console de base portable, mais capable de se connecter à une TV pour devenir de salon et être plus puissante
  • La NX serait une console de salon Nintendo à cartouche, 20 ans après la sortie de la N64, dernière console à avoir ce système
  • La NX ferait tourner les jeux mobiles Nintendo
  • Et bien d’autres rumeurs….

L’histoire de la Nintendo NX va s’accélérer à partir d’avril 2016. Nintendo annonce à cette période la sortie de la console pour mars 2017, en même temps que le report de The Legend of Zelda Wii U, qui sera donc le dernier jeu de la Wii U et le premier jeu de la Nintendo NX. Selon plusieurs sites, la console aurait dû sortir en novembre 2016, mais des divergences et des conflits internes auraient entraînés un report.

E3 2016. Après un E3 2014 qui était de loin le meilleur E3 de la Wii U et un E3 2015 qui levait le voile sur l’existence de la NX, Nintendo est…. absent. Pas de Nintendo Direct, juste un trailer, de ce qui était à l’époque le jeu Nintendo le plus attendu de l’histoire.

14 juin 2016. Nintendo dévoile le premier vrai trailer de The Legend of Zelda Wii U, 2 ans après le teaser de l’E3 2014. Le jeu a bien changé depuis l’extrait de gameplay diffusé au Video Games Awards 2014. Le jeu s’oriente bien plus autour de la survie et semble être un open world, retournant aux bases de la série, le premier Zelda étant déjà un open world en 1986. Le jeu obtiendra surtout son nom définitif. The Legend of Zelda : Breath of the Wild.

Le jeu sera la star de l’E3 2016 côté Nintendo. Le stand de la firme lui est grandement consacré, ainsi qu’une bonne partie du Nintendo Treehouse, le stream de la société. Aucune autre info sur la Nintendo NX ne sera dévoilé, tandis qu’à côté la Wii U est déjà enterrée et que la 3DS semble tranquillement s’en aller.

Le 20 septembre 2016, Tsunekazu Ishihara, PDG de The Pokémon Compagny, déclare qu’avec la Nintendo NX, Nintendo tente de redéfinir les termes « consoles de salon » et « consoles portables ». La théorie selon quoi la NX est une console hybride est donc plus ou moins validée.

La date du 20 octobre 2016 est aujourd’hui marquée dans l’histoire. C’est à cette date que Nintendo révélera le nom final et le design de la Nintendo NX. Elle deviendra la Nintendo Switch, console hybride se présentant comme une tablette avec 2 manettes clipsables sur le côté. Elle peut être connectée à une TV via un dock en plastique.

Plusieurs jeux sont également révélés lors de cette présentation de 3 minutes. The Legend of Zelda : Breath of the Wild, un Mario Kart, un portage de Skyrim, ou encore un nouveau Splatoon. Les réactions du public sont dans l’ensemble très positives, la déconvenue de la Wii U semble être de l’histoire ancienne, même si rien n’est encore joué.

Une semaine après la présentation, Tatsumi Kimishima, nouveau président de Nintendo, annonce que la console et son catalogue seront présentés plus en détails le 13 janvier 2017. La date de sortie, le prix ainsi que plusieurs jeux seront dévoilés. Un mois avant, le 13 décembre 2016, Nintendo France annonce que la présentation aura lieu à 5H du matin chez nous.

13 janvier 2017, 4H59 et 54 secondes. La planète jeu vidéo retient son souffle, l’avenir est en marche une fois de plus. 5. 4. 3. 2. 1. C’est parti.

Nintendo: lancement international de la nouvelle console le 3 mars

Nintendo dévoilera d’abord plusieurs jeux. Le Mario 3D aperçu en octobre obtient un titre : Super Mario Odyssey, qui renouera avec la formule 64/Sunshine. D’autres titres, comme Xenoblade Chronicles 2, ARMS ou 1-2-Switch sont également dévoilés. La conférence se conclura sur un nouveau trailer de The Legend of Zelda : Breath of the Wild, qui obtient une date de sortie : le 3 mars 2017, date de sortie de la Nintendo Switch.

