Critique N°7: Chainsaw-Man tome 1

AVANT DE COMMENCER, SACHEZ QUE CETTE CRITIQUE CONTIENT DES SCÈNES POTENTIELLEMENT CHOQUANTES: SANG, BOUTS DE CORPS ET ARMES BLANCHES. CHAINSAW-MAN EST UN MANGA QUI POURRAIT ÊTRE CONSIDÉRÉ COMME UN SEINEN.

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YEAHHH !!!!

Si vous me suivez sur Twitter, vous devez savoir l’amour que je porte à ce manga. Mais comment m’a-t’il autant tapé dans l’oeil ? Réponse aujourd’hui avec la critique de son tome 1, maintenant que Kazé a fini d’épeler le titre du manga.

Bon bah c’est un de mes tweet dédié à la gloire de Chainsaw-Man

Chainsaw-Man, c’est donc un manga commencé il y a à peine un peu plus d’un an dans le Weelky Shônen Jump, et dont le tome 1 paraîtra aux éditions Kazé le 11 mars prochain. Le manga est écrit et déssiné par Fujimoto Tatsuki, notamment auteur de Fire Punch Le manga nous emmène à la rencontre de Denki, jeune garçon très pauvre vivant avec Pochita, son chien démon-tronçonneuse, qui doit payer les dettes que son père lui a laissé à sa mort. Cependant, les yakuzas à qui il doit des dettes se font posséder par des vampires et découpent Denji en cube. Pochita, afin de permettre à Denji de survivre, fusionnera alors avec lui et on assistera à la naissance de CHAINSAW-MAN, le démon-homme-tronçonneuse

On peut croire que c’est juste un ensemble inutilement violent mais le style graphique rend le tout bien plus agréable et digeste

Car autant être direct: je suis juste conquis par le style graphique de Tatsuki. Je n’ai jamais lu Fire Punch, son précédent manga, mais clairement, si le style graphique ressemble à celui de Chainsaw-Man, je fonce. Si les décors sont, je trouve, le point faible de l’auteur, le reste et surtout les personnages et les fluides sont magnifiquement dessinés. On voit que Tatsuki prend énormément de plaisir à dessiner, et c’est vraiment très plaisant à lire. On se sent entraîné par cet univers glauque et si ça peut paraître étrange au début, on y prend très vite goût. Mais ce qui est pour moi le mieux dessiné, au-dessus des fluides corporels, et des héros, c’est bien les ennemis. C’est simple, ils sont tous glauques au possible et si c’est assez rebutant au début, au fur et à mesure de la lecture. Le tome 1 introduit ainsi 4 démons antagonistes, dont 3 qui meurent dans le tome:

-Le démon zombie: démon qui a tué Pochita et Denki et à provoqué leur fusion.

Le démon muscle: Démon que Denki tuera lors de sa première mission.

-Le démon concombre de mer: un démon plus qu’anecdotique, qui s’est fait éclaté en une page

Le démon chauve-souris: Premier vrai « boss » du manga, on dirait. Je n’en dirais pas plus.

Les ennemis font intégralement partie de cette univers très glauque et sinistre, et servent même parfois porte d’entrée, car c’est en les voyant que on s’imprègne de l’ambiance de l’univers de Chainsaw-Man. Côté scénario, même si ça marche, on reste sur du classique avec des missions à effectuer à droite à gauche pour le compte des chasseurs de démons. Si encore une fois, l’idée fonctionne, le scénario ne surprend pas tout au long de ce premier tome. Mais malgré tout, il se parcourt très facilement, car Tatsuki a su rendre la lecture fluide.

Mais pourquoi je vous parle de ça ? Parce que Chainsaw-Man intègre un classement de dangerosité de ses méchants assez original: plus le nom qui leur est associé fait peur, plus leur potentiel destructeur est grand. Ainsi le démon concombre de mer a un potentiel tellement faible qu’il semble ne pas posséder de conscience et se fait one-shot (en même temps la seule chose qui fait moins peur que des concombre de mer c’est des feuilles) tandis qu’à l’inverse, les démons zombi et chauve-souris possèdent une conscience, des objectifs et une apparence anthropomorphe. Et en soit l’idée est vraiment cool, et diffèrent des classements de puissance qui ont totalement tués certains mangas, comme Nanatsu no Taizai avec sa saison 2 qui se base sur la puissance brute d’un ennemi plutôt que sur ses faits. Là pas de puissance brute et chiffrée, juste une indication du potentiel du démon, un peu à la One Punch Man mais en plus élaboré. Mais le système est également la porte ouverte à l’imagination, car chacun peut ainsi imaginer ses propres démons, par exemples on peut imaginer un démon de l’amour extrêmement faible ou un démon de la peur très puissant.

Best girl pour l’instant

Mais Chainsaw-Man possède également des personnages intéressants, dont deux qui deviennent excellents dès le tome 1: le héros, Denji, pour ses motivations d’aspirer à une vie normale via 2 objectifs: manger de la confiture et…. toucher une poitrine, objectif qui fait doucement sourire, car il faut saluer l’audace de Tatsuki qui colle le cliché du personnage pervers au héros, là où la plupart des shônen font du héros un personnage droit et juste (oui, même Light Yagami sous certains points de vues) et laisse les clichés du personnage pervers et d’autres aux personnages secondaires (My Hero Academia et la classe de 2-A, Dragon Ball et la Z-Team, One Piece et les Mugiwara,….). Et le pire, c’est que dans Chainsaw-Man, ces « dérives » sont justifiés. Denji a grandi seul avec Pochita et a passé son enfance à rembourser les dettes de son père. Il est donc normal pour lui d’aspirer à une vie normale qui passe par une alimentation normale et l’amour physique… Quand au deuxième personnage, il s’agit de Power (ci-dessus), démone qui a prise possession d’un cadavre humain, qui est non seulement attachante par son design et son caractère sans-gène, mais aussi par son objectif, qui est de sauver son chat capturé par un démon. Car Power, pour une raison encore inconnue, adore les animaux à l’exception des humains. En plus de ça elle peut créer des armes avec son sang, c’est pas trop cool ?

Notation:

Personnages: 17/20

Scénario: 16/20

Ambiance et Univers: 18/20

Dessin: 19/20

Plaisir de Lecture: 18/20

Total: 88/100 = 17,6/20

Chainsaw-Man est sans aucun doute la meilleure nouvelle série shônen de 2019 (et en même temps vu la concurrence c’est pas dur). Mais Chainsaw-Man reste tout de même un excellent manga, qui pourrait bien devenir un classique dans le futur. Le manga alterne moment de violence qui prennent au tripes, et moment de scénario basiques, mais qui pourraient devenir bien plus intéressant dans le futur. En reste un manga prometteur, qui possède pas mal de similitudes avec les 4 premiers tomes de Seraph of the End

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