Analytique N°17 : Les Battle Royale

Bonjour à tous et bienvenue dans une nouvelle Analytique, la 2ème de la semaine ! Après avoir parlé en long et en large des remakes, on s’intéresse aux Battle Royale, genre en vogue depuis quelques années. Pourquoi les Battle Royale fonctionnent autant ? Tachons d’apporter une réponse dans cette 17ème Analytique !


Qu’est-ce qu’un Battle Royale ?

Fortnite
For

Le Battle Royale est un genre de jeu vidéo qui est très en vogue ces dernières années, bien qu’il ait vraiment explosé en 2017, avec l’arrivée du mode Battle Royale du jeu Fortnite d’Epic Games et du jeu PUBG (d’ailleurs nominé aux Games Awards).

Ce genre de jeu est un mélange entre le jeu de tir et les survivals. Vous êtes lancés sur une carte généralement assez grande, sur laquelle vous devrez vous équiper et survivre en faisant attention aux autres joueurs, qui sont généralement 99. Votre but est d’être le dernier joueur en vie sur la carte, qui se réduit de plus en plus au fur et à mesure de la partie.

Le genre du Battle Royale trouve l’origine de sa popularité lorsque la trilogie de romans Hunger Games est adaptée au cinéma, avec le premier film qui sort en 2012. Mais pour trouver la véritable origine du ce genre, il faut remonter au film Battle Royale.

C’est à partir de là que naîtront plusieurs jeux Battle Royale, en partant de simples serveurs Minecraft comme Hunger Games pour finir à des jeux dédiés comme Apex Legends ou Call of Duty : Warzone

Au final, en presque 10 ans d’histoire, les Battle Royale ont peu à peu pris de plus en plus d’ampleur, jusqu’à occuper les premières places depuis plusieurs années, avec notamment Fortnite, Apex Legends et Call of Duty : Warzone qui font partie des jeux les plus populaires de ces dernières années. Mais pourquoi les Battle Royale sont devenus aussi populaires ?


Un genre de jeu qui comprend son époque ?

Les Youtubers et streamers Fortnite explosent

Je pense que ça n’a échappé à personne, depuis le début de l’existence des Battle Royale, que ce soit en simple mode via Minecraft, Arma 3 ou H1Z1, ou en jeu dédié avec PUBG ou Apex, les YouTubers et streamers se jettent sur ces jeux, car au final ils s’adaptent au format actuel.

Et je ne parle même pas de Fortnite, qui était en train de devenir l’un des plus gros flops de l’histoire du jeu vidéo récent avant qu’Epic Games intègre le mode Battle Royale, qui a propulsé le jeu au sommet pendant plus de 2 ans et demi, même si ces derniers temps, le jeu commence à reculer.

Mais pourquoi le Battle Royale est un genre vraiment adapté à notre époque ? Vous savez très probablement que depuis plusieurs années, le gaming est un genre très en vogue sur YouTube, ou sur Twitch, site de stream dédié au gaming, avec l’hôte qui parle en facecam avec ses viewers.

Le Battle Royale s’adapte parfaitement à ce style de vidéos ou de stream, car on alterne moment d’actions et moment de calmes où le streamer/YouTuber peut parler à sa communauté. Et ça marche !

Sur YouTube, les jeux Battle Royale avec Fortnite en tête sont rapidement devenus les leaders des vidéos gaming, dépassant les FPS plus traditionnels, les jeux un peu plus excentriques ou les Open-World. Sur Twitch, Apex et Warzone ont connus un lancement retentissant, Fortnite a propulsé Epic Games….

Mais pourquoi les Battle Royale restent si populaires dans le temps ?


Un suivi exemplaire : le cas de Fortnite

Cet été, le mode Battle Royale de Fortnite aura 3 ans. Et si depuis peu, les audiences chutent de plus en plus, les années 2018 et 2019 auront été marquées côté jeu vidéo par un Fortnite inattaquable sur son domaine. PUBG, Apex Legends, même Call of Duty n’auront pas réussis à déloger Fortnite de son trône. Déjà oui, la gratuité aide énormément, mais vu que c’est le cas de la majorité des BR…

L’incroyable longévité de Fortnite, quasiment 2 ans et demi au sommet des FPS/TPS, pour un jeu du genre, est là grâce au suivi régulier que fait Epic Games. Mise à jour, ajout d’armes et de cosmétiques, et surtout, scénarisation d’un nouveau genre…

Sur ce point, il est difficile d’attaquer Epic Games. Pendant plus de 3 ans, Fortnite a évolué, et le jeu évolue encore. Et c’est clairement ce suivi qui a aidé Epic Games a garder son jeu au sommet.

Des mises à jours ont été lancées de manière hebdomadaire jusqu’à fin 2019, où elle se firent plus rares. Ajouts d’armes et de cosmétiques, modification du jeu, mais surtout une nouvelle méthode de scénarisation qui semble clairement être devenue LA référence du style Battle Royale. Fortnite se sépare en saisons, chacune durant environ 10 semaines.

