Critique N°2: Demon Slayer tomes 1 et 2

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Lui
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Et lui (désolé c’est les éditions américaines)

Aujourd’hui on s’intéresse donc à un manga qui connaît depuis peu un succès retentissant au Japon (si vous n’étiez pas au courant, il s’agit de la première « Analytique » du site) et qui sort en France chez Panini Manga, qui publit également City Hunter et Cat’s Eyes. Cependant si vous suivez Demon Slayer depuis ses débuts au Japon (ou plutôt comme il est nommé là-bas: Kimetsu no Yaiba) vous devez être au courant que la série s’était déjà offerte une sortie chez nous, avant une bien plus petite promotion, sous le titres de « Les Rôdeurs de La Nuit » qui avait droit à une traduction digne des éditions « J’ai lu »: démon remplacé par Ogre, tout ça tout ça….

Enfin bon on peut remercier encore une fois l’anime pour avoir motivé Panini a ressortir le manga chez nous fin septembre dernier avec les deux premiers tomes et depuis, un rythme de parution très rapide surement afin de rattraper le manga original (on est pour l’instant à 1,5 tomes par mois avec les tomes et 4 début octobre et le 5 qui arrive mi-novembre, si ça continue comme ça dans environ un an et demi on a rattrapé la parution japonaise).

Donc pour les 3 du fond qui hibernent dans un bunker lui-même situé dans un bunker en plein milieu de l’Antarctique, Demon Slayer, de quoi ça parle ? Eh bien on y suit les aventures de Tanjiro Kamado, vendeur de charbon dont la vie va être chamboulée le jour où en rentrant chez lui, il aperçoit que toute famille a été tuée. Toute ? Non ! Seule sa sœur Nezuko résiste encore et toujours à l’appel de la mort. Mais ce n’est pas à cause d’une potion magique, mais parce qu’elle s’est faite transformer en démon. Tanjiro va donc chercher un moyen de rendre son humanité à sa soeur. Je n’en dirais pas plus.

Intéressons-nous donc désormais au tomes en eux-mêmes. Les couvertures présentent, donc pour le tome 1, Tanjro et Nezuko et pour le tome 2, Tanjiro et le méchant du manga, Muzan Kibutsuji. En soit des couvertures plus que classiques.

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Les techniques du manga ont un style graphique bien à elles

Le dessin en lui-même est assez original, Gotouge possède une patte difficile à apprécier au premier regard: là où dans d’autres shonen, les visages sont une partie du corps généralement dessinée avec légèreté, Gotouge fait l’inverse et insiste clairement sur le visage, le manga possède beaucoup de gros plan sur des visages très souvent détaillés, et on remarque que les yeux de chaque personnage sont dessinés de façon différente: Pour Tanjiro, la pupille est carré et l’œil est totalement noir sur le dessus et possède des traits blancs sur le dessous tandis que celui de Nezuko possède un petit gribouillis au niveau de la pupille.

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Les visages, gros point fort du dessin de Gotouge

Cependant le reste du dessin n’est pas en reste. Gotouge sait très bien retranscrire un Japon de l’ère Taishô, au début du XXème siècle (l’ère Taishô c’est 1916-1926) en pleine transition technologique suite à l’ouverture diplomatique du pays. Et on retrouve ça dans les personnages, Tanjirô ancien livreur de charbon qui s’émerveille devant les lampadaires de Tokyo d’autant plus que je n’ai pas lu énormément de manga qui placent leur intrigue au début du XXème siècle, entre la fin de la Première Guerre Mondiale et la crise économique de 1929, bien que Demon Slayer soit une oeuvre se déroulant dans un univers alternatif, Gotouge rapproche l’univers de Kimetsu no Yaiba du nôtre et c’est une initiative qui peut sembler anecdotique mais qui aide en soit à pénétrer dans l’univers du manga. Le reste du dessin d’adapte donc à cette ambiance, surtout les décors qui collent bien à son style. Je suppose que Gotouge a, comme la plupart des auteurs de Jump, un ou plusieurs assistants mais les décors, si réalisés par des assistants, s’accordent vraiment bien aux personnages. L’utilisation de la couleur de l’arrière-plan est également très bonne. On peut par exemple citer le pouvoir d’un des démon du deuxième tome, qui peut générer un marais, une dimension alternative (alors oui c’est un pouvoir en soit pas mal abusé pour un tome 2). Eh bien dans cette dimension, dans laquelle pénètre Tanjiro, tout est noir et on comprend le contraste entre le lieu du combat dans le monde normal, où Tanjiro et Nezuko s’appuyaient sur le décor et ce « marais » où Tanjiro enchaîne les techniques afin de ne pas être submergé. Donc un très bon style de dessin.

L’histoire est dans ces deux premiers tomes en soit très classique mais elle utilise un procédé semblable à My Hero Academia: l’entraînement dès le départ. Tanjiro, comme Izuku au début, est faible: Izuku du s’entraîner un an pour pouvoir utiliser le One for All sans mourir sur le coup et Tanjiro, qui a pris une nuit entière pour tuer son premier démon, s’entraînera environ un an et demi (si mon compte est bon) afin de maîtriser le souffle de l’eau et de pouvoir se débrouiller seul face aux démons, résultat très bien illustré lors de l’examen final. Le tome 1 est donc consacré à l’introduction de l’univers et l’entraînement de Tanjiro là où le tome 2 illustre sa première mission et le début de la deuxième qui s’accompagnera de sa rencontre avec le bad guy: Muzan Kibutsuji ou Michael Jackson pour tout internet. L’examen final pour devenir pourfendeur de démon est séparé entre les deux tomes (première moitié dans le tome 1 et l’autre dans le tome 2). L’histoire, bien que au final très classique, intègre des éléments assez inédits qui permettent de ne jamais ressentir de sentiment de déjà-vu tout au long de la lecture des deux tomes, lecture très agréable qui se fait d’une traite. Passons donc à la note:

Notation:

Personnages:17,5/20

Scénario:17/20

Ambiance et Univers:18,5/20

Dessin:18/20

Plaisir de Lecture:19/20

Note Finale:90/100=18/20

Demon Slayer est un immanquable de cette fin d’année. Et le total de 5 tomes disponibles à Noël montre clairement l’intention de Panini: obtenir un gros succès en France, ce qui est visiblement déjà le cas. Clairement si vous hésitiez encore, foncez acheter au moins les 2 premiers tomes de la série, pour vous faire une idée par vous-même, bien que pour moi et pour beaucoup, il s’agit déjà de l’un des meilleurs shônen de la décennie.

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