Du 13 au 15 janvier 2017, un événement seront organisés à travers le monde, dont au Grand Palais de Paris. Des tickets seront vendus pour venir essayer la console, un mois et demi avant sa sortie. Le prix de base, annoncé à 349 euros en France, baissera jusqu’à atteindre 299 euros.

Nintendo ne lésinera pas sur la communication, souhaitant revenir au sommet du marché après la catastrophe Wii U. On peut par exemple citer un spot de 30 secondes diffusé pendant le Super Bowl LI, à la 4ème mi-temps. Pour l’anecdote, ce spot aurait coûté environ 5 millions de dollars.

La date fatidique du 3 mars 2017 arrive finalement. La console sort finalement, l’avenir de Nintendo est en jeu.

Nintendo Switch: le prix et la date de sortie enfin dévoilés ...

Fin mars 2017, Nintendo annonce avoir écoulé 2,74 millions de Nintendo Switch, dépassant les prévisions de Nintendo, qui étaient de 2 millions de ventes. Fin juin, c’est 2 millions supplémentaires qui seront écoulés en 3 mois, pour un total de 4 millions de copies vendues.

La Switch semble très bien partir, battant plusieurs records de ventes, notamment en France, avec 105 000 ventes en 3 jours, un record. 80 000 exemplaires sont vendus sur la même période au Royaume-Uni, le double de ce qu’avait fait la Wii U sur la même période.

La console ne s’arrêtera pas là. Fin décembre 2017, après le premier Noël de la Switch, Nintendo annonce avoir écoulé environ 14,86 millions de console. En 9 mois, la Switch a dépassée la Wii U. C’est au final 17,79 millions de Switch qui seront vendues un peu plus d’un an (3 mars 2017 – 31 mars 2018), et ce chiffre augmentera encore et encore, pour atteindre 55,77 millions au 31 mars 2020. La Switch se vend plus vite que la Wii et la PS4.

Nintendo est revenu dans la course. La firme a opté pour un calendrier de sortie très resserré sur la seconde moitié de l’année 2017, ce qui a payé. Si l’année 2019 suivra ce schéma, ce n’a pas été le cas de l’année 2018, et cela semble être encore pire en 2020.

Si le catalogue de la console n’est pas encore complet, du fait qu’elle n’a pas finie sa vie, on peut déjà en tirer plusieurs jeux forts. Nintendo a décidé de ressortir pas mal d’exclusivités Wii U sur Nintendo Switch. On peut donc citer The Legend of Zelda : Breath of the Wild, Mario Kart 8 Deluxe ou encore Hyrule Warriors : Definitive Edition, 3 jeux prévus au début sur Wii U sortis ensuite sur Switch (Breath of the Wild est sorti en même temps sur les 2 machines).

Mais la console possède également beaucoup d’exclusivités. Si je ne devais en retenir que 3, je penserais directement à ces 3 jeux :

  • Super Smash Bros. Ultimate, le meilleur jeu de la série, avec un contenu gargantuesque.
  • Fire Emblem : Three Houses, qui a réussi à me réconcilier avec une licence qui m’avait grandement déçu.
  • Xenoblade Chronicles 2, pour son histoire et son monde
  • Je citerais quand même Octopath Traveler, même si il est aussi sorti sur PC depuis.

Cette période est également marquée par la mort de la 3DS, qui nous quittera après quasiment 10 ans de bons et loyaux services, les sorties s’arrêtant en 2019.

La période Nintendo Switch marque également l’ascension et la naissance de plusieurs nouvelles licences Nintendo. Splatoon réussira à transformer l’essai avec son 2ème opus, qui surpasse en tout point le premier, même si il souffre du syndrome de la suite 1.5. On retiendra surtout Animal Crossing de ce côté, certes car c’est encore gravé dans l’actualité, mais aussi car l’opus Switch, Animal Crossing : New Horizons, est devenu le jeu Nintendo avec le meilleur démarrage de l’histoire, avec 13,41 millions d’exemplaires vendus en à peine 6 semaines. La crise sanitaire liée au COVID-19 a certes aidée le jeu à se vendre, ça reste une incroyable performance malgré tout.