Depuis le 25 octobre 2017, date de lancement de la saison 1, 12 saisons se sont succédées, avec chacune leurs ajouts, leurs modifications de la cartes, et leur petite histoire. La saison 2 intégrera également le système de « Battle Pass », coûtant 9,49 euros, qui permet de débloquer nombre de récompense, réparties sur 100 niveaux. Ce système de saisons et de pass a très vite été repris par ses concurrents, comme Apex Legends ou PUBG.

Chaque fois qu’une saison commençait, Epic Games ajoutait quelque chose à la map de leur jeu. Désert à la saison 5, île volante à la saison 6, zone enneigée à la saison 7, volcan et lac à la saison 8, ville futuriste à la saison 9 et météorite à la saison 10, la carte de Fortnite changeait au fur et à mesure (vous pouvez d’ailleurs voir l’évolution de la carte des saisons 5 à 10).

Clairement, ces changement relançaient l’intérêt pour le jeu à chaque début de saison, et ajouter ça avec des nouveaux cosmétiques à débloquer en jouant (et en payant 9,49 euros…) et vous obtenez une base de joueurs qui reste constante, avec des piques toutes les 10 semaines. Et c’est sans parler d’un autre coup de poker de la part d’Epic Games : les événements in-game, visionnables uniquement une seule fois

Le Cube, l'événement Fortnite le plus connu

Epic Games a, dès la saison 4, lancé des événements in-game qui se produisaient une seule fois sur l’intégralité des serveurs. Décollage d’une fusée, arrivée d’un cube venu d’une autre dimension, éruption d’un volcan, tempête de neige, combat d’un mecha contre un monstre ou fin de l’univers, le jeu a su donner des rendez-vous à ses joueurs, qui étaient présents, chaque événement était suivi et attendu, et c’est sans doute leur absence dans les 2 dernières saisons qui explique en partie la chute de Fortnite.

Au final, Fortnite s’est imposé en bientôt 3 ans comme le leader du marché du Battle Royale. Il en a imposé les codes : partie d’une durée d’environ 15-20 minutes, Battle Pass, gratuité initiale du jeu, carte évolutive, système de saisons… Qu’on aime ou pas Fortnite (je le trouve énormément surestimé pour vous dire), il faut reconnaître qu’il a faconné le marché, alors qu’il allait devenir un énorme flop avant ça…


Et après ?

Dès le lancement de son mode Battle Royale, Fortnite a dominé le monde du stream, en faisant du coude-à-coude avec l’indétrônable League of Legends. Le Battle Royale a marqué la 2ème moitié de la décennie 2010 de l’histoire du jeu vidéo, il faut s’y faire. On en est même au point où les licences de FPS se déclinent de plus en plus en Battle Royale.

Call of Duty Modern Warfare. Dernier jeu "classique" de la licence d'Activision ?

Call of Duty, qui avait tâté le terrain en intégrant un mode Battle Royale dans Black Ops IIII en 2018 (oui IIII et pas IV), a finalement décidé de lancer un jeu 100% Battle Royale en 2020, Call of Duty : Warzone, mode de Modern Warfare (sorti fin 2019), mais qui est également accessible aux joueurs ne disposant pas du jeu original. Au final, c’est un schéma qui ressemble au cas de Fortnite, et il faut s’attendre à que ça devienne la norme.

Pour ce qui est de la licence Battlefield, grande rivale de Call of Duty, si un jeu similaire à Warzone ou Fortnite n’a pas été lancé, étant donné que la prochaine itération de la licence arrivera en 2021, vu qu’elle sort tout les 2 ans, le dernier jeu en date, Battlefield V, sorti fin 2019, a également un mode Battle Royale. Il faudra attendre 2021, si un hypothétique « Battlefield VI » sort, pour voir si un jeu à la Warzone ou Fortnite Battle Royale se greffera au jeu de base.

Enfin, peut-être qu’une nouvelle licence, comme Apex ou justement Fortnite, arrivera et prendra le contrôle du monde du Battle Royale ? Mais ça, seul l’avenir nous le dira

Je vous remercie d’avoir lu cette 2ème et dernière Analytique du mois. Oui, seulement 2, mais j’ai décidé de changer (encore) de planning. Plus d’informations vendredi, dans le bilan mensuel d’avril !

Je vous met également le lien vers la chaîne de Monsieur Plouf, qui est l’une des mes plus grandes inspirations dans ma rédaction de mes tests. Voici également le lien de sa chronique sur Call of Duty : Warzone, avec laquelle je suis globalement d’accord, étant donné que je trouve aussi que les Battle Royale, c’est vraiment fun qu’en multi ! Pour ma part, on se retrouve mardi pour une petite surprise avant la dernière critique de JoJo, bonne fin de week-end à vous, mes petits pourfendeurs !

