Test N°5: Shadow of the Colossus (PS2)

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Le sentiment de jouer à quelque chose d’inoubliable

Beaucoup le considèrent comme un chef-d’oeuvre. Beaucoup considèrent son créateur comme un génie. Mais ce site est le mien et je ne me gênerai pas pour exposer mon opinion, qu’elle vous convienne ou non. Bon, parlons de Shadow of the Colossus, dans sa version PS2 s’il vous plaît.

Shadow of the Colossus est donc un jeu développé par la Team Ico, dirigé par Fumito Ueda et connue à l’époque notamment pour avoir développé bah Ico. Le jeu est sorti fin 2005 au Japon et aux USA et début 2006 chez nous sur PS2, vu qu’à l’époque, les grands du marché du jeu vidéo devaient encore prendre les Européens pour des Hommes de Cro-Magnon qui ont tant bien que mal atteints l’ère moderne. Shadow of the Colossus est donc un jeu de fin de vie de la PS2. La Xbox360 sort à peine un mois après le jeu aux USA et au Japon et la Wii sortira l’année d’après. Comme quoi la PS2 a accueilli d’excellents titres en fin de vie (entre celui-là et Okami, dont on aura le temps de reparler longuement). On devrait donc à priori s’attendre à un jeu qui exploite au mieux les capacités de son support. Et je vais en parler maintenant. Les graphismes de Shadow of the Colossus, en tout cas sur PS2, alterne entre le sublime et le à peine correct. On dirait que Ueda en demande trop à la console en fait. Ce qui est étonnant c’est que les personnages sont tous très réussis, on pense forcément aux colosses qui ont tous un design très fourni, mais les décors sont un peu plus pauvres. Des personnages très réussis pour un arrière-plan qui l’est moins, c’est en soit des problèmes assez typiques des jeux de la période.

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Une interface épurée qui incite implicitement à la contemplation

Alors c’est peut-être un peu tard pour le dire mais Shadow of the Colossus n’est pas un jeu pour tout le monde. C’est un jeu qui se laisse contempler, qui ne vous met pas des ennemis sous le nez tout le temps. D’ailleurs il n’y a que 16 ennemis dans le jeu. Oui 16, les 16 colosses que vous ne balaierez pas d’un simple coup d’épée, mais qui vous, vous balaieront d’un coup de poing. Le jeu vous met sous les yeux des environnements très variés: une forêt, un canyon, un désert et surtout de nombreuses ruines qui suggèrent une ancienne civilisation: un barrage, une ville, un temple…. Shadow of the Colossus brille par la variétés de ses environnements, qui ne servent pas forcément tous dans le jeu, mais qui sont là.

Côté gameplay et level-design, le jeu est encore une fois très atypique. Comme dit plus haut, il n’y a que 16 ennemis, 16 boss: les 16 colosses qui vous devrez battre à la suite de l’introduction d’un scénario, certes plus prétexte qu’autre chose (la jeune fille en détresse, pour la 3894623846189563107624630916905ème fois) mais qui surprend en fin de jeu en liant plusieurs éléments. Ces 16 colosses sont tous très différents: vous croiserez certes plusieurs humanoïdes mais aussi une tortue, un aigle, un lézard, un cheval, une anguille. D’ailleurs fun-fact qui peut sembler anecdotique: chaque Colosse est nommé, chaque Colosse possède un nom propre et assez recherché. Chaque Colosse ne possède pas d’ailleurs de point faible apparents. Pour faire baisser leur barre de vie, il vous faudra les escalader dans des scènes des plus épiques, qui vous mèneront à la recherche de la brèche tant convoitée. Et si au début on se contente d’escalader un mollet ou un bras, on finit à grimper une nageoire au dessus du désert ou à diriger un Colosse pour faire sortir son corps de l’eau en esquivant son Kaméhaméha. Et ça,se dire qu’il sont au premier abord invincibles, ça renforce encore l’idée de se dire qu’ils sont uniques en leur genre, que leur puissance leur valait surement d’être vénérés par cette civilisation antique. Parce que au niveau de son lore, le jeu est plus que silencieux. Certes plusieurs personnages sont introduits: Wander, le héros, Mono, sa belle et tendre dont la chair doit être plus froide qu’un saumon de Norvège, Dormin, esprit qui pourrait exaucer le vœu de Wander, ressusciter Mono et un prêtre. Et d’ailleurs, seul le nom de Dormin est prononcé durant le jeu. Le seul défaut du gameplay peut lui être attribué à la caméra, tantôt assez capricieuses et aux contrôles qui demandent un temps d’adaptation ou de passer 2 minutes dans les menus à tout reconfigurer.

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Et ça c’est juste le 2ème colosse !!!!

La musique du jeu peut être séparée en deux partie distinctes: la partie dans l’Overworld et les joutes avec les Colosses. Si la première évoque le voyage et la contemplation d’un monde où rien ne bouge si ce n’est des créatures millénaires, la deuxième évoque la dimension épique des combats contre ces créatures à la puissance démesurée et sans points faibles apparents. Le plus bel exemple est la musique du 16ème Colosse, dont je tairai le nom car elle peut spoiler. Là où on pouvait imaginer une musique digne d’un boss final à la J-RPG, on entend des violons, des voix et un orgue en fond. Une musique mélancolique pour nous faire combattre sous une pluie battante une créature qui semble être l’égal d’un dieu… Honnêtement allez écouter l’OST du jeu, c’est une pépite parmi les pépites.

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Impuissance, quand tu nous tient

La durée de vie est peut-être le seul point sur lequel pèche le jeu. Il se finit en une petit vingtaine d’heures. Si quelques défis sont présents, comme un mode difficile qui change l’emplacement des points faibles des colosses tout en imposant une limite de temps, une fois fini, l’ambiance féerique de la première découverte s’envole, qui empêchera toute nouvelle partie de nous laisser le même sentiment d’émerveillement que la première.

Notation:

Gameplay et level-design: 19/20

Graphismes et chara-design: 18/20

Musique: 20/20

Scénario:17,5/20

Durée de vie:15,5/20

Total: 90/100= 18/20

Shadow of the Colossus est un excellent jeu, qui laisse forcément une trace indélébile dans l’esprit de quiconque y a joué. Le jeu accomplit ses objectifs et nous mène là où il voulait. Une musique parfaite, un gameplay finement mené malgré des contrôles prédéfinis assez étranges, bref. Shadow of the Colossus est un passage obligé dans la vie de tout gamer qui se respecte et c’est en y jouant qu’on comprend pourquoi.

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