ASTRAL CHAIN™ | Nintendo Switch | Jeux | Nintendo

La Switch voit également naître des nouvelles licences. Encore une fois, on retiendra surtout ARMS, qui a déjà un personnage dans Super Smash Bros. ou Astral Chain, succès commercial comme critique, avec déjà des idées de suites. Mais la Nintendo Switch a également vu naître des licences qui ne résisteront probablement pas au temps, comme Daemon X Machina, avec de très bonnes idées mais qui souffre d’un manque flagrant de finition, ou le tristement célèbre Nintendo Labo. Et qui sait ce que la firme nous réserve dans l’avenir ? Encore une fois, il faudra attendre quelques temps avant de se faire une idée concrète.

Nintendo est une entreprise qui aura traversée 3 siècles. Des cartes Hanafuda à la Nintendo Switch, du petit bâtiment de Kyoto aux multiples sièges répartis dans le monde, de Fusajiro Yamauchi à Satoru Iwata, de 1889 à 2020, cette chronique est désormais terminée. Enfin, pas tout à fait. L’épisode 10, qui sera le dernier, sortira le week-end du 11 juillet. Dans celui-ci, vous trouverez un récapitulatif des événements lié à Nintendo, ainsi qu’une projection sur l’avenir de la firme. Soyez-là, et sur ce, je vous dis à bientôt !

Critique N°38 : The Promised Neverland

Bonjour à tous et bienvenue dans une nouvelle critique intégrale. Après Demon Slayer, il est temps de s’attaquer à un autre pilier du Jump qui a pris fin récemment : The Promised Neverland. Je vous propose donc de revenir sur ce manga, qui m’aura marqué, plus grâce à son début qu’autre chose…

Bien évidemment, attentions aux spoiler, je vais devoir spoiler l’intégralité du manga. Cependant, vous connaissez à connaître la formule, surtout après 3 critiques intégrales, je vais d’abord évoquer le manga dans sa globalité sans spoiler avant de rentrer dans les détails. Sachez que je spoilerai directement le contenu du premier arc du manga, soit l’équivalent de la saison 1. Je vous invite donc à aller voir l’anime ou lire le manga, disponible chez Kazé, si ce n’est pas déjà fait.

Bien, sur ce, c’est parti, pour une nouvelle critique !


L’OVNI du Jump

TPN color pages (7th of july 2019) - Album on Imgur

The Promised Neverland est un titre signé Kaiu Shirai au scénario et Posuka Demiru au dessin, prépublié dans le Weekly Shonen Jump entre le 1er août 2016 et le 15 juin 2020, soit quasiment 4 ans de prépublication. Succès dès ses débuts, en atteste ses 20 millions d’exemplaires vendus en 19 tomes, il aura écrit une page dans l’histoire du Jump, de part son originalité.

Car The Promised Neverland ne nous présente pas des adolescents au passé compliqués qui cherchent à accomplir un rêve. Non, il fait tout l’inverse. On a en face de nous des enfants allant du stade de 1 à 11 ans, et qui cherchent simplement à vivre une vie normale. Le manga va même jusqu’à prendre une héroïne en personnage principal, alors que la tendance dans les nekketsu est encore aux héros masculins.

Ajoutez à ça que le manga possède un cadre très original, un orphelinat, et vous obtenez un manga qui tient en haleine grâce au fait qu’il est imprévisible. The Promised Neverland est sûrement le manga avec le meilleur arc initial que je n’ai jamais lu (je ne considère pas l’arc Soul Society comme l’arc initial de Bleach).

C’est simple, je n’ai absolument rien à redire sur le premier arc de The Promised Neverland. Que ce soit la tension, l’univers, les personnages, le scénario, je trouve cet arc tout simplement parfait. Cet arc est une véritable réussite sur tout les points. J’en réaliserai probablement une critique à l’avenir, reste que là, cet arc initial est et restera comme un véritable sans faute.