Analytique N°16 : Les remakes, mode d’emploi

Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle Analytique. Après une pause bien méritée, on repart de plus belle ! Au programme cette semaine : les remakes de jeu vidéo, le pourquoi du comment ?

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Remake, remaster, portage : définitions de termes vague

Alors, avant de réellement rentrer dans le tas, on va définir ce qu’est un remake, parce que si dans l’industrie du cinéma, c’est assez clair, dans le jeu vidéo, il y a bien plus de terme : remake, remaster, portage, salade tomate oignons, non je veux juste le pain, bref ! Je vous propose donc de revenir sur chacun des termes, avec des exemples. Je précise qu’il s’agit de MES définitions, vos critères de catégorisation peuvent varier :

Portage

Un portage est clairement l’exemple le plus « fainéant » qu’il nous sera donné de voir ici. Un portage est, comme son nom l’indique, la simple réédition d’un jeu sur un nouveau support, généralement de la même génération. Rien ne bouge au niveau du code ou du moteur graphique, même si généralement, un peu de contenu est ajouté afin de (re)donner envie au joueurs. Généralement, il peut s’agir d’une « édition GOTY » qui contient l’intégralité des DLC, ou de contenu 100% inédit, ou juste de l’arrivée d’un titre sur un nouveau support.

C’est aujourd’hui courant dans le marché du jeu vidéo, afin d’enrichir le catalogue d’une console. On peut par exemple penser à la Switch qui a récupéré bon nombre de jeux de la WiiU afin d’alimenter son catalogue et de permettre à ces jeux d’obtenir le succès qu’ils méritent. Résultat, le nombre de bons jeux encore exclusifs à la WiiU aujourd’hui se comptent sur les doigts d’une main (Pikmin 3, Xenoblade X, Mario 3D World, Super Smash Bros. 4, Super Mario Maker).

On classe aussi dans cette catégorie les jeux dit « collection » qui regroupent plusieurs titres. Ici, si les jeux ont aucun ajout, si ce n’est un ajustement des contrôles, mais les disques contiennent plusieurs aventures. Ces opérations sont surtout faites afin de célébrer l’anniversaire d’une licence (Castlevania, Metal Gear Solid), ou juste pour faire (re)découvrir au public d’une console les précédents jeux d’une série, avec du contenu bonus (Metroid Prime Trilogy, Super Mario All-Stars).

Remaster

Petite différence avec les portages, les remasters se concentrent sur l’amélioration graphique, tout en pouvant ajouter du gameplay (comme par exemple Super Mario 64 DS qui ajoute 3 personnages jouables, des niveaux bonus et 30 étoiles, ou Xenoblade Chronicles : Definitive Edition qui possédera un chapitre supplémentaire par rapport à sa version d’origine).

Un remaster sort généralement sur une console qui est sortie 2 générations après sa console originale, sauf dans certains cas (Le remaster de Skyrim 5 ans après sa sortie, preuve de la cupidité légendaire de Bethesda). Généralement, l’accent est mis sur la modification des graphismes du jeu, de la correction de certains soucis et de l’optimisation du jeu original. Il reste globalement le même, mais l’expérience est amélioré par rapport à l’original, de façon à ce qu’il devienne une bien meilleure version, une version définitive.

Mais certains remasters vont bien plus loin que des simples ajustements graphiques ou corrections de bugs. On peut penser à la version PS4 de Shadow of the Colossus qui adapte totalement le moteur graphique et qui reste pour moi un remaster, car absence de véritable ajout de contenu ou de changement de gameplay.

Remake

Et on finit avec les remakes. Qu’est-ce qu’un remake ? Je vous dirais qu’un remake est un nouveau jeu bâti que le squelette de l’ancien, qu’il reprend l’ADN de l’original tout en le transformant afin de l’adapter à son époque. Ainsi, contrairement à un remaster, un remake modifie également le gameplay du jeu, en le mettant au goût du jour (AM2R, Metroid Zero Mission) ou en le modifiant totalement (Final Fantasy VII Remake). Un remake peut également modifier le level-design de son modèle (Resident Evil 2 Remake).

Au final, un remake peut aller d’un jeu qui met au goût du jour son original (AM2R, Zelda Link’s Awakening) ou un jeu qui diffère totalement de son modèle, au point d’avoir juste le titre et l’univers en commun (Final Fantasy VII Remake). Un remake partage généralement très peu de données et de code avec l’original, et est généralement un jeu fait de zéro en s’inspirant du jeu d’origine, contrairement aux portages et aux remasters qui reprennent le jeu d’origine comme base.


Les remakes/remasters/portage : Pourquoi un tel engouement ?