Il faut dire que l’arc de Grace Field House était dirigé d’une main de maître par les auteurs. Coup de théâtre sur coup de théâtre, les 5 premiers tomes du manga sont d’un niveau exceptionnel. Si The Promised Neverland s’était arrête là, le manga aurait eu aisément eu sa place dans mon top 3. Mais le manga a continué, et c’est compréhensible. Il restait énormément de points à élucider, et ça aurait même était un peu bête de l’arrêter là.


The Promised Neverland dans son ensemble

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Avant de retourner dans le scénario et par extension dans les spoilers, j’aimerais m’intéresser un peu au reste de The Promised Neverland. Car un manga ce n’est pas qu’un scénario, il s’agit d’un tout, d’un écosystème qui se livre à nous. Et si je trouve The Promised Neverland irrégulier sur sa fin, j’y reviendrais par la suite, le reste de l’oeuvre nous a tout de même présenté un manga incroyable très diversifié. Je ne vais rien vous dévoiler concernant l’univers de la série ou autre, je tiens à ce que vous découvrez tout lorsque l’anime sortira.

The Promised Neverland color page : thepromisedneverland

Concernant le style graphique de la série, il s’agit pour moi d’une énorme réussite. Posuka Demizu a un style qui est magnifique, encore une auteure qui dessine très bien après Gotoge ! J’adore l’idée d’avoir un style assez sobre pour dessiner les humains, et au contraire un style plus brouillon et détaillé pour les démons. C’est une opposition très intéressante, surtout quand on sait que derrière, la plupart des humains sont habillés en blanc là où les démons sont en noir.

Globalement, j’aurais peu de choses à redire sur l’univers et l’ambiance de The Promised Neverland, vu comment il s’agit d’un manga qui s’en sort avec brio sur ce que je peux en dire dans cette partie hors spoiler, qui touche désormais à sa fin. Merci à vous de m’avoir lu jusque là. Je précise que je parlerai de l’intégralité du manga, y compris du contenu des tomes 15 à 20, inédits dans la version française. Si vous ne souhaitez pas être spoiler, je vous demande de descendre directement tout en bas de l’article pour éviter des images qui pourraient vous spoiler.

Bonne fin de journée à vous, et bienvenue à ceux qui ont suivi la fin du manga sur Manga Plus ou sur d’autres plateforme !

BALISE SPOILER


The Promised Masterpiece ?

C'est fini pour The Promised Neverland, mais de nouvelles ...

Bien, les choses sérieuses commencent… Si je trouve le premier arc de The Promised Neverland absolument inattaquable, c’est loin d’être le cas pour la suite du manga. Globalement, on peut la séparer en plusieurs parties :

  • La recherche de Minerva
  • La bataille de Goldy Pond
  • La bataille du refuge B06-32
  • La rencontre avec Minerva
  • L’expédition aux 7 murs
  • La bataille de la capitale
  • Le retour à Grace Field

Et honnêtement, je trouve les 2 premières parties excellentes. Pas autant que le premier arc du manga, certes, mais les enjeux étaient là, et la tension également. Le but de ces parties était avant tout de recentrer l’attention sur la lutte entre les démons et le groupe des enfants, tout en introduisant de nouveaux personnage, comme un mystérieux humain adulte, un nouveau groupe d’évadés, ou en épaississant le mystère autour de Minerva.

Les 2 arcs sont finement racontés, on sent que ça fait avancer l’oeuvre, le premier nous emmenant à la rencontre du monde extérieur et de nous familiariser avec un cadre plus global pour le manga. Le 2ème arc développait un peu plus la société des démons, en introduisant la noblesse des démons, tout en nous montrant que les démons et les humains pouvaient combattre sur un pied d’égalité.