RESIDENT EVIL 3 sur Steam

Comme dit en intro, depuis plusieurs années, les remakes et leurs dérivés inondent de plus en plus nos consoles et PC. C’est simple, pour certains, si la 7ème génération de console était celle des TPS/FPS, la 8ème semble être celle qui fait la part belle aux remakes. Il suffit de regarder les grosses sorties actuelles de 2020 : Resident Evil 3, Animal Crossing : New Horizons, Doom Eternal, Final Fantasy VII Remake… 2 remakes sont à la tête d’affiche de 2020. Je n’ai rien contre ça, mais ça illustre bien la tendance actuelle du marché, qui semble être à mi-chemin entre préservation du passé et envie d’argent facile.

The Legend of Zelda: The Wind Waker HD | Wii U | Jeux | Nintendo

Car si dans l’idée, un remake permet à un jeu d’être découvert par plus de monde et pour certains, d’obtenir le succès qu’ils méritent (Okami HD), un remake est surtout un succès assuré, car les joueurs nostalgiques risquent d’acheter ce remake afin de repenser à l’expérience qu’ils ont vécus, il y a X années en découvrant le jeu dans sa version originale… Car au fond, cela soulève un autre problème : si les jeux sont constamment ramenés sur les plateforme les plus récentes, n’est-ce pas parce que le jeu vidéo entretient mal son passé ?

Test N°21 : Super Mario Odyssey

Bonjour à tous et bienvenue dans le test de la semaine. Après avoir testé The Legend of Zelda : Breath of the Wild, la grosse cartouche du lancement de la Nintendo Switch, on s’attaque à Super Mario Odyssey, le gros jeu de fin 2017 sur Switch ! Bonne lecture à tous et je rappelle que je n’ai pas vocation à être objectif, vous pouvez me donner votre avis en commentaire, car ce test risque de faire grincer des dents….

Super Mario Odyssey | Nintendo Switch | Jeux | Nintendo

Enfin… Super Mario Odyssey est donc le Mario 3D de la Nintendo Switch, sorti le 27 octobre 2017. Le jeu se positionne comme le successeur de Super Mario Sunshine, sorti en 2002, après des Super Mario Galaxys qui abordait la plateforme 3D sous un autre angle et un Mario 3D World qui n’avait pas les mêmes ambitions que ses illustres aînés. Le jeu renoue donc avec les vastes environnements ouverts qui avaient propulsés Mario au sommet de la plateforme 3D. Super Mario Odyssey nous met à disposition une grosse quinzaines d’environnements, et déjà il y a un gros problème.


Une construction bancale

Sur ces 15 mondes, 2 ne servent que d’arène pour des combats de boss. Et c’est complètement stupide. C’est la première fois dans un Mario 3D que ça arrive… Dans Super Mario 64, les boss étaient soit présent directement dans les niveaux, et même les niveaux de Bowser étaient complets et travaillés. De même pour les forteresses de Bowser dans Super Mario Galaxy qui n’étaient pas juste des arènes de combat de boss. Là le jeu nous pose 2 arènes de combat de boss sur la map de sélection… Le pire, c’est que ces 2 arènes, auraient fait des supers mondes. Alors le monde des Nuages ça aurait fait assez générique, mais le monde des Ruines avec une ambiance dark fantasy à la Dark Souls ? Je payerai pour voir ça ! Mais non, on va mettre deux mondes aquatiques, parce que tout le monde ADORE les mondes aquatiques non ?

Super Mario Odyssey - Nintendo Direct 14.09.2017 - YouTube

Vraiment ce point me dérange, surtout que c’est sur ce point que la communication du jeu a foiré. Oui, je sais que ça peut paraître absurde, mais gérer une communication, mais là on se retrouve avec une communication à travers les Nintendo Direct qui a dévoilé quasiment l’intégralité des environnements du jeu… Résultat, si comme moi vous suiviez ces événements religieusement, et bien la surprise était très peu présente une fois le jeu en main… Car si vous avez visionné tout les trailers du jeu, seuls 3 mondes seront inédit : le Royaume Champigon, le monde post-game qui fait référence à Mario 64, le pays de Bowser, à l’inspiration samouraï et qui est très réussi car il n’est pas composé d’une zone unique mais de plusieurs îlots à la Galaxy et la Lune, même si beaucoup de théories circulaient dessus avant la sortie du jeu…


Un gameplay décevant

Wiki Super Mario Odyssey transformation Chapimorphose en Borne ...

Comme chaque Mario, Odyssey apporte une nouveauté au gameplay. Après la 3D et les blocs de capacités de 64, J.E.T. pour Sunshine, le saut tourbillon et les transformations des Galaxy et le chat et les cerises de 3D World. Odyssey nous introduit donc à la chapimorphose, qui permet de prendre possession des ennemis. Et si c’est une excellente idée sur le papier, ça ne l’est pas, mais alors pas du tout en jeu.

Le problème que j’ai avec cette nouvelle faculté de Mario, c’est que d’un côté on nous donne un Mario qui n’a jamais été aussi agile et qui est un plaisir à contrôler, avec des sauts à ne plus savoir qu’en faire et de l’autre côté, on nous propose de prendre possession d’ennemis qui bien souvent, ne sont utilisés que pour effectuer une action précise : les plantes peuvent allonger leurs jambes, les Bill Balls voler et exploser, les plantes Piranha lancer des boules de feu…

L'incroyable odyssée de Mario à travers Super Mario Odyssey ...