Puis, il y a la bataille du refuge… Et pour tout vous dire, cet arc commençait très bien. Il cherche à nous faire comprendre que tout les humains ne sont pas du côté des protagonistes, avec l’équipe d’Andrew qui attaque leur refuge. J’adorais le début de cet arc, avec des antagonistes qui perdent peu à peu leur humanité, que ce soit sur le plan physique ou moral. Mais je ne sais pas, vers les 2 tiers de l’arc, j’ai eu un espèce de déclic, et j’ai été beaucoup moins investi. Lors de ma relecture, je me suis rendu compte qu’il s’agissait du moment où l’intégralité des enfants arrivent à sortir du refuge, en laissant Yugo et Lucas derrière eux. Peut-être que je m’attendais à quelque chose d’autre, plus de pertes par exemple.

On arrive ensuite à ce que j’appelle le point de non-retour, au point où pour moi, TPN a réellement commencé à chuter. Le retour de Norman.

Why is timeskip Norman drawn so grown up? - A Wild TPN Theorist ...

La « mort » de Norman à la fin de l’arc initial de TPN était plus que symbolique. Non seulement elle montrait que chaque enfant était en danger, mais surtout, elle avait pour vocation de faire progresser Emma, en lui apprenant de force que les êtres chers auxquels elle tenait n’étaient pas éternels. Alors oui, le retour de Norman avait été préparé en amont du chapitre 118, mais il y avait bien d’autres pistes possible.

Je pense que le pire, c’est que Shirai a tenté de faire passer Norman comme un simili-antagoniste, en lui donnant comme but l’objectif de tuer tout les démons. Ce n’est pas un mauvais point en soi, mais voir un tel revirement pour le personnage ne peut que déranger. Ce avec quoi j’ai le plus de problème, c’est que la série s’est petit à petit enfoncée dans une niaiserie.

Si le manga avait commencé à énormément baisser en qualité au niveau scénario, il gardait pour lui son ambiance plus qu’horrifique et surtout la vision d’un monde cruel…. Sauf qu’un personnage est revenu à la vie. Et vous devez savoir qu’il s’agit de la porte à ne surtout pas enfoncer. Enfin, je réaliserai probablement un article expliquant plus en détail pourquoi je trouve la fin de TPN mauvaise. Retenez juste que suivre les 30 derniers chapitres a été pour moi une vraie torture, au point de lâcher prise plusieurs fois, ce que je fais généralement très peu dans des mangas que j’aimais pourtant autant….

Notation:

Personnages: 16/20

Scénario: 15/20

Ambiance et Univers: 17/20

Dessins: 18/20

Plaisir de Lecture: 13/20

Total : 79/100 = 15,8/20

Des mangas plombés par leur fin, il en existe des dizaines. Bleach, Demon Slayer selon beaucoup, Reborn!!… Pour moi, The Promised Neverland vient s’ajouter à cette longue liste. Les 2 tiers de l’oeuvre sont excellents, mais le dernier tiers est bien plus mauvais, ce qui explique cette note et le fait que je ne peux pas le considérer comme un chef-d’oeuvre… Le manga reste un must-have, ne serait-ce que pour son premier arc juste incroyable et le reste de ses 2 premiers tiers excellents eux aussi. Un manga marquant malgré tout

Top M’en 5 N°14 : 5 jeux qui méritent une suite

Bonjour à tous et bienvenue dans le Top M’en 5 de la semaine, qui sera également le dernier du mois de juin. Au programme d’aujourd’hui, laissez-moi vous parler de 5 jeux qui selon moi, méritent une suite. J’entends par là des jeux dont une potentielle suite n’a pas été annoncé, et non des jeux dont la suite est déjà programmée !

5- Daemon X Machina

Nouvelle mise à jour pour Daemon X Machina – Nintendo Univers

Daemon X Machina… Sans doute l’un des jeux qui m’a le plus déçu dernièrement. Énormément de potentiel, pour un jeu qui restera éternellement moyen. J’en parlais dans un test fin décembre, mais le jeu pouvait devenir un must-have, mais la qualité s’est lentement dégradée… Reste que je pense qu’il mérite une suite, qui gommerait les défauts du premier, afin que ce jeu ait enfin l’aura qu’il mérite.

4- The Messenger

The Messenger | Jeux à télécharger sur Nintendo Switch | Jeux ...

The Messenger est sûrement le jeu indé que j’ai préféré découvrir en 2019. Fun à jouer, drôle, bien rythmé et écrit, ce jeu mérite selon moi une suite. La team de développement est pour l’instant partie sur plusieurs DLC gratuits dont un est déjà sorti, donc à mon avis, si The Messenger 2 il y a, ça ne sera pas avant 3 ou 4 ans. Mais reste que j’attends une hypothétique suite comme pas possible !

3- Astral Chain

ASTRAL CHAIN™ | Nintendo Switch | Jeux | Nintendo

Astral Chain est un jeu qui m’aura agréablement surpris pendant cette année 2019. Comme Daemon X Machina, je souhaite qu’il ait une suite, afin de gommer ses petits défauts, et qu’il devienne l’un des meilleurs beat them all de sa génération.

2- Rayman 3

Rayman 3 HD - (Re)Découverte & Rétrocompatible Xbox One X - YouTube

Rayman, Rayman, Rayman… Plus de 10 ans depuis le dernier épisode en 3D… Et c’est long, très long. Alors oui, Rayman 4 est au fil du temps devenu l’arlésienne d’Ubisoft, au même titre que Beyond Good & Evil 2. Sauf que là où pour BGE2 on sait que le titre est en développement, pour Rayman 4, rien. En espérant qu’on revoit la mascotte (remplacée par les Lapins Crétins) d’Ubisoft un jour en 3D, avec un humour encore plus profond, ça peut être excellent !

1- Okami

Okami HD, pour faire refleurir le monde | L'Humanité

Oui, forcément… La première place ne pouvait revenir qu’à mon jeu préféré, OKAMI !!!! Je veux une suite, point. Ah, et lisez mon test dessus !

Critique N°37 : Guardian of the Witch

Le temps avance, sans qu’on puisse rien y faire. Et avec lui, il emmène des mangas, qu’ils soient bons ou mauvais… Et si on se souvient des chef-d’oeuvres, certains mangas nous marquent de par leur nullité. C’est de l’un d’eux dont on va parler aujourd’hui. On va parler de Guardian of the Witch.

Guardian of the Witch est donc un manga d’Asahi Sakano commencé dans le Jump #10 de 2020, pour se conclure en 19 chapitres dans le Jump #29 de la même année. Il s’agit d’un nekketsu qui, vous allez le voir, ne réinvente absolument rien et se foire même absolument partout. Attention aux spoilers, même si je doute fort que vous souhaitiez lire ce manga.


Un échec cuisant

Weekly Shonen Jump on Twitter: "Guardian of the Witch Volume 1 ...

Avant de réellement s’intéresser à ce qu’est Guardian of the Witch, j’aimerais clarifier certains points : vous vous en êtes doutés en lisant mon introduction, mais cette critique va être très négative, et je considère qu’il s’agit de mon maximum concernant ce manga. Des mangas finis en moins de 40 chapitres dans le Jump, il y en a environ 5 à 7 par an, et la qualité est parfois présente.

C’est par exemple le cas avec Yui Kamio Let’s Loose et Hungry Marie, deux mangas arrêtés trop tôt selon moi. Il m’arrive aussi de reconnaître qu’un manga est mauvais, mais de quand même bien l’aimer, comme avec ZIPMAN!!. Parfois, le début d’un manga peut être mauvais, mais on peut ressentir une progression, c’est ce qu’on verra avec Bone Collection. Et parfois il arrive que le manga soit un ratage complet, comme c’est le cas avec Guardian of the Witch…

Guardian of the Witch #7 Review | The Fandom Post

Guardian of the Witch nous place donc dans un monde où l’humanité a perdue énormément de terrain et est obligée de vivre recluse dans des cités-états derrière des murs, car dehors rodent des monstres mangeurs d’hommes. L’armée est donc principalement dévouée à protéger les murs, bien que dans chaque citée habite une sorcière, femme douée de magie, qui protège la cité. Chaque sorcière possède son gardien et sa servante, qui l’aident à subvenir à ses besoins. Si la servante servira la sorcière jusqu’à sa mort, le gardien devra tuer la sorcière, car pour obtenir ses pouvoirs, elle a été infectée par les monstres.