Les quelques rares chapimorphoses qui élargissent vraiment les capacités de Mario se comptent sur les doigts d’une main et sont ironiquement très peu présentes… Au final, on se retrouve avec des transformations qui sont très nombreuses (plus d’une quarantaine de transformation) mais avec plus d’une trentaine qui entravent Mario plus qu’autre chose, et qui ont une utilité très occasionnelle, et c’est là que se trouve l’un de mes plus gros problèmes avec ce jeu : Il tente d’amener un renouveau dans la série des Mario 3D, certes, mais en avait-elle réellement besoin ? Mario 64 et les 2 Mario Galaxy sont tout les trois au panthéon du jeu vidéo, Mario Sunshine et Mario 3D World sont reconnus comme de très bon jeux, est-ce que un changement de formule était nécessaire ?

Surtout avec un gameplay qui semble contradictoire : très agréable 60% du temps, mais qui alterne entre le correct et le détestable dès qu’il tente quelque chose de nouveau…

Super Mario Odyssey - Guide complet - Gamekult

Des lunes à ne plus savoir qu’en faire

Je disais plus haut que Super Mario Odyssey tentait une nouvelle formule. Et si ça s’applique à son gameplay, ça s’applique également à son level-design. Exit les étoiles et les soleils rares et compliqués à récupérer, maintenant, vous avez 999 lunes à obtenir. Et forcément, cacher 999 collectibles, c’est très, très compliqué. Résultat, si les 120 étoiles de Mario 64 ou de Mario Galaxy étaient compliquées à trouver, les lunes de Super Mario Odyssey sont encore moins cachées que les étoiles vertes de Super Mario Galaxy 2. On en récupère tout le temps, pour rien, le jeu nous récompense sans cesse pour des actions inutiles : Tu t’assoie sur un banc ? Une lune. Tu possède un arbre et tu bouges un peu ? Une lune. Tu veux aller voir ce qu’il y a au bout de ce couloir ? Une lune.

Je ne comprends pas pourquoi le jeu tente sans cesse d’essayer de nous garder éveillé en nous… remerciant de jouer ? Le pire, c’est qu’il y a des lunes qu’on peut considérer comme « plus importante » (elles sont sous un piédestal, il y a une animation…), mais à force de bouffer des lunes jusqu’à avoir envie de vomir le Système Solaire, on s’en fout et on avance…

Je peux comprendre que le jeu tente une nouvelle formule, en tout cas qui essaye de s’adapter au côté nomade de la Switch, mais encore une fois, Super Mario 64 est sorti sur DS, aucun ajustement n’avait été fait !

Super Mario Odyssey' 2D sections: PHOTOS, VIDEO - Business Insider

Car les erreurs du jeu (oui, osons le terme) ne s’arrêtent pas là… Une fois le boss final vaincu, il est possible d’acheter un nombre illimité de lunes dans les magasins du jeu, sauf que ces lunes ne sont pas nécessaires, et elles faussent totalement le compteur ! Dans ces dits-magasin, il est également possible d’acheter des costumes pour Mario, qui ne changent absolument rien au gameplay du jeu (alors que bon, des vêtements qui donnent de nouvelles capacités, ça aurait été bien plus intéressant que la chapimorphose).

Et enfin, les phases en 2D… Parfois, le jeu propose, voire impose, des phases en plateforme 2D, totalement inutiles et qui ne servent à rien, si ce n’est ENCORE récupérer des lunes… C’est vraiment le point du jeu qui est pour moi le plus raté, le level-design. Cependant, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Oui, le jeu est mauvais quand on le compare au reste de sa série, mais le gameplay et son level-design restent très correct, bien qu’on en attende plus d’un Mario 3D…


Des contrastes évidents

Super Mario Odyssey guide: Wooded Kingdom all power moon locations ...

Pour ce qui est du point de vue technique, je vais être un peu plus positif : Oui, Mario Odyssey est très joli. Il n’est pas sublime, il n’est pas moche, il est beau. Le jeu est globalement très réussi, avec en tête le pays de la forêt qui est pour moi le plus original du jeu au niveau design. Cependant, on retrouve encore une fois une abomination, et je vais juste vous la montrer. Regardez l’image ci-dessous pendant 2 minutes, et perdez vos yeux :

Gamescom 2017 : Super Mario Odyssey élu jeu du salon - Zone Actu ...

Oui, ça pique les yeux. Il s’agit du monde de la Cuisine, autre curiosité du jeu avec ses phases en 2D. Mais à part ce monde, que je vous conseille d’éviter afin de conserver des yeux fonctionnels, le jeu est très beau. Côté scénario et musique en revanche, si je sais qu’il ne faut pas juger l’un dans un jeu Mario, ils ont réussi à réutiliser un scénario déjà utilisé dans un autre jeu Mario. Chapeau Nintendo (hi hi hi) ! Pour la musique, c’est simple, elle est correcte. Et c’est dommage, car aucun thème n’est réellement marquant à part le thème de Pauline, et on parle de la série des Mario 3D, notamment de Super Mario Galaxy et de ses musiques toutes inoubliables !!!

Super Mario Odyssey / Tear Jerker - TV Tropes

Avant de passer à la notation, qui vous vous en doutez sera assez salée, je vous partage 2 vidéos, de 2 chaînes YouTube que j’aime beaucoup. Vous pouvez voir le Wrecking Games de Mister Flech sur Mario Odyssey en cliquant ici et la chronique de Monsieur Plouf sur Mario Odyssey en cliquant ici.

Notation :

Gameplay et level-design : 13/20

Graphismes et chara-design : 15/20

Scénario : 12/20

Musique : 12/20

Plaisir de Jeu et Durée de vie : 16/20

Total : 68/100 = 13,6/20

Peut-être que j’en attendait trop. Cela explique sans doute la déception qu’a été Mario Odyssey pour moi. C’est un bon jeu, certes, mais qui n’est pas, mais alors pas du tout au niveau de ses illustres aînés. Alors Nintendo s’il te plaît, pas de Super Mario Odyssey 2, s’il te plaît…

Critique N°11: Star Wars IX : The Rise of Skywalker

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Honnêtement, je ne suis pas serein DU TOUT en écrivant ces premières lignes… Je suis très peu spécialisé dans la critique de films et comme beaucoup, j’ai grandi en regardant Star Wars dès mon plus jeune âge, pour vous dire, je suis même plus jeune que La Menace Fantôme (et la Qualité Fantôme qui va avec).

Mais j’ai « juste » regardé (de nombreuses fois) les 6 films dans mon enfance. Alors oui, traitez-moi de faux fan de Star Wars, qui ne suit pas religieusement l’Univers Étendu ou quoi que ce soit mais bon, vu ce que vous avez fait à l’actrice de Rose, c’est pas plus mal que je soir rejeté par une telle communauté.

AVANT DE COMMENCER, SACHEZ QUE LA CRITIQUE EST SÉPARÉE EN UNE PARTIE NON SPOILER ET UNE PARTIE SPOILER. MAIS IL Y AURA UNE BALISE AFIN DE VOUS AVERTIR. LES IMAGES D’ILLUSTRATION VIENNENT TOUTES DE LIEUX RÉVÉLÉS DANS LES BANDES-ANNONCES.

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On en reparlera après, mais ce combat fait un parallèle plus qu’intéressant

Un film condamné ?

Star Wars IX: The Rise of Skywalker (j’abrégerai par Star Wars IX par la suite) arrive donc avec une lourde, très lourde tache: conclure la saga commencée il y a 42 ans par « A New Hope » (parce que visiblement, conclure des sagas est bon pour le bénéfice, hein Disney ?).

Sauf que Star Wars IX se devait aussi de réparer les pots cassés de l’épisode VIII, qui en soit avait des idées intéressantes, mais qui se viandait sur de nombreux points et qui surtout ne faisait pas avancer les choses, et ne les rendait que plus compliqués: la mort de Snoke, la liaison entre Kylo Ren et Rey, la mort de Luke…. Star Wars IX est donc obligé d’aller à fond la caisse, car il doit faire le travail de quasiment 2 films, en seulement 1 film, ce qui en soit est impossible.

Le pire, c’est que Star Wars IX est OBLIGÉ de s’attarder sur des scènes à l’impact émotionnel très fort, comme la mort de Leïa (oui c’est du spoil, mais avec la mort de Carrie Fisher, c’était sûr qu’elle allait y passer), mais du coup, ça lui sucre du temps…

Mais Star Wars IX réussit à construire tant bien que mal une base cohérente, et je dis tant bien que mal car ses développements de personnages en subissent et sont très souvent expédiés, rendant certaines scènes complètement absurde.

Image associée

Après, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Star Wars IX est mon préféré de la postlogie, sans doute parce que j’ai tendance à préférer les conclusions (mes 3 épisodes préférés sont le V, le VI et le III, enfin en excluant les spins-off, parce que Rogue One est excellent également), mais aussi parce que le reste de la postlogie ne vole pas très haut (un remake du IV et…. on va appeler ça un essai).

Je trouve que le film réussit tout de même à accomplir ce qu’il cherchait à accomplir, et surtout, que le IX est en terme de décor extrêmement bien mené . Alors je dis pas, j’aime bien Anch-To (la planète où se réfugie Luke) mais Star Wars IX introduit d’excellents décors, comme Exegol, planète des Sith, ironiquement en proie à des tempêtes électriques, est juste magnifique et oppressante. Sans parler de la planète rouge du début du film, qui serait Mustafar (parce que bon, une forêt, ça pousse pas sur une planète volcanique en 45 ans).