Oui, présenté de cette façon, on dirait le scénario de L’Attaque des Titans…. Et le pire c’est que c’est ça. C’est ce qu’est Guardian of the Witch. Globalement, le manga suit une trame semblable à L’Attaque des Titans, en beaucoup moins abouti. On dirait simplement que le scénario est resté à l’état de brouillon, c’en est désolant. ZIPMAN!! à côté est une oeuvre incroyablement complexe.


Un manga mort-né ?

Le scénario est également contradictoire avec « l’univers » qui nous est présenté. J’utilise des guillemets, car c’est si vide que c’est une insulte envers le mot univers. Mais en quoi est-ce contradictoire ?

Reprenez la description que j’ai faite du monde de Guardian of the Witch, le délire des monstres et des sorcières qui tuent les monstres là où les soldats les repoussent uniquement. Maintenant, prenez le héros dont le but est de tuer les sorcières, en terminant par Manafsa, la sorcière qu’il défend…. Si il tue les sorcières, qui va défendre la population ? Ah bah oui, fallait y penser avant….

Un autre point qui me dérange avec Guardian of the Witch, oui encore un, c’est que…. Les personnages sont fades. Il ne s’agit même plus de personnage fonction, mais uniquement de simples pantins, qui font ce qu’on leur demande, purement et simplement… Encore une fois, des personnages fonctions, ça peut exister, mais des personnages fonctions à ce point vide c’est un exploit !

« Oui mais c’est impossible de rendre des personnages attachants en aussi peu de chapitres ». Prenez Time Paradox Ghost Writer, nouveauté du Jump avec 6 chapitres à son actif (et dont je parlerai un jour) : Sasaki, le protagoniste, est plus qu’attachant. Même avec ZIPMAN!!, un manga qui est objectivement très mauvais, avait réussi à rendre son protagoniste attachant à mes yeux. Sauf que là, rien. Rien de rien, pendant 19 chapitres, qui m’ont parus aussi long que l’intégrale de la trilogie du Seigneur des Anneaux. Vous devinez déjà la note lié au plaisir de lecture j’imagine…

Enfin, il reste un point avant de conclure, et j’aimerais finir sur une meilleure note que le reste, afin de vous montrer que je ne « hais » pas Guardian of the Witch

Les dessins sont le meilleur point du manga, mais vu le niveau du reste, c’est tout de même mauvais. On sent cependant que l’auteur a de l’expérience en tant qu’assistant (il était assistant sur Black Clover). Les effets sont très jolis, les décors sont agréables également, mais…. Les personnages sont très étranges. On a l’impression qu’ils ont été « étirés », ils ont des cous énormes, c’est perturbant et pas très agréable. Sans compter qu’à aucun moment on a une impression de réalisme en regardant les personnages… Et on obtient un manga dont la meilleure note, c’est quelque chose qui serait très moyen pour un bon manga.

Notation:

Personnages: 02/20

Scénario: 01,5/20

Ambiance et Univers: 04/20

Dessins: 09/20

Plaisir de Lecture: 01/20

Total : 17,5/100 = 03,5/20

Là où je pouvais reconnaître que ZIPMAN!! avait du potentiel, et qu’il y avait des idées, pour Guardian of the Witch, je suis tout de suite bien plus pessimiste…. Le manga est mauvais de base, et l’idée était mauvaise également, c’est tout. Je ne vois vraiment pas comment ce manga a pu être accepté en réunion éditoriale, parce qu’on dirait qu’il est resté au stade de prototype, c’est tout. Encore un manga avorté qui n’aurait jamais dû voir le jour.