Un bon film mais un mauvais Star Wars ?

Clairement, le IX a des décors très jolis, même si le VIII reste pour moi au-dessus (notamment avec Crait, la planète de sel avec de la rhodochrosite rouge, la planète où Kylo Ren combat Luke quoi !). Car seul Exegol est vraiment une planète originale, car sinon on a…. une planète désertique…. Pour la 3ème fois en 9 films, 5 si on compte les 3 fois où Tatooine a servie de cadre dans le scénario (épisode I,II et IV). Après la planète sableuse est assez originale, vu qu’elle apparaît que très peu dans le film et que le gros de son passage se passe en souterrain et dans un vaisseau, et en plus de ça, on revoit un personnage iconique de la saga !!

Mais on va entrer dans le vif du sujet donc:

ALERTE SPOILER !!!

Vous êtes prêts ? Y’a plus de retour en arrière possible là

3

2

1

Je spoile !!

Rey est la petite-fille de Palpatine, Ben « Kylo Ren » Solo meurt à la fin, Leïa meurt de vieillesse….. Ah ça fait du bien quand même. Bon, reprenons. Vous êtes prêts pour mon avis sur le scénario de Star Wars IX ? C’est parti !!


Un fanservice trop présent

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Bon qu’ai-je pensé du film au niveau du scénario ? Honnêtement je vais être clair: je l’ai trouvé incomplet. Star Wars IX a de bonnes idées, mais comme dit précédemment, il ne peux pas les introduire, ni leur donner de l’ampleur puisqu’il est obligé de faire le taf d’un film et demi.

Exemple tout simple: comparons les révélations sur la lignée de Luke et de Rey: pour Luke ça arrive dans la deuxième moitié du 2ème film de la trilogie, ainsi on a le temps de voir Luke troublé et douter sur ses convictions, vu que Vador, qui était à l’époque l’incarnation du mal absolu, est son père. Puis arrive l’épisode VI et on voit donc un Luke bien plus sûr de lui et qui a appris à accepter le fait que Vador soit son père (mais aussi qu’à la base, Vador ne devait pas dire à Luke qu’il était son père, mais que c’était Obi-Wan, et non lui, qui avait tué Anakin).

Comparons maintenant avec Rey: contrairement à Luke, la révélation n’arrive pas à la fin du deuxième film de la postlogie, mais au bout de quasiment une heure du troisième film, ce qui fait que Rey a environ 1H30 pour évoluer comme Luke… Et déjà que ça aurait été compliqué, voire impossible si Rey avait été seule en tant que personnage principal, il y a aussi Ben Solo qu’il faut ramener du côté lumineux….

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Et je pense que vous commencez à comprendre où je veux en venir: Star Wars IX fait de son mieux, mais il n’y arrive pas, il ne pouvait pas y arriver. Star Wars IX ne pouvait pas rattraper ce que le VII et le VIII n’avait pas réussis à faire: développer les personnages. Alors oui, il existe bien des personnages qui évoluent peu dans les films, peu importe la trilogie que l’on prend. Dans la prélogie, Obi-Wan évolue peu.

Dans la trilogie, Yoda n’évolue pas. Et dans la postlogie, ironiquement, on a l’impression que les personnages qui évoluent le moins sont Rey et Poe, soit 2 des héros principaux…. Alors je fait ma mauvaise langue, Rey a un développement. Mais Poe clairement c’est plus difficile à percevoir… Oui il est avant tout là pour faire hommage au personnage de Han Solo dans la trilogie, le pilote surdoué qui ne croit pas en la Force.

Mais je trouve qu’il fait tache, surtout quand on pense que si Poe n’avait pas existé, on se serait concentré sur Finn et Rey, et on aurait ainsi pu voir en parallèle leur ascension au sein de leur organisation respective: on aurait pu voir Finn gravir les échelons de la Résistance et voir Rey s’ouvrir petit à petit à la Force et la voir devenir petit à petit une vraie Jedi. Mais on a Poe qui au final gâche un peu tout…

Surtout que bon, pour la première fois dans une trilogie Star Wars, il faut également développer le grand méchant: Kylo Ren. Car là où Vador évolue très peu en parallèle de Luke, et là où la prélogie n’a pas de vrai gros méchant (Palpatine ne se révèle que dans l’épisode III), Kylo Ren ne demande qu’à être développé, hurle pour être développé et il est développé tout le long de la postlogie, à tel point qu’il en devient le meilleur personnage de cette troisième trilogie, et de loin.

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En soit, maintenant que The Rise of Skywalker est sorti, il est intéressant de revenir sur un concept supposé dans The Force Awakens, introduit et expliqué dans The Last Jedi, pour être développé et conclus dans The Rise of Skywalker: le lien entre Ben et Rey.

Là où The Force Awakens nous laissait entrevoir l’idée, tout en nous montrant plus une opposition entre celui qui a toute sa vie cherché et façonné son destin idéal et celle qui a toute sa vie fuit son destin pour finalement l’accepter, The Last Jedi était bien plus direct en nous illustrant un lien entre Rey et Kylo par la Force, nous offrant quelques passages assez ridicules, comme celui où Kylo Ren était torse nu avec son pantalon qui lui arrivait jusqu’au nombril, et avec Rey qui rougissait de l’autre côté.

The Rise of Skywalker pousse le concept encore plus loin, avec l’une de mes scènes préférés du film, lorsque Rey se trouve dans le « sanctuaire » où Kylo cache les restes du masque de son grand-père, alors que ce dernier (Kylo, je précise) était lui sur la planète Kijimi. Abrams choisit ici d’alterner entre Kylo et Rey, avec des champs/contre-champs.

Mais la scène va encore plus loin avec la caméra qui fait un mouvement circulaire, et donc les décor du sanctuaire et de Kijimi se mélangent, et ça donne un tout vraiment très intéressant et fluide, surtout quand juste après ils commencent à se battre… Mais c’est clairement les seules innovations cinématographiques du film.

Le jeu d’acteur reste tout de même assez simple (si on excepte le fait que Adam Driver joue toujours aussi divinement bien Kylo Ren), et c’est dommage, surtout pour un film de cette ampleur. Cette postlogie ne contient aucune réplique culte à la « Je suis ton père ! », « Seul un Sith est aussi absolu », ou « Are you an angel ? » (oups mauvais exemple, désolé……).

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Avant de conclure, parce que à l’heure où j’écrit ces lignes il est 1H08 et j’ai sommeil, sachez que le film se permet quelques références, certes intéressantes et qui sont du bonbon pour les yeux lorsqu’on les remarquent, mais qui ne servent en l’état à rien au film. On peut penser à la plus évidente, la technique de clonage de L’Empereur Palpatine, référence plus qu’évidente à la série de comics « Dark Empire », du canon Legends, dans laquelle l’empereur Palpatine se clone à l’aide d’une technique Sith afin de survivre à l’attaque que lui a infligé Dark Vador dans Return of the Jedi.

Le film fait également un parallèle intéressant avec le duel entre Anakin et Obi-Wan à la fin de Star Wars III sur Mustafar. Le parallèle se fait lors du duel entre Rey et Kylo Ren sur Kef Bir, la lune où se trouvent les débris de l’Etoile de la Mort. Là où le duel de Mustafar symbolisait la chute d’Anakin, tout en étant sur une planète volcanique, le duel de Kef Bir illustre le début de la rédemption de Ben Solo, tout en étant sur une lune à la nature luxuriante… Pas mal le parallèle non ?

Et je conclurai en vous parlant du festival des ancêtres qui se déroule sur la nouvelle planète désertique tous les 42 ans. Or 2019-42= 1977. L’année de sortie de « A New Hope ».

Que penser de Star Wars: IX ?…. Pour moi c’est un film qui ne pouvait pas être excellent, surtout après avoir eu un Star Wars VIII qui se foutait totalement de la direction dans laquelle il allait. Clairement Star Wars IX reste un film correct, mais il est handicapé en tant que membre d’une trilogie, dont il est une conclusion mauvaise, mais vu le niveau du reste…

Notation:

Personnages: 10/20

Scénario: 08/20

Ambiance et Univers: 15/20

Plans et Jeux d’Acteurs: 10/20

Plaisir de Visionnage: 09/20

Total: 52/100=10,4/20

Est-ce que Star Wars IX: The Rise of Skywalker est un bon film ? Oui. Est-ce que Star Wars IX: The Rise of Skywalker est un bon Star Wars ? Plus difficile à dire…. C’est un Star Wars plus que correct, ça c’est sûr et certain. Mais Star Wars IX souffre du manque de finition de ses prédécesseurs, après un Star Wars VII honorant ses ancêtres et après un VIII qui innovait trop, en se foutant de la cohérence avec le reste de la postlogie…. Star Wars IX paye donc les pots cassés et le pire, c’est qu’il arrive à brillamment réparer certaines erreurs… On ne peut donc que penser qu’il aurait été un excellent film si la postlogie avait bénéficiée d’un plan d’ensemble dès le départ. Je conclurai en vous demandant d’arrêter de beugler parce que le film ne correspond pas à votre vision de Star Wars. Si nous allons voir un film au cinéma, c’est aussi pour voir la vision d’un artiste, d’un auteur, pas pour qu’il nous caresse dans le sens du poil en nous donnant ce que l’on veut. Et c’est aussi vrai pour les comics, les jeux vidéos, ou ce que vous voulez. Star Wars n’est pas l’oeuvre d’un seul homme, c’est l’oeuvre de plusieurs centaines de personnes, dont J.J. Abrams et Rian Johnson, qui viennent de compléter leur vision de Star Wars, qu’elle vous plaise ou non.